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Une demi-dictature en Algérie, brûle son contrat de génération !



Lors du 4ème mandat, protéger les objets de valeur du détournement nationaliste.


mardi 20 mai 2014
par Damien Djamel Bouch’Raf


La dernière humiliation qu’inflige Bouteflika au peuple qui l’a obstinément réélu le 17 avril 2014, est le retour à deux mandats présidentiels dans la version prochaine de la constitution. Ce paternalisme qui assimile le rapport de l’homme aux citoyens, à une exigence, suppose aussi l’ironie abjecte. L’absence d’un personnage de l’aura du vieux diplomate rusé et acharné, donc se remettre à cette personnalité du sérail est un dépannage, sans projet sociétal différent, fait que la transition du colonialisme à l’existence d’une entité étatique fiable est encore inachevée !

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

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Barakat s’explique
Barakat : cadre national de mobilisation et d’organisation qui puise sa raison d’être des aspirations légitimes au changement de notre peuple, prônant les valeurs de citoyenneté, de tolérance, de dialogue, de paix et des droits de l’homme universellement reconnues.

Ce n’est pas le seul paradoxe des adverses opinions ankylosées à ne rien proposer que de le remplacer, les oppositions algériennes ne sont point configurées pour sortir le pays de l’ornière, sans malheurs. Mais un certain groupuscule contestataire, Barakat a bravé l’interdit de manifester dans la rue institué par Bouteflika en 2001, montrant le chemin de braver la fatalité et de traverser sans dégâts, que la propagande que le virage est maintenant abordé…

Puis que depuis le retour aux affaires d’un descendant de ce que les Algériens désignent par « le clan d’Oujda », après son mentor Boumediene dont il a été évincé à sa succession en 1979, a une signification. Forcément, cette dernière est différente des autres corps et clans régionaux ou des autres segments du nationalisme qui s’impose aux prudes citoyens. La paix et l’avenir, le besoin primaire, confiés à des gouvernements aux rhétoriques populistes a déclenché le djihad comme nouvel nationalisme, le religieux, au cœur d’une démocratie avortée !

Lors de la campagne électorale de 2014, CANAL+ la chaîne payante française, a été privée de visas pour ses envoyés pour couvrir le vote, pour ses parodies. Canal plus parodie

N’ayant pas respecté la prescription inscrite par son prédécesseur Zeroual, en 2008 lors d’un 3ème qui a ouvert le chemin à la récidive de 2014, Bouteflika a garanti l’emprise inavouable des hommes qui n’ont aucune politique que celle du paternalisme nationaliste. Après, qu’il ait modifié en catimini et tel un faussaire malséant, la constitution en 2008, gonflant les salaires des députés appelés à l’approuver, explosèrent des scandales en série autour de SONATRACH. Un vrai escamotage de la psychologie collective… et ça continue !

Des constitutions entre les mains de parents maladroits et ayant l’immunité historique.

Au total, les quatre mandatures de l’actuel président algérien, qui soi-disant est utile et au service de son pays vivant un contexte de déstabilisation qui mettrait en danger sa pérennité, sont placées sous l’autorité ou sous couvert ou bien en protection qui rappelle fatalement celui d’un père à l’égard de son enfant.

C’est un dû qui revient à, disent les nationalistes du « ridicule historique », quand ils reportent à jamais remettre le flambeau aux nouvelles générations qui les ont désavoués un certain octobre 1988. L’œuvre du moins mauvais président, favorisé par rapport aux autres prétendants qui gravitent dans la sphère politique algérienne, est aussi interprétée comme le salut en un commis dévoué, une personnalité qui a présence sur la scène internationale et un réel mystère cynique.

C’est l’homme légitime qui doit terminer le passage à la démocratie, le mandat de la transition a été galvaudé, lors de la dernière campagne électorale, par un réconfortant Zéroual. Le militaire et président qui a été vraiment mobilisé au déclenchement des deux décennies de criminalité politique largement puisée de la politisation de l’islam, donne en prime au 4ème mandat un épisode des inopinées et inconsistantes aventures que traverse l’Algérie depuis l’accès, en 1962, à sa souveraineté nationale.

Malgré la maladie qui l’a frappée et a apporté la réalité de son infirmité, « pas maintenant et dans 5 ans » puis d’ici-là on verra. Cette nouvelle péripétie, plus que les précédentes, préfigure la razzia sur les deniers et les biens.

Document, projet de révision constitutionnelle, telle que soumise...

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