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Un documentaire sur le smog en Chine relance la lutte contre la pollution

Un journalisme dont l’engagement suscite le respect des censeurs

dimanche 8 mars 2015
par Rebel Kazimir


Il a été à la fois félicité et censuré par les autorités du pays, le documentaire d’investigation sur la pollution en Chine qui a pour titre « SOUS LE DÔME » a suscité un engouement inégalé tant dans le pays de la grande muraille qu’au niveau mondial. Comparé au livre de Rachel Carson, Printemps silencieux, publié en 1962 aux États-Unis, à l’origine du lancement du mouvement écologiste, jamais un produit de vidéo sur le Web, notamment chinois, n’a eu tant de succès, surtout en Chine.

Voir en ligne : Notre dossier : CHINE

Une célèbre journaliste chinoise, appelée Chai Jing, qui a démissionné de son travail de la télévision publique pour élever son enfant unique, a aussi gardé un lien avec son métier de reporter de l’audiovisuel. Elle a réalisé un documentaire qui a pour titre « Sous le dôme », diffusé depuis samedi 28 février sur Internet, dont le thème est la pollution. D’une manière inattendue, il a tout de suite fait le « buzz » dès sa parution en ligne.

Inéluctablement avec l’écho qu’il a eu, avec plus 100 000 millions de consultations en deux jours alors qu’il ne cesse d’être vu, il ne peut que déranger les cercles liés à son thème de la pollution. L’impureté de l’air, dont on connait les effets et complications qu’elle a sur la population chinoise, est une conséquence inévitable de la politique de développement basée sur l’industrialisation.

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Créant un inconfort aux choix de la politique officielle, le film a secoué l’opinion générale de Chine et donc a été finalement été visé par une forme de censure cynique. Ce qui a provoqué son retrait de tous les sites Web qui le diffusent, y compris Youku et Tudou, les deux sites d’hébergement de vidéos qui relevent les deux du secteur public et ont fusionné en 2012.

Mais, il a eu le temps de relancer le débat sur la façon de sauver le pays de la catastrophe environnementale et a fait réagir, non seulement la société dans son ensemble mais aussi les autorités. Le ministre de l’environnement, Jining Chen, installé dans ses fonctions fin février 2015 en succédant à Zhou Shengxian, s’est engagé, comme conséquence directe, à faire face au défi de la pollution qui est considéré, pour le cas chinois, sans précédent dans l’histoire humaine.

D’une durée d’une heure et 43 minutes, il a été apprécié dès dimanche 1er mars, par le nouveau ministre de l’environnement qui lui-même a un parcours exemplaire de scientifique et de responsable politique engagé sur cette préoccupation. Le film a posé les questions essentielles :
- En expliquant, d’une manière pédagogique faite d’une investigation journalistique bien élaborée, qu’est ce que le smog ?
- En fournissant une identification assez crédible des sources principales de la pollution de l’air en Chine, qui devient une question récurrente.
- Et en proposant les actions à mener pour rattraper les retards et peut-être en soumettant un schéma de solution.

Nous avons jugé important de vous donner la présentation du ministre chinois de l’environnement, reproduisant celle, enrichie par nos soins, de Wikipedia. Surtout qu’il a exprimé un respect favorable au travail de la journaliste Chai Jing

Chen Jining (陈吉宁) a étudié de 1981 à 1988, Génie de l’environnement à l’Université de Tsinghua à Pékin, puis en 1989 à Brunel University de Londres.

A Imperial College de Londres en 1993 jusqu’en 1994, il a obtenu son doctorat en analyse des systèmes environnementaux, en soutenant une thèse postdoctorale corps et ensuite pour il exercé comme assistant de recherche.

En 1998, il a été nommé chef adjoint du Département des sciences de l’environnement et génie de l’environnement, l’Université de Tsinghua.

De 2006 à 2007, il était vice-président de l’Université et un membre du Comité du Parti de la CCP.

Entre 2007 et 2012, il a servi comme secrétaire général et vice-président exécutif de l’Université. Il a été également depuis 2007 Doyen de la Faculté des sciences de la vie.

En Janvier 2012, il a été président de l’Université de Tsinghua. Il est également membre du Conseil consultatif national pour l’environnement et d’autres organisations environnementales en Chine.

La fin du mois de février 2015, Jining Chen est devenu le successeur de l’ancien ministre de l’Environnement Zhou Shengxian.

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