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Pourquoi Bouteflika se soigne à Genève ?

Une santé semblable à la confusion politique en Algérie

lundi 25 avril 2016
par Damien Djamel Bouch’Raf


Pour nombreux journalistes algériens, le cliché de Bouteflika tweeté par le Premier ministre français Manuel Valls, en visite en Algérie, c’est la polémique qui se voulait patriotique. Une défense d’arrière-garde, d’un homme amoindri et bassement accroché au pouvoir, après des falsifications de la constitution. Avec cette diffusion, des réactions diverses disaient que c’est une atteinte au pays. Et les larbins de l’ancien diplomate ont carrément montré qu’une menace vise les rentes qu’ils partagent selon sa naine dictature.

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Requinquer la santé du raïs est depuis devenue une urgence et une nécessité. Redorer le blason du népotisme nationaliste ruineux pour un pays connu pour ses richesses, dont les compétences humaines livrées à la déchéance, est aussi un discours de ralliement que les Algériens ont adopté. Le lèse-majesté a fait l’objet de dénonciations inopérantes devant le choc des images...


- Le 4è mandat de Bouteflika fait discorde, donc nuisible à la stabilité

Puis est arrivé quelques jours après, ce déplacement à Genève. Il est déclaré officiellement pour un contrôle médical périodique. Alors que l’effondrement de son état de santé est plus visible et plausible. De même que les rumeurs, sur une aggravation subite de la maladie, écartent cette périodicité des contrôles médicaux, qui n’a jamais été annoncée comme telle.

Habituellement c’est en France que le suivi médical du Président algérien Abdelaziz Bouteflika s’effectuait, le dernier remonte au 3 décembre 2015. Cette fois disent les commentateurs, ainsi que les autorités algériennes, on évite la médecine de luxe de la capitale française...

Genève est plus discrète, la communauté algérienne est moins fréquente que dans l’ancienne métropole coloniale. Car l’exposition aux médias et les fuites d’informations par des journalistes est plus mobilisée que jamais. Les résultats médicaux ne sont jamais donnés. Ni les autorités algériennes et ni les praticiens intervenants, ou leurs établissements, ne communiquent sur l’évaluation du corps presque momifié. La vie privée est, hélas aussi, politisée !

Or la raison de s’adresser à d’autres horizons médicaux européens est due à bien autre chose. Mais les auditoires algériens sont habitués à la médiocrité et l’information approximative. Ce qui laisse place aux spéculations sur l’accueil parisien, qualifié de moins secret et peu protecteur des agissements que redoutent le clan présidentiel, plus que d’habitude.

Val-De-Grâce ferme définitivement les soins en 2017.

Depuis l’année 2014, le ministère français de la Défense avait annoncé vouloir faire de l’hôpital militaire Val-de-Grâce, situé au 5ème arrondissement parisien, un centre de recherche et de formation. Au grand dam du personnel et des patients, les 380 lits de soins, relevant de l’armée, seront sacrifiés sur l’autel des restrictions budgétaires.


- L’Algérie se prépare-t-elle au chaos ?

Avant que les médias ne s’en emparent du sujet, dimanche 24 avril 2016, la Présidence algérienne a diffusé un communiqué pour rendre public un contrôle médical périodique. Or c’est l’opacité inébranlable où la périodicité des bulletins n’a jamais été respectée, malgré l’handicap datant de 2013 qui frappe l’homme et le réduit, pourtant toujours à la tête de l’Algérie.

Âgé de 79 ans actuellement, M. Bouteflika a été frappé en 2013 d’un AVC et se déplace depuis en fauteuil roulant. Il ne s’est plus jamais adressé à la population algérienne qui est livrée à toutes les manipulations. Cette attaque a complètement anéanti ses capacités de mobilité et d’élocution, malgré ses apparitions pour l’accueil scénarisé de visites diplomatiques. Alors qu’un groupe de citoyens algériens a formulé une demande d’audience à la présidence, qui a été écartée.


- Bouteflika finira-t-il comme Bourguiba ?

Le chef de l’Etat algérien vit et travaille dans sa résidence de Zéralda, à l’ouest d’Alger, où il reçoit notamment ses hôtes étrangers. Auprès de cette banlieue balnéaire de la capitale algérienne, des détonations ont été entendues sans que des explications crédibles ne soient fournies pour les expliquer.

Mais depuis la neutralisation, des hauts gradés des militaires, a été accélérée. Le prétexte d’une chasse aux sorcières, longtemps désiré par le raïs, fut trouvé. Pour empêcher l’institution militaire de surmonter la manière despotique avec laquelle le président s’accroche au trône, il fallait de nouvelles têtes poussées par l’ambition à la loyauté !

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