POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Connexion Membre - ou - Inscription

L’UE livrée à un passage étroit et clivant qu’elle ignore !

Déplumée du leader British et de l’allié Ricain, l’Europe rétive au contrôle de la spéculation prédatrice

 

lundi 6 mars 2017, par Hugo Mastréo

Débat relancé, plat réchauffé et un discours, dixit, sur l’état de l’Union que le Traité de Lisbonne a instauré. Le Président de la Commission européenne, avec les signataires d’un appel au renouvellement, en présentant les lignes futures à l’échéance d’une décennie et à vouloir passer le témoin. Si la gravité de rupture est omniprésente, dictée par une conjoncture d’aventure qui désengage de non-moindres acteurs, Washington et Londres, l’UE demeure rétive à une surveillance de la spéculation financière, le nerf du capitalisme archaïque dont l’héritage inadapté devient perturbant...

Voir en ligne : Notre dossier : UE & Europe

Après le Brexit, l’avenir de l’Union Européenne est devenu plus incertain. Il est aussi hypothéqué par l’arrivée de Donald Trump à la tête des Etats-Unis. Si le Royaume-Uni s’est montré jaloux de ses intérêts étroits et conséquents avec ses insécables ressorts, impartageables avec autrui, au point de choisir la préservation de sa différence, la première puissance économique tient farouchement, de son côté, à sa suprématie. Les Européens sont orphelins du départ d’amis, tournant le dos, est perturbant !

La nouvelle imprévisibilité de l’allié américain, met l’Europe devant l’épreuve du pessimisme. L’inédite politique, par laquelle jure le nouveau locataire de la Maison Blanche, rebute aux retranchements les rapports bilatéraux qu’on croyait inaliénables. L’autarcie préconisée par le nouveau président américain est aussi une offensive annoncée, sans réciprocité avec les traditionnels partenaires. Et elle est soupçonnée de rapprochement avec la Russie présidée par le sévissant Poutine, un despote que l’alternance de palais remet en selle d’attaque…

Le « livre blanc sur le futur de l’Europe », de trente pages (lire ICI) a été publié le 1er mars 2017 par l’instance qui regroupe 28 commissaires représentants les pays membres et présidée le luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a tenté d’insuffler un nouvel élan à sa propre cause. Une raison d’être, qui tient lieu des urgences, comme la protection des frontières extérieures, la lutte contre le terrorisme et la relance de la défense européenne. Ce qui relève de la souveraineté collective, dans le contexte qui change plus rapidement que l’UE qui continue sur la même trajectoire, à la crédibilité entamée.

Sans répondre à deux cruciales questions, la Commission Européenne communique, en diffusant ce cahier, face à des eurosceptiques de plus en plus virulents et des nationalismes plus populistes que jamais, soit une myriade de discours qui ne croient pas au destin commun. Dans le document, la vocation de l’UE, ou l’utilité de l’appareil continental pour les États qui le composent, reste négociable dès lors que les Anglais ont, montré le raccourci pour la répudiation.

Alors que l’hyper-institution appose des politiques et émet des directives souvent aléatoires, voire dictées par un système financier inféodé au capitalisme primaire, les populations ne trouvent leur compte. Son orientation pour un équilibre essentiel qui préserve l’union est dans la volonté de cet organe qui fait office de gouvernement, chargé d’exécuter et de préserver un héritage. Ces eurocrates priorisent une économie libérale dont « le traité de libre-échange », aussi bien avec le Canada que les USA, est le symbole. Si leur livre n’évite pas l’attitude sociale quand la perspective de l’éclatement est plus menaçante, il reste dubitatif sur les facteurs qui poussent à l’implosion.

Répondre à cet article

UNE SERIE D'ARTICLES SUR LE MONDE DU TRAVAIL.

De notre rédacteur : T O U R E T.

Forum de discussion : Stress - Discrimination - Harcèlement et Suicide à cause du BOULOT