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Juge anti-terroriste français en Algérie...

Autopsies et auditions pour l’affaire des Moines de Tibhirine.

jeudi 4 septembre 2014
par Damien Djamel Bouch’Raf


Le juge français Marc Trévidic se rendra en Algérie, les 12 et 13 octobre prochains, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat des moines de Tibhirine. Un accord de principe a été obtenu par la justice française en 2013, pour la reprise cette année 2014 de l’enquête, afin d’autopsier les parties, restantes des victimes les « 7 têtes » et d’auditionner des témoins. Parmi ces derniers, des officiers qui ont travaillé contre le terrorisme des années sombres.

Voir en ligne : Notre article datant de 2009, l’affaire des Moines de Tibhirine sous l’époque Sarkozy en France.

Le moment est venu pour les autorités algériennes de mettre à nue, encore une fois, l’odieuse cruauté des islamo-terroristes. A l’époque, de cet enlèvement puis assassinats, il n’y avait un Internet si élaboré que maintenant. Il y 18 ans, lors de l’affaire des Moines et les négociations françaises avec les terroristes, les caméras n’étaient aussi utilisées que maintenant.

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Aperçu biographique des moines assassinés
L’Abbaye Notre-Dame de l’Atlas est situé aux environs de Médéa, à 90 km au sud d’Alger. L’une des wilayas (départements) les plus touchées par le terrorisme islamiste.

Sinon les horreurs vécues par les Algériens, qui ont laissé un traumatisme collectif, peuvent être plus monstrueux que ceux d’Irak ou de Syrie. Aujourd’hui encore menaçant grâce aux accointances des politiciens, le terrorisme est alimenté... En Algérie, la vieille théorie du complot s’exprime avec « QUI-TUE-QUI ? » est toujours en marche.

Pour l’assassinat de ces religieux, les complicités algériennes avec les crimes qui totalisent quelques 200 000 victimes, servent encore l’idée d’une bavure de l’armée… L’assassinat des moines français de Tibhirine a eu lieu en 1996, en plein désarroi de la décennie noire. Dans les milieux « pro-terrorisme » locaux, il est même proposé que l’armée algérienne a massacré les moines pour ternir l’image des « Moudjahidine ».

Le ministre algérien de la Justice, Tayeb Louh, a annoncé mercredi (3-09-2014) à l’AFP que le magistrat enquêteur français est autorisé à une visite et à réaliser les observations nécessaires à l’enquête. Ce qui lui a été refusé à deux reprises pendant cette année.

Si le juge anti-terroriste français insistait, comme le 9 juillet sur les ondes d’une chaîne de la radio publique française, le sujet a une place dans l’opinion française. Et le magistrat a été chargé en 2007, il y plus de 8 ans, d’aller jusqu’au bout de l’enquête…

« La procédure d’expertise et d’autopsie sera assurée par des experts algériens. » , en présence du juge français, a précisé Tayev Louh. Le magistrat algérien en charge de ce dossier doit, de son côté, se rendre en France le 21 octobre pour exposer les résultats.

Pour l’instant les auditions, voulues par le juge français, qui ne peuvent jamais être rendues publiques, du fait de la classification. Elles peuvent contenir la vérité, du moins la plausible ! L’enquête est, côté algérien, comme la rencontre d’une dinde avec un couteau. Les décideurs algériens stoïquement se soumettent enfin à un regard externe et institutionnel.

L’intervention de l’armée par des hélicoptères, sur un campement d’islamistes armés, qui aurai tourné au drame, est une version colportée (soulevée) par le général français « le général François Buchwalter ». Et qu’elle serait à l’origine de la mort des religieux d’un monastère…

Les sept moines sont enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 et séquestrés durant plusieurs semaines. Leur assassinat est annoncé le 21 mai 1996 dans un communiqué attribué au GIA (Groupe islamique armé). Les têtes des moines ne sont retrouvées, non loin de Médéa, que le 30 mai 1996.

Quant à l’absence des corps, l’Algérie des cercueils qui ont été ouverts. Les services de algériens de sécurité se sont trouvés dans l’embarras. Chose qui sert les alliés du terrorisme qui accable l’armée, telle pour des affaires de disparus, y compris ceux partis en Irak ou en Syrie...

Dans l’affaire des Moines, le GIA a revendiqué et les corps restent introuvables...

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