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Fléau du cannabis marocain en Algérie, malgré des frontières fermées

Territoire de transit du Kif, la consommation n’est traitée que par la répression

 

mercredi 21 juin 2017, par Damien Djamel Bouch’Raf

Malgré la fermeture de la frontière "Maroco-algérienne", le trafic le plus actif demeure celui de la drogue. Le royaume du nord-ouest africain étant le premier fournisseur de "kif" pour plusieurs pays du Monde. Le transit par l’Algérie, malgré qu’il n’est pas facilité, demeure la voie empruntée pour des destinations africaines ou moyen-orientales. Ce fléau qui dure depuis des décennies se rajoute à celui d’autres insécurités que les médias rapportent quotidiennement...

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Dans trois opérations distinctes, en l’espace de deux jours, l’armée algérienne a appréhendé pas moins de deux tonnes de cannabis en provenance du Maroc. Uniquement pour la journée du 18 juin 2017, 1 tonne et 250 kilogrammes ont été interceptés à Ben Ounif, dans la wilaya de Béchar. Et à deux reprises dans la wilaya de Tlemcen 144 kg et 559 kg ont été aussi saisis lors de deux autres interventions.

Les militaires algériens annoncent leurs et le nombre de personnes impliquées, sans donner de précisions. Car ces dernières, peuvent exploitées par les trafiquants, pour déjouer la répression la plus active. Si le front de la lutte contre le terrorisme est toujours en ébullition, l’Algérie est en outre exposée à l’exportation clandestine des denrées, surtout alimentaires, dont l’Etat subventionne les prix.

Aussi certaines marchandises qui sont produites localement et qui restent abordables aux revenus modestes des Algériens, alors qu’ils coûtent plus chers chez les pays voisins, font l’objet d’exportation informelle. L’huile de table ou bien les cigarettes sont parmi les marchandises exfiltrées vers l’étranger. Mais particulièrement le carburant est le plus transféré à travers les confins.

L’arrivée du cannabis en Algérie, malgré la fermeture de la frontière, mérite une appréhension du phénomène. Les délinquants impliqués dans ce trafic sont plus généralement des Algériens qui répondent à une demande établie depuis longtemps dans le pays. Dans des pays d’intolérance envers diverses difficultés auxquelles se confronte la société, la consommation du cannabis est certainement un créneau d’enrichissement.

Pendant les trois premières semaines du mois de juin 2017, le volume des saisies avoisine les 6 tonnes, comme le montre la cartographie que nous avons dressé des prises de l’armée algérienne pendant cette période. Malgré la surveillance et les contrôles accrus des militaires, les trafiquants empruntent, sans discontinuer, leurs pérégrinations pour transporter le Kif traité et emballé depuis les plantations du Maroc.

D’incessants ballets de voyageurs et de véhicules sont mobiles dans les régions la limitrophes entre l’Algérie et le Maroc. En dépit de la fermeture aux passages frontaliers de masses de voyageurs, les trafics de toutes sortes s’effectuent en vis-versa. Les produits partant d’Algérie sont à l’accoutumé alimentaire et les liquides pétroliers aussi ceux de combustibles domestiques qu’énergétiques pour les véhicules.

L’Algérie à l’instar de nombreux du Monde est confronté à la consommation du chanvre, dit cannabis, par des catégories de plus en plus importantes de sa jeunesse, notamment dans les zones urbaines. Le traitement de ce fléau dont le commerce illicite est tenu par les délinquants. Cependant au regard des quantités attrapées, nécessitant des investissements financiers non-négligeables ainsi que des véhicules aux prix élevés, les gros bonnets sont plus riches que les dealers des coins de rues.

Le traitement sociologique de la consommation permettant de priver les trafiquants de leur marché a été souvent la légalisation pour laquelle le débat est encore en cours dans les pays dits civilisés et aux mentalités collectives ouvertes à reconnaître les défauts de la population. En Algérie le personnel de la santé, comme les psychologues, semblent être complètement écartés et leurs regards sur les comportements des usagers des drogues. Il reste donc, seule, la répression opérationnelle.

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