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Le tourisme algérien : emblématique des ravages multiples



Une économie aveugle aux modèles voisins


dimanche 16 février 2014
par Damien Djamel Bouch’Raf


On n’arrêtera jamais de s’étonner de la ruine qui frappe le tourisme algérien, du fait de la réussite des modèles qui l’entourent. Manifestement, le retard du pays ayant le plus vaste désert du Monde, son Sahara, est dû à l’absence, encore à ce jour, d’un projet-programme de redressement global. L’autocratie du régime politico-sociétal s’approprie la rente nationale et jouit sans partage du luxe et des plaisances des potentialités touristiques. Elle n’a pas de programme inter-générationnel et dirige à vue et sans anticipation.

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Les performances touristiques du Sud algérien, l’absence d’un projet adapté se rajoute l’insécurité de l’AQMI ! Il est en ligne, LE LIRE ICI


Voir en ligne : Notre dossier : TOURISME, diasporas et insécurité

Le secteur du tourisme en Algérie s’est complètement effondré pendant la période des grands troubles que signait l’islamo-terrorisme. Les intrusions de l’AQMI endiguent toutes pensées d’un tourisme paisible... Alors qu’il était sur le point d’amorcer son essor avec le passage du fameux Rallye Paris-Dakar commencé en 1978 avec un passage obligé par Alger, ce secteur économique fut totalement réduit à néant lors de la sinistre « décennie noire » des 90.

En fait, il n’a jamais décollé contrairement aux expériences des pays de la région et ayant les mêmes données pour faire accréditer une offre aux ressortissants locaux et étrangers. L’Espagne, le Maroc, la Tunisie et l’Egypte ont développé le tourisme de masse, le modèle adéquat pour valoriser les terroirs et les cultures ancestrales de Méditerranée.

La compétition de sport mécanique qui se déroule depuis 4 éditions, pour la même raison d’insécurité « Paris-Dakar », en Amérique Latine, fut l’aubaine pour que le tourisme mette en place les équipements et structures d’une nouvelle tradition, l’accueil commercial de villégiateurs comme une prestation obéissant aux normes d’une industrie à la matière première inépuisable...

L’Algérie jouit toujours d’excellentes ressources naturelles pouvant opportunément être exploitées dans la plaisance du repos et de l’exploration de paysages naturels. Mais pas uniquement l’insécurité qui ne permet pas à ce secteur économique d’être une richesse sur laquelle peut s’appuyer l’émergence du pays, d’autres incidences négatives intervenaient continuellement pour endiguer son évolution.

D’abord, un contexte sociopolitique, en mesure d’accueillir des étrangers et faciliter les déplacements des autochtones, ne s’y prête pas, ou rarement. Le pays, sporadiquement instable, est à ce jour, janvier 2014, dans une crise d’incertitude politique. Israël, éternellement en guerre, soigne un accueil communautaire face à ses tracas !

Ce fut avec le régime politique paranoïaque du socialisme oligarchique, sous Boumediene, qui s’est laissé dominer par les improvisations nationalistes qui l’aient soumis à moult dévoiements, dont les exclusions des communautés et éventuels visiteurs considérés hostiles à la souveraineté nationale fraichement acquise. Lesquelles pourtant montraient une avidité à se lier au pays, associant les émigrants expatriés pour former une vraie diaspora

L’atmosphère d’insécurité compatible avec le népotisme où les ressources touristiques sont accaparées pour la jouissance des castes.

Puis le processus de détérioration s’est mué pour regrouper à la fois l’insécurité et la prédation. L’effondrement des principaux leviers, maintenu en 2014, de l’économie algérienne malgré la manne pétrolière, continue encore. Si, un tourisme existe encore en Algérie, c’est bien celui de la jouissance des castes de « l’abusus » des patrimoines

La démagogie qui disait pendant les années 60 et 70 que l’Algérie est le pays le plus hospitalier du Monde, a été balayée par la cruauté des années sombres ! Les brimades des libertés que les Algériens ont subies pendant les années 80 sous Chadli qui a ouvert à l’islamisme, à la prédation économique et à la répression idéologique pilotée par le duo Messaâdia-Mehri, sont totalement incompatibles avec l’émergence d’un tourisme.

Le même climat perdure au regard des profils, à partir des C.V. de nombreux directeurs de wilayas (départements) du tourisme. On se fait idée de la considération qu’a le secteur du tourisme dans la gouvernance du régime inchangé depuis l’indépendance.

Des rejetons, beaufs et autres pistonnés sont placés, avec leur criarde incompétence, managers régionaux ou à la tête d’établissements publics. D’ailleurs tous les secteurs souffrent de ces placements de médiocres et de corrompus, entrainant en conséquence l’exclusion des meilleurs, professionnels et dévoués.

Comme c’est le cas de l’ensemble des institutions, les promotions accélérées et autres nominations passent par le népotisme qui a marqué, plus que par le passé, l’époque fastidieuse de Bouteflika. Mais dans le tourisme, les rentiers s’approprient, outre des revenus salariaux inappropriés, les commodités des luxures que recèle ce domaine.

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