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Un mois après l’officialisation du Brexit, le 29/03, un sommet européen

Les lentes tractations commencent un divorce rapide...

 

mercredi 22 mars 2017, par Gros Emile

Les derniers attentats à Londres, du mercredi 22 mars 2017 c’est-à-dire une année jour pour jour après ceux de Bruxelles, sont avec précipitation qualifiés de conséquences du Brexit, ce qui est une présomption qui ne tient d’aucune rigueur. Les effets du départ du Royaume-Uni de l’UE ne sont pas encore ressentis de part et d’autre. Le sommet des 28 Etats membres pour discuter Brexit du prochain 29 Avril, un mois après le Royaume-Uni, sert à déclencher l’article 50 (du traité de Lisbonne) qui est un plan d’ensemble de normes, fixant le mécanisme formel applicable pour tout pays qui souhaite quitter l’UE.

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Des dirigeants politiques de pays d’Europe espèrent encore que la Grande-Bretagne pourrait encore mieux réfléchir sur sa sortie de l’UE. Le Royaume sera confronté à de rudes compromis économiques de son départ du marché unique du continent et de son retrait de la Cour européenne de justice. Mais les autorités anglaises actuelles sont arrivées au pouvoir pour concrétiser un tel divorce...

Le chamboulement provoqué par le Brexit impacte de jour en jour les institutions de l’Union, de manière à se reconfigurer selon la nouvelle donnée de la sortie du Royaume-Uni. Si les pays leaders, comme la France et l’Allemagne, tentent de sauver les meubles, afin de préserver 28 Etats ensemble, d’autres comme les Pays-Bas et ceux qui abritent de forts discours nationalistes et europhobes, doutent que soit préserver l’UE.

Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE pour cette crise indique trois conditions pour les négociations commerciales pour commencer le Brexit. Si deux, du règlement des dettes dues à l’UE et l’incertitude sur l’avenir des citoyens européens vivants outre-manche, sont vraiment sur table, la situation interne au Royaume reste encore inexplicable. L’Irlande et l’Ecosse ne comptent pas adhérer pleinement au résultat du référendum, de juillet 2016, sur la sortie de l’union.

Les Anglais, croit-on, veulent se retirer sans payer leurs financements antérieurs, relevant de leur participation aux appareils de l’Europe unie. Mr Barnier, chargé de suivre les négociations du retrait dit "Brexit", s’excite. Il se montre insistant à chacune de ses interventions, dont la dernière est devant le Comité des régions, une institution européenne peu connue destinée à donner une voix aux dirigeants locaux et régionaux, qu’il ne s’agit pas de punition, mais bien d’impayés antérieurs.

Tout Etat membre de l’UE peut décider de quitter l’UE. A ce titre il doit notifier sa demande au Conseil européen et négocier son retrait. Deux ans sont nécessaires pour parvenir à un accord et cette période peut être étendue. Cependant l’État sortant ne peut pas prendre part aux discussions internes de l’UE au sujet de son départ. Comme lors du sommet du 29 avril, qui se déroulera en l’absence du Royaume-Uni.

Le Royaume-Uni, après l’approbation par référendum de 2016 pour quitter l’Union européenne, a décidé de notifier son retrait formellement, le 29 mars ce qui déclenche l’article 50 , au Conseil européen. Chose qui était attendue depuis octobre 2016. Avec précipitation la premier-ministre Theresa May a engagé une procédure du gouvernement, en utilisant la « prérogative royale », dès lors que la reine a aussi prononcé son approbation.

La Cour suprême a rejeté la démarche gouvernementale suite à une faute juridique. Delà la démarche a été encore réintroduire comme projet de loi au Parlement. Puis son passage obligé devant la Chambre des communes, a été comme une lettre à la poste. Mais il a été modifié par les Lords. Ce projet de loi est devenu loi fixant la date du 29 Mars, qualifié par la chef du gouvernement en «  événement historique  » et «  nouveau chapitre audacieux  ». Elle a encore bien signé sa volonté... «  que la nation sera prospère et ouverte sur le Monde  ».

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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