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Bouteflika doute de la sincérité d’Ennahdha de Tunisie

Les interlocuteurs étrangers redoutent le machiavélique Ghannoushi

jeudi 21 novembre 2013
par Azouz Benhocine


Les autorités algériennes et à leur tête Bouteflika commencent à s’angoisser de la situation de leur voisin la Tunisie. Le processus de transition que Mancef Marzouki ne semble pas bien piloter et encore moins l’arbitrer, suscite et engendre de l’insécurité. Avec un effet inéluctable dans la région, que le principal voisin tente de mieux appréhender, l’Algérie est conséquente de son expérience.

Voir en ligne : Notre DOSSIER : Tunisie, BERCEAU DU "Printemps Arabe".

A son retour en Algérie après sa maladie du 17 avril, Bouteflika a eu à recevoir, lors de ses toutes premières rencontres, les deux leaders tunisiens Rached Ghannouchi et Béji Caïd Essebsi, l’un après l’autre et dans cet ordre. Le second représentant le camp des démocrates tunisiens fut celui qui témoigna de la bonne santé du président algérien disant « il donne l’impression de n’être guère malade. »

Rached Ghannouchi a demandé d’être reçu une seconde fois par le chef de l’Etat voisin, sans que le contenu de son vœu n’ai pas fait l’objet de plus de commentaires. D’ailleurs, il a été révélé par les adversaires politiques des islamistes tunisiens qui tergiversent à dialoguer sereinement. Par la voix du secrétaire général de Nidaa Tounès, Taieb Baccouche, du Front de salut national, qu’a rapporté le quotidien Al Maghrib, cette demande a été connue du public.

Le chef de l’Etat algérien a donné une suite favorable à cette sollicitation, le contraire aurai étonné. Bouteflika étant un diplomate de renom, un politicien rusé et un personnage influent auprès de nombreux hommes politiques croyant à son expérience.

Et comptant alimenter favorablement la transition en Tunisie, il a exigé de recevoir pareillement l’homologue tunisien des démocrates Béji Caïd Essebsi. Chose qui a permis d’ailleurs de faire la véracité de l’information. Le chef de l’Etat algérien tenant à l’équité, pour ne pas écouter un seul son de cloche, entre les deux parties tunisiennes qui n’arrivent pas à transcender leurs divergences, donne ici une réaction qui a sa signification.

D’après les analystes qui ont pu accéder à la demande du chef islamiste tunisien, les autorités algériennes n’ont plus confiance aux démarches qui leur sont proposées par le leader d’Ennahdha tunisienne. Certaines données qui ont leur ont été communiquées aussi bien lors de la précédente entrevue, pour celle qui se prépare et en d’autres occasions sont jugées erronées.

Le volet sécuritaire en Algérie vit actuellement une grande mobilisation des autorités, tellement les menaces par les frontières sont devenues plus périlleuses que jamais.

A l’instar des chancelleries et cercles diplomatiques du Monde, préoccupés par la situation en Tunisie, doutent désormais que le parti islamiste est sérieux dans ses pourparlers avec la société civile tunisienne. Ennahdha est grandement soupçonné de ne pas entretenir un dialogue loyal pour apaiser l’atmosphère du pays de l’Est-Maghrébin.

Les interlocuteurs étrangers remarquent que les démocrates tunisiens s’exposent à la violence, dans tous les cas. S’ils manifestent pour dénoncer l’accaparement du pouvoir ou simplement demandent à être reçu par des représentants d’autres nations, ils subiront les foudres des obscurantistes. Les réseaux salafistes locaux ont le même projet que Ghannoushi et réagissent en conséquence avec leurs convictions !

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