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Histoire de Judas : généreuse double culture dans un film pensé en banlieue



Une perle dans l’art transfrontalier qui magnifie l’universalité.


lundi 9 novembre 2015
par Damien Djamel Bouch’Raf


Il est fastidieux de citer tous les échos de la communauté algérienne vivant à l’étranger. Mal-aimée, cette dernière est souvent disqualifiée du débat national. Pour certains propos autochtones, « les donneurs de leçons vivants à l’extérieur ont fui leur nation » sont des acharnés inutiles. Pourtant, comme le note dans son article, paru le 15 août, du New-York-Times AMIR JALAL Zerdoumi un musicien d’Alger installé aux Etats-Unis, ce sont les mêmes qu’on retrouve avec les « haragas » qui médisent « la lâche escapade » de nationaux vivants outre-confins.

Pour lire l’article de AMIR JALAL Zerdoumi du New-York-Times : ICI.

Mais les perles enrichissantes des Algériens de l’extérieur sont idées à la fois ouvertes aux flux de l’universalité et aussi expériences ancrées en une patrie intensément animée de discussions variées, antagoniques et ombiliquées. Mais bien cohabitées, ces altercations intellectuelles dans le pays sauvé du déchirement de l’islamo-terrorisme moderne, sont si fréquentes notamment sur les réseaux sociaux. Leurs fracas bien politisés font les idéologies avec des publicistes professionnels.

Certains films que nous avons cités
- The Algérian : un film sur le terrorisme de cellule dormante et loup solitaire
- HORS-LA-LOI, le Film de Rachid Bouchareb retenu aux Oscars 2011 des films étrangers
- Bombe rhétorique palestinienne pour la paix...

Cette fois, c’est un autre film, le 5ème, de Rabah Ameur-Zaïmeche qui interpelle sur la profonde tolérance de la culture algérienne. Notamment celle soufflée, tel le frêle nuage, à partir d’une banlieue « sensible » de la capitale française, où nombreux algériens vivent. Sortie en avril dernier, ce film sensiblement innocent s’intitule tout simplement « Histoire de Judas », avec un « H » à la majuscule faisant date.

Jésus ou bien toutes les lanternes religieuses ont souvent intéressé les artistes algériens. La majestueuse œuvre sculpturale d’Adel Abdessemed (Lire ICI) en est une autre peu timide performance, pour le prophète (en islam) de la christianité. Non ce n’est pas le berbère sauveur de l’église saint-Augustin qui vécut à l’est de l’Afrique du Nord qui est raconté dans le dernier film de Rabah Ameur-Zaïmeche, mais son controversé apôtre et compagnon, Judas qui se traduit en "juif" en langue arabe.

Présent au 21ème édition de « Medfilm » considéré le plus ancien festival de la capitale italienne Rome, du 6 au novembre 2015, qui a ouvert cette fois avec le film d’Ismaël Ferroukhi « les hommes libres » interprété par Tahar Rahim, dont la prestance de comédien ne cesse d’être remarquée, pour délivrer Judas des ombres obscures. Avec une immense image au chanteur Salim l’Halali, l’aide de la mosquée de Paris, alors fondée par un certain Benghabrit, aux juifs traqués par le nazisme pendant la seconde guerre, reste sa révélation.

La manifestation « MedFilm » qui depuis sa création recherchait la coopération entre les pays du bassin méditerranéen, suscite des événements cinématographiques et d’audiovisuels qui suscitent l’identité commune dans cette région du Monde, à deux rives aux civilisations mitoyennes, considérée le bercail des grandes civilisations de l’humanité. Et ce film est une représentation d’une culture urbaine éligible au dialogue sans frontières aucunes...

Il #MedFilmFest vi dà il buongiorno con la sigla di questa 21edizione e vi aspetta oggi 8 novembre con Hagai Levi che presenterà la sua serie #Theaccursed alle ore 18.00 al #CinemaSavoy#MedFilmFest2015

Posté par MedFilm Festival sur dimanche 8 novembre 2015

Description de l'image Rabah AMEUR-ZAIMECHE.jpg.
«  Rabah AMEUR-ZAIMECHE  » par Rosablosha — Travail personnel. Sous licence CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons.

Les cinéastes algériens produits en 2015 en France, sur lesquels nous reviendrons certainement :

"Opération Maillot", film d’Okacha Touita

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"Certifiée Hallal", film de Mahmoud Zemmouri Afficher l'image d'origine

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