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Bouteflika et la presse numérique : l’illégitime paternalisme et le discursif Internet

Les fuites de la digitalisation, des médias, illuminent la vitrine des valeurs et des constantes

mardi 25 octobre 2016
par Damien Djamel Bouch’Raf


De notre indépendante position d’organe de "cyberpresse", il nous appartient de débattre du sort des médias nouveaux qui proposent des informations sourcées depuis les réseaux qui nous approchent ou nous sollicitons. Comme nous proposons des actualités à pertinence choisie par nos soins motivés de rigueur, Populi-Scoop est élément assumant sa modestie d’encourager la société civile où qu’elle veut respirer les effluves de la vie. Initiative algérienne, parmi tant d’autres, nous réagissons au message du chef de l’Etat algérien, donné à la vielle de la journée (22/10) nationale de la presse. Comme il affiche des termes paradoxaux préconisant de réguler le secteur de la presse numérique, c’est même notre devoir de répliquer en se servant de notre droit de concerné.

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Le président Bouteflika n’a rien inventé, son message lors de la journée nationale de la presse, du 22 octobre, laisse perplexe par son contenu indigeste jetant la détestation qu’émergent de nouveaux talents en matière de nouveaux médias. Préposant le paternalisme d’approximation usuel, il rehausse une phobie vis-à-vis des nouveaux médias. Et apporte un nouveau bide au sombre parcours du nationalisme dévoyé qui a gouverné depuis la couverture de la souveraineté nationale.

Notre dernier article sur les médias internationaux.
- Renoncement des médias corporatistes et engagement des alternatifs 23 octobre 2016

A l’ère de la digitalisation, du data-journalisme et des forums de socialisation virtuelle qui génèrent une communication sociétale plus éclairée, la liberté des concertations intellectuelles est présentée totalement imprudente, quant à l’alimentation de l’opinion algérienne par des expressions dépréciées pour leur indépendance et diversité. Sans réserve aucune, la lecture du texte dévoilant l’intervention du président par l’APS montre pleinement les limites gauches du pouvoir algérien. Consulter le sujet de l’agence algérienne ICI.

Au lieu d’approfondir les modestes expériences de la communication initiée sur le Web, telle un ensemble d’aventures frayées dans de lourdes contraintes de carence en expertise et l’absence de ressources aidant les embryons venant à naître, sur une scène délacée sur l’universalité, c’est l’anathème qui est détracteur. La mégalomanie «  … dans le respect des constantes et valeurs de notre peuple.  » est une rétorhique reprise du passé, nourrissant la répression des voix divergentes et même la cruauté terroriste… Une identité bornée à absoudre les particularités locales.


- Les engagements de Wikileaks dérangent les maîtres du chaos 19 octobre 2016

En espérant l’appartenance à un Monde connecté, les commentaires proférant l’actualité et les créations de la primauté informative, les organes de la presse numérique algérienne sont cités, dans le message présidentiel, comme une menace pour le pays. «  C’est un défi pour l’Algérie tout entière du fait qu’elle (presse électronique) provient souvent de pays étrangers et permet de diffuser des insinuations calomnieuses et injurieuses, de semer les idées subversives voire de s’attaquer ouvertement et sans aucun scrupule, à notre peuple et à notre pays.  »

C’est dans le style de confondre une autorité peu investie de légitimité avec une nation aux générations nouvelles plus avides que jamais de relever les défis de son époque. Insuffisamment curieux aux nouvelles capacités d’Internet qui démantèlent les confins entre acteurs professionnels des médias et leurs auditoires, la première autorité jette la suspicion sur les sites d’informations via le Web.

Notre dernier aticle sur les élections de 2017 en Algérie.
- Les retranchements régaliens en Algérie contrôlent les votes avec l’islamisme 16 octobre 2016

L’Algérie livrée à la déconstruction par les haines en aversion pour la libre pensée, s’était mise à portée de l’implosion. Lors d’une décennie de terrorisme obscurantiste intenté par les tenants d’un parti unique qui a usurpé la mémoire collective et ses symboles, la décadence économique fut le crime ordinaire ruinant une rente dispatchée au gré du népotisme organisé.

Aux dernières nouvelles, Google refuse de coopérer avec l’Algérie. Le gouvernement algérien a essuyé un rejet du géant du Web concernant les utilisateurs de ses produits notamment les usagers de Gmail et Youtube. Vous pouvez constater qu’une demande gouvernementale de renseignements sur l’utilisation des services ou comptes Google a été formulée en 2016 par l’Algérie, selon le rapport tranparency : ICI. Elle concerne une dizaine de cas, afin de dépister les données du compte utilisateur.

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invité à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

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