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Les étonnants tunnels d’#ISIS peuvent être connectés entre Irak et Syrie

Des découvertes sur les capacités et les méthodes élaborées depuis l’Afghanistan

 

mardi 2 mai 2017, par Azouz Benhocine

Les incroyables tunnels, utilisés par Daesh (#ISIS), découverts tant en Syrie qu’en Irak ne cessent d’étonner. Au fur et à mesure qu’avance le démantèlement du pseudo-Etat islamique plusieurs équipements aussi insolites qu’improbables sont mis à jour. Mais les excavations qui abritent les "djihadistes", ainsi que leurs moyens de combats ou bien leurs trésors de guerre, comme les œuvres archéologiques, sont une représentation très significative des capacités qui permettent aux terroristes aussi bien de se cacher que de résister aux frappes aériennes. Il permettent de communiquer entre des régions distantes de plusieurs centaines de kilomètres, ce est vraiment invraisemblable.

Voir en ligne : Notre dossier : EI "Etat Islamique" DAES #ISIS

Des photos et des vidéos montrant des canaux creusés entre la Syrie et l’Iraq, ont été diffusées. Ils constituent des points de contact dans le vaste champ de ce qui est l’Etat Islamique, devenu plus une entité vivant sous terre. L’ensemble des éléments creusés en tranchés reliés dans un enchevêtrement très sinueux, n’est pas nouveau. Pourtant ils sont incroyables.

Depuis la guerre menée par les islamistes du Monde entier et sous la houlette de la CIA, en Afghanistan puis en Algérie, ces tunnels ont été la méthode la plus généralisée pour échapper aux regards, aux repérages et pouvant aussi sécuriser les contingents de combattants fanatiques. C’est l’occasion de rappeler que Populi-Scoop a alerté de l’occupation de Mossoul, en été 2014, dans l’indifférence alors que les actualités s’intéressaient à la crise syrienne, lire ICI...

Pour la première rencontre de ces impressionnants trous, c’était dans un camp de Yarmouk en Syrie, détectant un tunnel dont l’élaboration n’est pas passée inaperçue. Les capacités de l’EI (Etat Islamique ou Daesh), constatées lors de la reprise des quartiers de Mossoul et dans les alentours de Raqqa, ne cessent d’étonner. Aussi les lieux que ce qu’ils contiennent sont impressionnants.

Souvent certains experts se sont demandés d’où provenaient certains équipements militaires, en ne se limitant pas à ceux repris de l’armée irakienne. Mais l’avancée de la reconquête de ces deux villes du pays, Mossoul en Irak et alentours de Raqqa en Syrie, a permis de découvrir un réseau de tunnels inimaginables quand on ne les voit de ses propres yeux.

Plusieurs médias, dont Fox-News et The Independant, ont dépêché des reporters de guerre pour explorer les labyrinthes. Ces infrastructures souterraines étaient connues dès le début, cependant les dernières appréciations de leur étendue posent de vraies questions et difficultés de stratégie guerrière. Car ils ne sont pas visibles pour les cibler de frappes et en les visitant, une évidence est faite, personne ne sait où commencent ou bien se terminent ces tunnels.

Dernièrement les Américains ont frappé, avec ce qu’ils ont appelé la mère des bombes, un site situé dans une zone montagneuse située à cheval entre le Pakistan et l’Afghanistan. Edward Snowden, ex agent de la CIA puis informaticien à la NSA, dénonciateur des pratiques de la surveillance d’Internet par les USA, a commenté cette intervention.

L’ancien espion, actuellement réfugié en Russie, a précisé que ces canaux sous terre, avaient été troués avec l’argent des Etats-Unis et sous la conduite de la CIA, au temps de la guerre contre le régime communiste. En effet c’est le genre de camp d’entraînement par où transitaient jadis les « djihadistes » musulmans qui étaient dirigés contre l’Afghanistan.

C’est l’une des plus anciennes pratiques de guerre, pour les islamo-terroristes, de creuser des tunnels et d’y vivre, sous terre, à l’abri des détections de l’aviation ou des satellites. En Algérie, dans le fameux quartier de Bentalha qui était un fief des criminels et d’où ils sévissaient dans la capitale algérienne pendant la « décennie noire », les maisons étaient connectées par un réseau de galeries souterraines.

Certaines grottes creusées, comme des caves sous les maisons, avaient des systèmes d’aérations alimentés par des conduites allant sur des centaines de mètres. Ces catacombes sont d’une précision qui démontrent le maintien des entraînements et des réalisations, apprises dans des guérillas, que les commanditaires américains et leurs alliés islamistes ont depuis toujours utilisé.

Le journal "The Independent" Britannique, a révélé il y a quelques mois, qu’un entrelacement de tunnels utilisé par l’organisation de l’EI (Daesh) a une longueur de 45 kilomètres, ce qui soulevait la curiosité de sa construction. De son côté l’agence « Anatolie », a aussi rapporté qu’#ISIS utilise des excavations, sans pareils, pour le stockage de ses équipements et de ses armes les plus spéciales dont des missiles dont on se demande qui les a fournis.

L’un des camps souterrain trouvé aux abord de Mossoul, permet de mener toutes les activités à l’abri des avions et des drones de la coalition, pour son gigantisme. Long de plusieurs kilomètres, il dispose de chambres taillées dans la roche, des douches, une salle de réunion et un espace de prière. Pour se préparer au combat, Daesh #ISIS a aménagé un parcours avec des obstacles et même un stand de tir.

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