POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Connexion Membre - ou - Inscription

La France nie la fin du désordre par la refonte de l’armée en Libye

Une crise où chaque civil armé, l’est potentiellement pour terroriser ses prochains !

 

samedi 29 juillet 2017, par Azouz Benhocine

Le général Haftar désire se rapprocher de la capitale Tripoli, dirigée par Saraj qui a derrière lui des intervenants internationaux, dont l’ONU. Il est encore loin d’être une figure d’unification, y compris à l’est du pays où ses militaires, assez bien structurés, dominent. Ses desseins de désarmer les milices et d’éradiquer le terrorisme islamiste se confrontent au projet de "concorde nationale". Ce dernier est déséquilibré et sans représailles envers des troublions armés et n’hésitant pas de semer le désordre pour s’imposer...

Voir en ligne : Notre dossier : LIBYE

L’idée de réconciliation en Libye, ou ailleurs, n’a effet que si les parties à rapprocher et à accorder sont identifiées, telles des acteurs civilisés et disposées au compromis. Combien de tentatives ont déjà échoué ? La convergence des concessions de comparses ayant la légitimité leur accordant une perspective de dialogue équitable, entre des forces ayant obtenu des positions de terrain, peut générer la paix. Ce n’est guère le cas en Libye.

Paris sous les auspices de Macron tente des pourparlers mardi 25 juillet, entre le président libyen Fayez Al-Sarraj et le général, à la retraite suspendue, Khalifa Hafter. Ce dernier, acteur majeur dans la crise du pays du nord-est africain par la force des armes est différent du premier. Dans le traitement des civils armés, le général y voit que des terroristes. Cette année, des combats ont éclaté à plusieurs reprises entre des forces alliées à un ancien gouvernement et des brigades soutenant Serraj.

Sortant de la vitrine diplomatique de l’Elysée, le puissant général Khalifa Haftar, désigne ce qui perpétue le clivage dans son pays. Il a bien démontré la légèreté de l’initiative française. L’armée nationale libyenne qu’il dirige, s’appuie sur des alliés puissants : le président égyptien Abdel Fattah el-Sisi, les Émirats arabes unis et la Russie. Alors que le radeau de la réconciliation navigue à vue, telle que le fait le palpitant nouveau président français.

La France dont la diplomatie a fondu avec François Hollande qui espérait des frappes en Syrie, contre le régime Bashar, l’indésirable allié contre l’islamo-terrorisme. Elle cherche à se revigorer. L’instabilité libyenne, l’une des mains derrière ce capharnaüm au Maghreb est manifestement, à l’instar pour les pays du Moyen-Orient, résultante de la vision d’ingérence néocoloniale.

Le chemin est dessaisi de la carte traçant la voie que traverse ce chaos. L’effet négatif premier est le transfert des réfugiés, atteignant les sérénités dont depuis toujours a eu besoin le Monde. Pour la Libye, BHL a laissé une marque de fabrique nauséabonde. Elle se rajoute à un héritage de Sarkozy empêtré dans l’échange d’un programme nucléaire, contre la libération des infirmières bulgares. Puis il avait avec, outre Assad, fait visiter la France au tyran de Tripoli.

La Libye est un sujet parmi tant d’autres aux effets obscurcis par l’indélébile hégémonie visible en Afrique. Pour remonter la pente obstinément en descente libre, ce crucial conflit sur Terre, n’est pas la question palestinienne que la place de l’ONU ne trouve pas conséquence de la perception française. Outre les relations avec la Russie, est dans la liste de tant d’autres déroutes.

La guerre de Libye a plusieurs fronts. Haftar lutte à l’est, contre à la fois des militants islamistes et les ex-rebelles à Benghazi qui s’allient trop souvent. Les attaques aériennes sur des groupes armés à Derna ne permettaient la distinction qui est qui ? Souvent des affrontements entre les brigades rivales éclatent, pour des querelles privées.

A la fois aussi les milices, à la malveillance entretenant l’insécurité, trouvent dans l’aléatoire dialogue la confusion des genres et la posture française trouve relations de moult brouillées confrontations. Haftar avait rejeté le conseil présidentiel de Serraj, soutenu par l’ONU, en disant que certains membres appartenaient à Al-Qaïda. Ce que sont vraiment tous les islamistes, tant en Libye qu’ailleurs.

Répondre à cet article

UNE SERIE D'ARTICLES SUR LE MONDE DU TRAVAIL.

De notre rédacteur : T O U R E T.

Forum de discussion : Stress - Discrimination - Harcèlement et Suicide à cause du BOULOT