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Les 140 tigres et les milliers de mouches dans la corruption chinoise

Prédateurs et charognards : métaphore du président Xi Jinping

vendredi 22 janvier 2016
par Azouz Benhocine


Nous avons pris habitude de suivre la campagne anticorruption en Chine. Tellement le fléau, dont souffre aussi toute l’humanité, méritait d’être entaillé par la battue idéologique du communisme qui évoque la « justice sociale », qu’il devient intéressant. Cependant ce qui se passe, avec un suivi des données sur les procédures engagées par la justice, n’est en rien démonstratif de réussite. Mais lue depuis une ONG de John D. Rockefeller, la traque donne à réfléchir…

Voir en ligne : Notre dossier : CHINE


La lutte contre la corruption en Chine par Populi-Scoop

D’emblée, pour dire vrai ou le rappeler, la lutte contre la corruption est aussi une vieille tradition des communistes chinois. A chaque décennie, le PC nettoie ses propres rangs. Les organes du parti, introduits par des parasitaires, sont inspectés, les moins discrets des corrompus sont exclus et poursuivis. Les gardiens de la discipline ont possibilité de remonter leurs enquêtes et obligations de présenter des rapports, axés sur la corruption, annuels.


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En effet les communistes chinois ont admis 80 milliardaires au sein du comité central parti, pour défier la glaciation de la dictature du prolétariat. Ces riches reconnus pour leur dextérité dans les affaires, sont considérés initiateurs de richesses avec des activités légales. Le principe que toute justice digne de sa mission, ne peut pas distinguer les grades et les fortunes. Malgré le nombre de cas, pour un pays surpeuplé, la loi bute sur un phénomène aussi interminable et qui a capacité à se reproduire.

Quand la chasse aux corrompus en Chine a commencé en 2012, ce fut deux jours après que le l’arrivée de l’actuel président de la Chine, alors que la puissance économique surfait sur une croissance à deux chiffres. Deux jours que Xi Jinping pris les commandes, il prononça un discours où il a employé la formules des [« Tigres et Mouches »], en citant les corrompus de hauts rangs et ceux de basses échelles. Un autre discours de 2014 s’est montré plus insistant dans la lutte anticorruption.

Dans une étude datée du 21 janvier 2016, présentée sur le site-Web « ChinaFile », dépendant d’une ONG «  L’Asia Society » fondée en 1956 par John D. Rockefeller, sont exposées, cas par cas, les ramifications. A partir d’une collecte de données, il est démontré que les « tigres et les mouches » sont souvent liés. Comme il se peut que des électrons libres soient parmi les hiérarchies des prédateurs et des charognards.

Cette infographie interactive fournie par "ChinaFiles" reproduit par leurs noms et leurs connexions les "tigres et les mouches" de la corruption en Chine, sur la base des travaux de justice.

Interactive: Visualisation corruption massive répression chinoise

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