POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Connexion Membre - ou - Inscription

Le conflit du Yémen, crime humanitaire et menace sur le Hadj 2017

L’Iran et l’Arabie Saoudite au cœur d’un génocide pour une influence sectaire

 

lundi 14 août 2017, par Azouz Benhocine

L’Iran s’en passe d’apporter les aides humanitaires aux chiites du Yémen que Téhéran manipule afin d’instaurer et d’élargir son hégémonie au Moyen-Orient. Et qui ne cache pas son ambition de faire de même, étendre son influence, dans l’ensemble du Monde musulman. Mais pour les armes, quel que soit leur prix, les Mollahs sont là pour même les apporter à domicile, via même le port de Hodeïda, pourtant contrôlé par les forces gouvernementales appuyées par les saoudiens et d’autres points de débarquement en mer rouge et du Golf d’Aden.

Voir en ligne : Notre dossier : Yémen.

Depuis la fin de 2015, une grande partie des combats au Yémen se déroule au sud-ouest de la province de Taïz, parce qu’il a un long littoral de cette mer où les passeurs font aussi d’autres secours aux rebelles chiites et non à toute la population. La provenance des aides d’Iran aux chiites du Yémen a un objectif stratégique, celui de troubler le pèlerinage de cette année 2017. L’année passée, les Iraniens ont été privés de se rendre en Arabie Saoudite, pour accomplir le 5ème rite de l’islam, le Hadj, qui n’est pas obligatoire aux plus démunis. Voir notre article ci-après.

16 septembre 2016

L’Arabie Saoudite est dans l’embarras suite à son ingérence directe dans les affaires de son voisin. Parce que les forces rebelles, soutenues par l’Iran, continuent d’agir à la frontière sud-saoudite pendant les trois ans d’un conflit d’ingérence. Et l’armée saoudienne est incapable de faire grand-chose à ce sujet. Par le passé les tribus yéménites, même chiites, étaient maniables à dessein par l’Arabie Saoudite, mais ont toujours été récalcitrantes vis-à-vis de l’hégémonie du puissant voisin du nord. Selon l’OMS, dans son dernier communiqué, 500 000 personnes sont touchées par le choléra au Yémen, lire ICI.

Cela a fonctionné jusqu’à la sortie des Britanniques dans les années 1960. Puis l’Iran est devenu une dictature religieuse dans les années 1980, aspirant à répandre sa révolution Khomeyniste. Mais pas seulement les Ayatollahs iraniens, dans la région, il était largement connu que le Qatar avait depuis longtemps fourni son soutien aux rebelles chiites du Yémen. Ce n’est pas une surprise que le Qatar travaillait activement avec l’Iran pour promouvoir la rébellion des chiites Yéménites depuis 2014, et ces derniers ont finalement repris presque tout le Yémen dès début 2015.

Le Qatar nie cette version, mais ses collègues Arabes Saoudiens l’accusent. Le 5 Juin dernier ses ambassadeurs ont été expulsés et les frontières ont été fermées avec la petite monarchie devenue indésirable. Avec cette rupture diplomatique, le Qatar a été expulsé de la coalition envoyant des forces au Yémen au début de l’année 2015. Il contribuait avec environ un millier de soldats, apparemment en posant condition qu’ils ne soient pas obligés de faire de gros combats. Le véritable double-jeu qui carrément est commun par tous les régimes de cette région, y compris le Koweït et les États membres des "EAU" (Émirats Arabes Unis) qui survivent depuis des siècles grâce à ces méthodes.

L’autre complication qui est perçue comme confondue avec le régime saoudien est le radicalisme des jeunes et même de bien plus âgées catégories de la population. Bien avant le "Printemps Arabe", les radicaux islamiques, d’ailleurs où qu’ils peuvent être, et particulièrement en Arabie Saoudite (comme Oussama Ben Laden) et même aussi plus qu’ailleurs, comme en Égypte, ont créé Al-Qaïda. L’organisation qui leur permet d’exiger que tous les gouvernements en Terre d’islam, comme en Afrique du nord, soient remplacés par des dictatures religieuses sunnites.


- TOUS NOS ARTICLES SUR L’ARABIE SAOUDIE

Mais l’essentiel de la menace conflictuelle actuelle vient, pour Ryad, du Yémen. Des assauts ponctuels sont menés et visent les militaires et quelques fois les installations pétrolières. Les trois provinces saoudiennes de Jīzān, Asir et Najran frontalières avec le Yémen, sont, depuis 2015, souvent exposées aux roquettes d’artillerie des rebelles yéménites. Bien que leurs populations soient à majorité chiite et reste fidèle à la monarchie des Ibn-Saoud. La plus grande de ces trois zones est Najran dont la capitale porte le même nom est habitée par 240 000 âmes.

Une agitation existait au Yémen avant 2011. Elle était en grande partie due à la présence de nombreux Yéménites qui avaient une rancune contre le gouvernement en place. Ce dernier gérait les clivages ethniques et sectaires. En 2004, quelque 400 personnes sont mortes dans des confrontations chiites - sunnites (ces derniers étaient considérés du gouvernement sous Saleh) avec aussi un fond tribal. Le Yémen, l’un des pays les plus pauvres du monde, est dévasté par une guerre entre des forces loyales pour le gouvernement internationalement reconnu du Président Abdrabbuh Mansour Hadi et le mouvement rebelle Houthi mené par les chiites. Quelques 10 000 personnes ont été tuées et plus de 50 000 blessées depuis mars 2015, date de l’intervention de l’Arabie Saoudite et ses alliés soutenant le gouvernement chassé du pays.

Répondre à cet article

UNE SERIE D'ARTICLES SUR LE MONDE DU TRAVAIL.

De notre rédacteur : T O U R E T.

Forum de discussion : Stress - Discrimination - Harcèlement et Suicide à cause du BOULOT