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Al-Qaïda et EIIL tiennent en tenaille l’Arabie Saoudite



Effet boomerang du djihad de la pire monarchie réactionnaire


mercredi 9 juillet 2014
par Rebel Kazimir


Le régime saoudien, une monarchie qui a été éclipsée à deux reprises dans son Histoire mais est revenue comme même, est menacé d’un mal qu’il a lui-même généré. Parmi les jalons de la doctrine Wahhabite, l’islamo-terrorisme. Il a été parrainé par cette dictature féodale et a semé des cruautés dans le Monde. Mais son schéma, imprévisible, échappe à la monarchie et a pour projet de la détruire.

Voir en ligne : Notre dossier : Arabie Saoudite

Les dernières nouvelles ne sont pas reluisantes. Le processus de violence s’est déclenché, l’EIIL a déjà pilonné des villages saoudiens en tirant des roquettes de l’Irak. Plus gravement, Al-Qaïda a fait une incursion côté Yémen. Le royaume est tenu en tenaille. C’est l’une des premières déroutes de l’armée saoudienne. Elle a renforcé ses forces de 30 000 hommes à la frontière irakienne, mais la surprise est venue de ressortissants saoudiens d’Al-Qaïda derrière l’attaque à la frontière avec le Yémen.

Un porte-parole du ministère de l’intérieur saoudien a qualifié, la récente attaque meurtrière, de la frontière saoudo-yéménite, revendiquée par Al-Qaïda, en commise par des Saoudiens recherchés par les autorités de leur pays. Cité par l’agence officielle Spa, une liste nominative, des cinq assaillants tués, a précisé que leur identité avait été établie après des "analyses d’ADN". Il s’agit de saoudiens recherchés… «  Moussa Abdallah al-Chehri, Saleh Ali Saad al-Amri, Ayoub Saleh al-Souidi, Abdel Aziz Ibrahim al-Rchoudi et Faraj Yaslem al-Seiyari »…

Dans l’embrasement de la crise syrienne, le nombre de « djihadistes » saoudiens est de loin la première nationalité à s’être introduite pour combattre le régime « baâthiste » de la dynastie « Assad ». Un 6ème complice, Saleh al-Souheibani, a été blessé et arrêté lors de l’opération d’infiltration qui a suivi l’attaque, a encore dit le porte-parole, précisant que les six membres du groupe, en fuite à l’étranger, étaient "tous des Saoudiens recherchés par les services de sécurité du royaume".

La province d’Al-Anbar, conquise par l’EIIL en Irak depuis 7 mois, est au Sud et frontière saoudienne. L’organisation terroriste, dont l’Emir a déclaré le califat en exigeant des musulmans de se soumettre, a pris le contrôle d’Ar Ar, un village sur le territoire saoudien. L’EIIL s’est emparé du poste de douane à la frontière entre l’Irak et l’Arabie Saoudite. Les pays protecteurs des terroristes arrivent au retournement contre eux-mêmes, de leurs combattants. Et pour mieux situer la compréhension de l’avenir, le pétrole sera le prochain otage de l’EIIL.

30 millions de sujets saoudiens adossés à la tombe du prophète, ébullition ou lutte des classes ?

Depuis une décennie les guéguerres internes de la dynastie se sont exacerbées, ce qui a poussé le roi à créer le « le Conseil d’allégeance » institué en 2006 lors d’une réforme destinée à assurer une succession pacifique. Mais aux contradictions du palais se rajoute un environnement régional explosif où la progression du terrorisme est devenue de plus en plus difficile à contenir.

Les luttes sociales existent en Arabie Saoudite et sont redoutées par la dynastie. Cette dernière est décrite par wikipédia. Elle comprend tous les descendants de Mohammed ben Saoud Al Mouqrin, y compris les branches cadettes (non dynastes). 20 000 princes et princesses de sang dont 4 000 princes de sang royal.

Le nombre exact des membres de la famille royale est inconnu, étant un secret d’État. Une hiérarchie établit que les descendants d’Abdelaziz ont le titre d’« altesse royale », les autres membres de la famille n’ont droit qu’à celui d’« altesse ». Il s’agit des castes qui campent l’économie du pays…

Mais pour les 30 millions de saoudiens, les symboles, de la lutte contre la pire féodalité archaïque, sont là. Il ne s’agit pas de terroristes que la monarchie désignait en musulmans « égarés », mais de tous les délits d’opinions en Arabie Saoudite.

L’idée de la fragilité de cette monarchie est faite. Le royaume est dans une solitude, isolée du moindre soutien. Aucune stratégie n’est à sa portée pour être sauvé. Ses voisins lui tournent le dos.

Quelques uns de nos sujets sur l’Arabie Saoudite.

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