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Tunisie : la CIA prouve les crimes d’Etat d’Ennahdha



Les commanditaires des assassinats de Bélaïd et Brahmi sont au pouvoir


jeudi 26 septembre 2013
par Damien Djamel Bouch’Raf


Une cabale islamo-terroriste sème la mort lente en Tunisie, alors que la résistance n’arrive pas à déloger la secte de théocrates qui squattent l’autorité publique. Telle est actuellement la parodie de transition dans ce pays maghrébin. La dictature chassée, le berceau du Printemps Arabe est livré à des religieux qui ne montrent aucun dynamisme pour instaurer la stabilité et la sécurité. Comme ils entretiennent délibérément un climat propice pour que les "Djihadistes", qui se liguent au niveau mondial, inondent le terrain.

Voir en ligne : Notre GRAND DOSSIER : Tunisie berceau du Printemps Arabe

UN ARTICLE de l’Hebdomadaire français LA CROIX...

Si on vous dit que déjà des terroristes dirigent la Tunisie et que ce sont des islamistes qui ourdissent des complots et des crimes, vous verrez de la dénonciation politicienne qui exploite Internet pour propager de telles accusations. Pourtant la vérité est toute autre, les crimes d’Etat dont la mort des opposants Chokri Belaïs et Mohamed Brahmi, sont maintenant endossés à Ennahdha et la justice est saisie.

L’atmosphère de répression des artistes et des journalistes, par une justice dévoyée, se fait par l’accusation absurde d’atteinte à l’islam. Et la police, comme au temps de la dictature, toujours corrompue et malfaisante, traite les citoyens avec le zèle de la censure. Un chanteur de la musique Rap a été malmené par la seconde et condamné par la première. Un régime d’inquisition insoutenable pour les créateurs et toutes les libertés !

La dernière crise de la Tunisie est plus grave qu’avec l’éviction de Ben Ali. La démocratie patauge, l’exécutif gouvernemental semble chercher un consensus pour une constitution qui peine tragiquement à voir le jour. Les élections de l’assemblée Nationale et du président de la république, censées se tenir au bout d’un an après l’ancien régime, c’est-à-dire au maximum le 23 octobre 2012, sont passées aux oubliettes.

Les islamo-terrroristes complotent aussi, en créant la déstabilisation qui dissimulerait l’impotence de la coalition, surnommée la troïka, accommodée de l’inefficace Mancef Marzouki qui tergiverse dangereusement dans son approche angélique.

La « Troïka » diffère à ce jour le calendrier électoral pour pourvoir les instances publiques locales de nouvelles assemblées élues. Et pour ce qui est réellement la transition, elle patauge en éloignant la mise en place de l’Assemblée Nationale. Comme elle traîne pour qu’un Chef d’Etat légitime soit élu.

Les commanditaires du terrorisme en Tunisie espèrent un dénouement Syrie pour rapatrier les tueurs...

Un document de la CIA révèle que les islamistes au pouvoir à Tunis avaient été avertis, au moins une semaine à l’avance, qu’un groupe de salafistes s’apprêtait de tuer Mohamed Brahmi. Des documents supposent que les services américains de la CIA basés à Tunis avaient alerté le 14 juillet le ministère de l’intérieur que des salafistes fomentaient l’assassinat de Mohamed Brahmi.

Et quand il est annoncé par les autorités que c’est la même arme, qui a tiré sur Mohamed Brahmi, avait aussi tué auparavant l’opposant de gauche Choukri Bélaïd, il y a de quoi se demander sur les agissements de responsables qui semblent attendre qu’Al-Qaeda vienne mettre le pays à feu et sang.

Si ce cela n’a été pris en compte, il faut se demander finalement vers quel risque mène l’enlisement de la situation actuelle en Tunisie ? Les preuves s’accumulent entre les mains des opposants, notamment l’« Irva », l’Initiative pour la recherche de la vérité sur l’assassinat de Chokri Belaïd.

L’un des principaux animateurs, Taïeb Laguili, de cette « association » de la société civile qui a montré tant de crédit que d’activisme citoyen édificateur de la nouvelle société tunisienne, a été entendu sur les plateaux de plusieurs médias et questionné par la presse tunisienne pour ces preuves qu’il a à chaque fois étayées.

La crise politique tunisienne est politique, mais aussi causée par des dirigeants ayant des accointances avec l’islamo-terrorisme international. Quand les actes essentiels sont des crimes, soutenus ou commandités par les dirigeants d’Ennahdha, et arrivent devant les tribunaux déjà noyauté d’islamisme. Ces actions devant la justice sont appuyées par une cinquantaine de députés démissionnaires de l’assemblée constituante et largement corroborées par les médias, alors qu’une impuissance, des plus officielles, empêche leur traitement. Tel est la paradoxale panne de l’islam politique en Tunisie.

L’UGTT, le principal syndicat déploie d’immenses efforts pour un sursaut national afin que le pays sort de cette crise complètement diligentée. Mais il est confronté à l’essentiel, les islamo-terroriste obéissent à un programme de déstabilisation du pays. Ennahdha, accompagné du CPR, a boycotté le premier round du dialogue national, le 16 octobre 2012. C’est encore Ennahdha qui a empêché la finalisation des compromis obtenus lors du deuxième round du dialogue national, tenu le 16 mai 2013...

Les preuves fournies par la CIA alertent d’une situation grave où Ennahadha, même en déclarant accepter la volonté des opposants quant à la direction de son gouvernement, ne fait que flouer l’opinion générale tunisienne. Et c’est Ennahdha qui obtient la bénédiction au niveau international...