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Le couffin ramadan en Algérie, les pauvres oubliés pendant l’année

Sans un développement économique, l’endémique misère s’élargit

 

mercredi 20 mai 2015, par Damien Djamel Bouch’Raf

Alors que l’Algérie terminera l’année 2015 avec plus de 40 millions d’habitants, elle dispute le virage vertigineux de la chute du prix du pétrole. Un quart de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, alors qu’il sont, plus de 10 millions, politiquement très mal défendu. Même si les tarifs de la principale richesse amorcent une remontée, un sérieux développement exprimé en croissance économique n’est toujours pas lui engagé. Ce dépassement de l’unique et non-moindre revenu de l’énergie pétrolière, reste à faire, afin que se réveillent tous les secteurs économiques pour offrir des emplois.

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Prochaine Sortie repas pour les SDF,Dimanche le 24/05/2015,pour toutes contributions appelez le 0556 04 16 92

Posted by Solidarité Populaire « le coeur sur la main » on lundi 18 mai 2015

LE CHÔMAGE de 2010 à 2015, visible augmentation avant chute du prix du pétrole. Source ONS (Office Nationale des statistiques)
source : tradingeconomics.com

La pauvreté a fait un bond, conséquemment de la baisse des recettes pétrolières qui a résonné dès l’été 2014. Cette réduction des ressources du pays est étrangement ressentie avec le retour du ramadan, alors qu’à longueur d’année les besoins des plus démunis est une difficulté infranchissable. Le 11 mai, le ministre des Affaires religieuses de l’Algérie, Mohamed Aïssa, avait dit que 660 000 familles sont pauvres en Algérie et avait précisé qu’il y a un besoin de l’appui d’un organisme spécial de bienfaisance. Un premier constat…

Nos articles sur la pauvreté dans le Monde.
- La population birmane est la plus charitable du monde
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Selon un dernier communiqué alarmant, second constat, de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH), elles sont 1 628 000 familles à s’être inscrites au « couffin du Ramadan ». Cet organisme propose de démanteler ce programme public ponctuel, déployé pendant le mois du jeûne musulman qui arrive dans 4 semaines. On y pense déjà, de quoi faire oublier les longs 11 autres mois de l’année, où se nourrir convenablement ne semble pas être un problème ou une urgence.

Mais quel vecteur peut donner espoir, pour surmonter les souffrances aux plus de 10 millions d’Algériens qui forment ces foyers et cellules familiaux ? Alors que le délabrement des instances de défense des droits est plus inquiétant, la faillite des défenseurs politiques dont rêvent les franges socialement vulnérables a anéanti les forces revendicatives. L’échec des politiques publiques de développement qui assurent l’éradication de la pauvreté d’une manière définitive, souffre d’un manque de la détermination politique unitaire…

Un mouvement de solidarité qui se transforme en plateforme revendicative aux plus démunis, un besoin mobilisateur aux couches déshéritées du partage juste de la rente nationale.

Le débat sur la pauvreté, en Algérie, excellence à jeter la balle dans le camp du gouvernement. Or c’est la population mieux organisée qui peut dépasser toutes les embûches et les inégalités pour arrive à atteindre la cohésion sociale dont elle a besoin. En effet quels sont les instruments organisationnels, en dehors de la LADDH, à pouvoir peser pour l’équilibre entre les catégories de la population différenciées par les revenus ? Les identifier est comme chercher l’inexistant !

La carence de la pauvreté a pour responsables premiers, certes les dirigeants du pays qui ne catalysent pas efficacement l’effort national. Les gouvernements qui se succèdent ne font pas sortir des difficultés sociales le pays, par la mobilisation d’une synergie collective, avec l’essor économique.

La solidarité permanente, qu’offrent la gouvernance publique à longueur d’année et non uniquement lors du ramadan, est à la limite de son efficacité. Des acteurs, le ministère des affaires religieuses et la LADDH demandent la fin au "Couffin du Ramadan". Reconnus défenseurs des catégories déshéritées, ces institutions n’agissent point pour réduire ou apprécier l’inéquitable distribution des richesses, entre des classes sociales imbriquées…

La légendaire inflation du Ramadan s’attaque au budget de la classe moyenne : le pouvoir d’achat signe de santé !

Mais aussi à bien regarder l’embellie, dont se gargarisent les autorités en place arrosées par des scandales de corruption explosive sous Bouteflika, les humbles sont consolés devant l’injustice d’une mauvaise répartition des revenus du pays. Le petit peuple des pauvres est magnétisé, un ramadan réveille l’action publique pendant une période, mais les conditions sociales délabrées sont persistantes au quotidien et à longueur d’année. Et le pétrole en est témoin de la mauvaise répartition !

Tous calculs faits, les amis des pauvres, parmi les médias qui ont réagi au communiqué de la LADDH, s’accordent à fixer à 24% de population vivant en dessus du seuil de pauvreté. Mais s’ils se permettent de voir dans le prochain mois de carême une explosion de la pauvreté, l’année entière devrait servir aux pauvres pour râler !

Recul de la pauvreté dans les pays émergents...

Info : La dépréciation de la monnaie nationale, depuis ces derniers mois, est due essentiellement à la baisse des...

Posted by Fayçal Métaoui on mercredi 20 mai 2015

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