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Tunisie : après un crime politique inquiétant.



Berceau du Printemps Arabe, le pays de Bourguiba à la croisée des chemins


mardi 12 février 2013
par Azouz Benhocine


Aussi bien Ennahdha en Tunisie, que le régime iranien ou bien le dernier des islamo-terroristes, blâmer les occidentaux passe avant les médias et les élites laïques locaux. Cependant, ce sont ces derniers qui en sont les victimes, des actes barbares, comme les tueries, ou les diverses peines de la charia islamique... Une autre argumentation reste aussi de mise, chez les tenants de la "Théocratie", elle consiste à désigner "les vestiges de l’ancien régime" ...

Voir en ligne : Notre DOSSIER : Tunisie, BERCEAU DU "Printemps Arabe".

Face aux défis qui ont à ce jour testé tout le gouvernement islamiste et sa gestion, la coalition qui dirige en Tunisie actuellement, s’est faite, à ce jour, remarquer par son incompétence. A défaut de résoudre la crise économique ou de réformer les institutions, la démagogie réactionnaire est devenue officielle. Et même elle est plus coriace, pour être démontée, que l’ancien régime de la dictature Ben Ali.

Le bras de fer pour le maintien du gouvernement islamiste de Jabali, perçue comme conséquence de la mort de l’opposant Chokri Belaïd, or c’est pour son immobilité que cet exécutif est décrié, démontre qu’Ennahdha est déjà difficile à chasser... Même si un jour les islamistes seront en minorité, en Egypte ou en Tunisie, c’est le modèle iranien. La Turquie, comme modèle islamiste, est actuellement une vaste prison pour les opposants et les journalistes...

Les ennuis du gouvernement du parti islamiste, qui gouverne d’ailleurs dans la solitude la Tunisie sans vraiment laisser place à ses partenaires du centre-gauche lié à Moncef Marzouki, résident surtout en son retard dans l’élaboration d’une nouvelle constitution qui ne soit conflictuelle et déstabilisante.

Chokri Belaïd

Ainsi, son incapacité à sécuriser le pays, de même son incompétence à sortir du marasme économique ou de donner des réponses adéquates aux besoins des jeunes chômeurs plongés depuis des décennies dans la précarité sociale, restent les vrais problèmes de ce pays phare dans les transformations que connaissent les pays arabes.

Avec cette manière de ne pas pas regarder la situation intérieure du pays, le parti Ennahda, ne semble pas vouloir répondre aux aspirations de la population. Ses dirigeants recherchent à consolider leur pouvoir, pour arriver à s’en passer des relents de la pratique démocratique qui donnent respects et droits aux minorités. Et ouvrent inéluctablement perspective à l’alternance...

Berceau de ce ce qui est le "Printemps Arabe" , la Tunisie renferme tous les ferments pour un dépassement de l’islamisme. C’est pour cela que l’acharnement de "l’islamo-errorisme" est plus risqué. D’autant aussi que les tunisiens croient qu’ils sont un peuple paisible et fraternel, les criminels de la théocratie vont en profiter, surtout s’ils ne trouvent pas la fermeté. Cette fermeté que le gouvernement d’Ennahdha n’a pas associé à ses desseins.

L’islamisme, sans distinction du pays où il est aux affaires, s’érige comme une théocratie évoluée, mais ayant toutes les règles des dictatures dans son programme, elle couve des violences politiques. Sans pour cela répondre aux besoins urgents des populations, sinon en alimentant "LES DÉSORDRES", ces islamistes réalisent le projet rétrograde, auquel ils ont partout et toujours rêvé...

Même en condamnant l’assassinat de Chokri Belaïd, l’une des figures de la gauche laïque tunisienne et opposant ouvertement déclaré à l’actuel gouvernement, cela n’a pas empêché son ministre des affaires religieuses d’Ennahdha, de reprocher à l’épouse du défunt d’avoir assister aux obsèques de son mari.

Dans l’incapacité de donner des solutions aux différentes crises où est entraînée son pays, et en fustigeant ses détracteurs, Rashed Ghannoushi, le leader d’Ennahdha, a accusé le « modèle français de laïcité » pour les conflits en Tunisie. Il a insisté que pas plus de 20 pour cent des Tunisiens sont opposés à la domination islamiste. Les autres dit-il, soit les 80% restants, « sont contre la laïcité radicale » , pour justifier une légitimité faite avec "Allah" !