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Offensive en Syrie qui renforce le Daesh au détriment des opposants

L’effondrement du régime syrien précède la fin de l’EI "Etat Islamique"

mardi 2 juin 2015
par Azouz Benhocine


Une nouvelle offensive des djihadistes en Syrie, donne bien l’impression que l’État islamique est en encore plus fort. En dépit de plus de huit mois de frappes aériennes des US, l’avancée en Syrie des deux factions islamistes, du Daesh et des Syriens proches de Djabhet Enusra, se fait au détriment du pouvoir en place. Après la prise de Palmyre en Syrie et de Ramadi en Irak, la dernière attaque commencée depuis le dernier vendredi de mai, va couper définitivement le régime syrien de tout contrôle de la frontière avec la Turquie. Les Peshmergas ont repris Kobané, l’autre ville frontalière.

Voir en ligne : Notre dossier : Syrie

Première grande révélation du moment (dans le Twitt ci-haut), l’opposition syrienne et des diplomates américains attestent que Bashar El-Assad organise ses assauts conjointement avec l’Etat Islamique. Les islamistes syriens veulent se distinguer du Daesh, pour se faire épargner les frappes que mènent les Etats-Unis avec une coalition dans la région.

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Cependant, l’objectif d’atteindre la ville d’Azaz (voir carte en fin de l’article), un point stratégique de la frontière turco-syrienne, est le but de cette nouvelle offensive qui a été une surprise pour nombreux stratèges et observateurs. Ces derniers croient que si cette poussée arrive à son dessein, l’EI (Etat Islamique) sera invincible, sinon difficile à détruire, comme le souhaitent ses ennemis.

Pendant cette semaine l’armée syrienne a repris le largage des barils d’explosifs, considérés de mini-bombes. Elles ne sont pas prohibées, contrairement à ce qui est souvent dit sur ses armements artisanaux qu’utilise officiellement l’armée syrienne. L’efficacité des barils bourrés d’explosif et de résidus de métaux pour créer un effet de fragmentation, réside dans l’impact qu’ils provoquent au sein de la dispersion des hommes du Daesh.

Les prises, de Palmyre et de Ramadi, démontrent que le Daesh se renforce.

Ils sèment un vrai désarroi. Et malheureusement nombreuses victimes, notamment les civils qui vivent dans des lieux infectés de terroristes, sont touchées. Rien que lors de la semaine de fin mai, ces fûts ont provoqué 100 morts, 70 % sont des islamo-terroristes.

Actuellement en Syrie, il y a 4 belligérants différents : l’armée syrienne, l’EI (Daesh Ou Isil), les Kurdes et les islamistes armés locaux, dont Djebhet Enusra (lire notre dernier article). Ces derniers absorbent l’essentiel des aides venues, via la Turquie, des monarchies du Golf Arabique acharnées contre Assab, une bête noire comme leur était à son époque Kadhafi...

L’Etat Islamique en Syrie est intéressé par l’agrandissement de son territoire, alors que les opposants locaux comptent arriver en victorieux à Damas. L’Etat syrien s’effondre sous les yeux du monde. Il perd, cette fois avec cette preuve, que les frappes américaines et de leurs alliés lui soient utiles...

Syria and Iraq 2014-onward War map.png
«  Syria and Iraq 2014-onward War map  » par Haghal JagulTravail personnel w :en :Template :Syrian and Iraqi insurgency detailed map. Sous licence CC0 via Wikimedia Commons

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Description
Français : Carte Actualisée de la guerre d’Irak et de la guerre civile syrienne .
  Contrôlé par par l ’ Armée syrienne libre et ses Alliés et le Front islamique
  Contrôlé par le Gouvernement syrien
  Contrôlé par le Gouvernement irakien
  Contrôlé par l ’ État islamique
  Contrôlé par le front al-Nosra
  Contrôlé par les Kurdes Syriens
  Contrôlé par les Peshmergas Kurdes Irakiens
  Zones contestées

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