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Plafond de verre aux salaires de certains citoyens de France

Les hommes beurs pâtissent pour un job, puis exposés à tous les blocages

 

lundi 10 juillet 2017, par jaco

En France, un citoyen qui a une couleur de peau bronzée ou un nom à consonance laissant définir qu’il ressortissant du Maghreb, a d’énormes difficultés de décrocher un emploi. Aussi bien les diplômés, voire simplement les plus compétents par rapport à d’autres candidats, que les hommes, plus généralement que les femmes, sont exposés à ces relégations d’accès à un travail. Les traitements dégradants, s’ils arrivent à se faire recruter, sont multiples dont le « plafond de verre » qui cale leur ascension hiérarchique. Pour les postes dont les salaires dépassent les 3000 €, ils y a une épuration déjà établie.

Voir en ligne : Notre dossier : FRANCE

L’idée d’invasion par des étrangers, en dépit des discours d’intégration, n’est pas nouveau en France. Les exclusions dont sont victimes plus les hommes, que les femmes, issus de parents émigrés viennent d’être confirmées. Une étude présentée dans un rapport diffusé par l’INSEE, dit qu’elles sont drastiques. La fameuse discrimination positive de la droite française sous Sarkozy, puis la pseudo-ouverture de la gauche qui lui succéda, les habitants des « QP » quartiers populaires, n’ont pas bougé la ségrégation d’un iota.

Dans nombreuses situations ces récusations à la catégorie précise des maghrébins ont plus d’ampleur. Mêmes nés en France les descendants de l’émigration d’Afrique du nord subissent les proscriptions économiques et sociales. Dans la forme d’hostilité à toutes formes de promotions où, en premier lieu l’emploi, accentuent la misère déjà héritée de parents venus des anciennes colonies et ayant vécus des carrières bloquées…

Rendant leurs conditions d’existence écornées, au commencement c’est l’accès limité au travail. Ce qui a des conséquences de paupérisation persistante avec l’impossibilité de disposer de logement. En concentrant des groupes familiaux dans des zones péri-urbaines peu aménagées à une vie décente, c’est aussi la localisation qui permet l’identification quasi certaine de ceux un boulot est difficile à obtenir et dans le cas contraire limité à la stagnation professionnelle.

Dans le récent rapport présenté par Béatrice Boutchenik, Jérôme Lê, quel que soit leur âge, les secondes, troisièmes et déjà quatrièmes générations des français d’origine maghrébine peinent à décrocher un emploi. Et même quand ils obtiennent ce gagne-pain, ils sont soumis au « plafond de verre », comme le dit sans faux-fuyant le document de 13 pages, en matière de rémunération. Télécharger le rapport INSEE ICI.

La limitation du principal revenu s’éternise disproportionnellement par rapport aux autres paies octroyés aux autres salariés n’ayant pas la même ascendance d’origine maghrébine. Cela va de soit dans leurs activités, ils sont ouvertement exposés aux obstructions de montées dans les hiérarchies, même s’ils montrent une dextérité inégalée par leurs collègues dans les mêmes métiers…

Au-delà de 3 000 euros nets mensuels à temps complet, ils sont 25% des hommes à ne pas pouvoir accéder à un tel salaire et seulement 15% des femmes. Dans recherche de l’INSEE « Institut national de la statistique et des études économiques », il est clairement indiqué qu’à qualifications identiques avec d’autres personnes, les descendants d’immigrés maghrébins ont d’abord un significatif écueil d’être chômage et globalement leur taux d’activité est plus faible comparativement à d’autres populations.

L’idée que le remplacement des populations autochtones d’Europe, dont la France, par les africaines ou musulmanes, crée des pratiques d’un écartement ignominieux où sont ciblés non des étrangers. Ce qui est plus bien gravement fait, il s’agit d’autres Français dits nouveaux dont la citoyenneté est réduite. D’abord il y a la couleur de la peau qui fait le premier préjugé. Ensuite le patronyme, quand le teint indique que la personne est de populations dites invasives, rassure sur la personne à écarter…

C’est donc la réalité la politique de priorité aux Français de souche, prônée par l’extrême-droite dont on accable de discrimination franchement défendue, est déjà dans la réalité. Ces exclusions commencent, il faut le préciser, dans la scolarité, notamment universitaire, où pratiquement il est impossible de dresser une radioscopie des ostracismes dont sont victimes les jeunes maghrébins qui déploient un immense effort mais se retrouvent finalement recalés, par rapport à des noms à consonance élitistes.

Mais là aussi, dans les milieux universitaires, une autre enquête mérite d’être réalisée, en faisant parler qui se trouvent éloignés, malgré leurs bons résultats. Quant au terrorisme dont les auteurs des actes de violence sont des citoyens radicalisés, il y a plusieurs causes. Et si l’une est une lecture des exclusions que l’islamisme exploite chez ceux qui se suicident pour ne pas s’exposer aux humiliations...

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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