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Implosion du plus ancien fief islamo-terroriste



Le Pakistan toujours base arrière des Talibans


samedi 6 septembre 2014
par N.E. Tatem


Le Pakistan et l’Afghanistan, deux pays voisins ayant une frontière commune indéfinissable, montagneuse, inaccessible et incontrôlable, sont un refuge idéal pour le terrorisme. Cette région est le plus grand fief où la coalition « Al-Qaïda-Talibans » est la mieux consolidée dans le Monde. Le Pakistan, l’un des grands pays musulmans, est le 2ème, après l’Iran, à avoir un Etat islamique où le citoyen sachant réciter le coran a un meilleur statut que celui reconnu pour scientifique ou universitaire…

Voir en ligne : Notre dossier : PAKISTAN

Cette plongée dans l’islam politique du Pakistan (188 millions d’habitants en 2014, 6ème du Monde et 2ème des pays musulmans après l’Indonésie), s’est effectuée alors que les « Djihadistes » internationaux mobilisés par la CIA et l’Arabie Saoudite (sous la houlette de Benladen) avaient eu leur victoire sur le régime afghan pro-russe en 1989.

Depuis la stabilité politique a été complètement perdue et l’économie, pourtant connue comme étant en possession d’une bombe atomique, a été ruinée. Ce qu’on peut qualifier comme la meilleure déclaration de l’Etat Islamique qui sévit dans les territoires à cheval entre la Syrie et l’Irak, est de qualifier, sans ambigüité, l’Afghanistan et le Pakistan sont comme relevant de son califat. Ce qui a été désigné comme une défiance ouverte à Al-Qaïda qui considère ces deux pays comme sa chasse gardée.

Al-Qaïda et les Talibans : main dans la main

Le Pakistan est un pays fédéralisé, avec des républiques et provinces disposant de certains pouvoirs et d’institutions démocratiquement élues. Les frontières des quatre provinces correspondent approximativement aux principales ethnies qui ont une identité sans complexité aucune, puisque tracées avec des données linguistiques.

L’ourdou est la langue officielle au côté de l’anglais, mais il est parlé couramment par moins de 10 % des Pakistanais. Les principales langues étant le penjabi, le pachto, le sindhi et le seraiki. Elles sont liées aux principales ethnies du pays. Le tribalisme, forme forme primaire d’organisation des sociétés, convient adéquatement à l’islamisme. C’est ce que vit actuellement la Libye et avec la présence des islamistes. Mais encore pire, au Pakistan les forces politiques qui présument domestiquer les Taliban,s alors que ces derniers promettent le chaos, livrent le pays au pire désordre.

Mais une scission vient de tordre le cou à la cohésion des islamo-terroristes, prépondérants et stationnant en grand nombre dans cette zone montagneuse de la frontière d’Afghanistan et du Pakistan. Le TTP (Tehreek Taliban Pakistan : mouvement des Talibans au Pakistan) vit son implosion depuis début septembre 2014, les tribus locales qui font les gros bataillons islamo-terroristes dans la région, ont fondé leur organisation nommée « Jamaatul Ahrar ».

La stratégie du Mollah Omar confirmée au Pakistan.

Depuis cette première semaine de septembre l’excitation est à son comble. Un grand nombre de terroristes ouzbeks et arabes qui avaient combattu avec l’alliance, des tribus et des factions d’Al-Qaïda, quittent la région à la suite de cette scission.

Les services de renseignements du Pakistan et ceux qui suivent cette région notamment la CIA, croient selon plusieurs articles de presse parus dernièrement (The Telegraph), les voient quitter le Pakistan. Certains se dirigent en Afghanistan et d’autres rejoignent les combattants Isil en Irak. Le Pakistan gagne à les voir partir.

Les services secrets pakistanais attestent que ces deux factions sont en désaccord, quant à savoir si elles doivent se battre contre l’armée pakistanaise, qui a lancé une offensive dans les zones tribales et a affirmé avoir tué plus de 900 militants pendant uniquement le seul mois de Juin. Ou bien, au contraire, entretenir des discussions avec le pouvoir. C’est le même débat de dispersion qui se passe dans le pays voisin l’Afghanistan.

C’est la stratégie du Mollah Omar qui prend place et non celle des responsables pakistanais. Le nouveau groupe a déclaré son allégeance au chef des talibans afghan. Le mollah Omar a demandé à ses partisans de ne pas attaquer l’armée pakistanaise, mais d’utiliser le territoire pakistanais comme un refuge, ou base arrière sûre, pour lancer des attaques contre les forces de l’OTAN en Afghanistan.

Dans un climat de tueries, comme celle qui a débouché sur la mort d’un certain commandant Massoud idolâtré par les occidentaux parce que marié à une allemande et agent de service..., ce genre de scission reste utile à la réduction des effectifs de la criminalité islamiste. Mais, elle renforce bien des hordes dans d’autres régions.

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