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Google, un téléphone pour se préserver le leadership.

Google Phone, le rebond à l’heure de l’incertitude et de la révolution technologique.

mercredi 20 août 2008
par N.E. Tatem


Google compte promptement coller et être dans la course technologique ainsi qu’au bon moment d’une révolution, avec un nouveau produit plus matériel que virtuel. Sans chercher loin pour le nommer simplement « Google Phone », Google se met à la téléphonie.

Voir en ligne : Le site de Google phone, blog du projet pour plus de détails.

Pour les non-voyants article vocalisés, écoutez la version phonéyique -ici

Paradoxalement, d’une part on vous annonce le ralenti des revenus de l’entreprise Google, in le Figaro économique du 18 août 2008, et de l’autre, la fortune de ses deux fondateurs, Larry Page et Sergey Brin, atteint 37 milliards les faisant avancer de la 5e à la 6e place avec 18,5 milliards chacun des personnes les plus riches du monde, selon le magasine Forbes, et ce pour la même année 2007.

La première version tient son constat du ralentissement des clics des annonces fournis par Google qui constituent 99% de ses revenus, pourtant le chiffre d’affaire est de 16,6 milliards pendant ce même exercice 2007. Et la seconde est vraiment peu crédible du fait qu’elle nous a présenté, il y a deux ans, la pire des affabulations que le révolutionnaire cubain Fidel Castro était à la 9ème place parmi les monarques arabes des pétrodollars et omet de citer, pour cette année de 2007 aussi, le mexicain d’origine libanaise Carlos Slim, magnat et opérateur de téléphonie, le plus riche de la planète dont la fortune est estimée à 67,8 milliards destituant Bill Gates de Microsoft. Et là on est dans la culture people, comme sur un terrain de jeu puéril…

Les fondateurs de GOOGLE : Larry Page et Sergey Brin

Image hébergée par servimg.com

Google compte promptement coller et être dans la course technologique ainsi qu’au bon moment d’une révolution, avec un nouveau produit plus matériel que virtuel. Sans chercher loin pour le nommer simplement « Google Phone », Google se met à la téléphonie. Les francophiles aspirent discrètement déjà à rajouter un trait d’union entre les deux mots : Google et Phone, histoire de mettre à jour la terminologie d’outils devenus plus communs pour toutes leurs utilités que les chapeaux ombrageux nécessaires en cas d’ensoleillement. Souvent pour ces linguistes, d’appétence à conformer la langue française aux nouvelles mœurs par une surveillance des innovations à introduire aux dictionnaires, échappe le cap et les contraintes de la forte poussée technologique dans les sociétés et s’éberluent que des mots surgissant à partir des NTIC leur sont imposés. Point de retard…

La grande société derrière le moteur de recherche le plus prisé du Web, a ainsi mis au point son projet à l’heure où la téléphonie accède de plein pied à Internet. Associé à l’opérateur de téléphonie américain T-Mobile USA pour la partie exploitation et au constructeur taïwanais HTC pour la réalisation de la machine de poche, dans l’hybridation des fonctions de ce premier produit pour cette marque et lors de sa sortie, Google n’a pas lésiné sur les investissements. Le feu vert de « La Federal Communications Commission » est attendu avec la rentrée, il doit certifier que l’exploitation du terminal répond aux normes américaines et des réseaux en place. Afin de ne pas rater l’opportunité de remettre sa présence au premier plan et suivre la mutation que vit actuellement le Web avec le boom des consultations via la téléphonie, l’appareil se rattache donc au mot le plus usité à chaque connexion... Quand on entend qu’internet est le premier à répondre aux demandes de renseignements et un diffuseur de plus en plus incontournable en matière d’informations, ce passage au téléphone qui se généralise d’une manière fulgurante rend la mobilité encore plus attractive et la frilosité des usagers encore plus attisée.

La rare séquence vidéo sur le GPHONE

La mise en vente en la période des fêtes de fin d’année, où les achats prennent de l’ampleur lors de noël avec la tradition des cadeaux comme le passage au nouvel an qui porte une manifestation au changement des équipements. Tous deux suscitent l’acquisition de nouvelles marchandises que les opérateurs mettent aussi dans leurs offres, tient aussi du marketing qui s’est établi depuis des années en matière de fournir les personnes et les ménages. Ainsi s’est effectuée l’opération commerciale du prédécesseur l’iPhone.

Le système d’exploitation de l’appareil, l’équivalent de Windows pour l’ordinateur, où Google joue le principal rôle et garde la main comme initiateur, permet toutes les fonctionnalités qu’on trouve dans la dernière génération des téléphones portables. A savoir un panel de logiciels qui permettent la communication téléphonique, le surf Internet, la gestion de la messagerie électronique, l’outil GPS, l’appareil photo et le lecteur multimédia. « Android », l’appellation qui lui a été donné résonne comme un personnage d’aventure de science-fiction, est la base qui donne à Google Phone un certain label envié et que détient le moteur de recherche.

Et pour atteindre un maximum de performance et contrer le fameux l’iPhone, désigné le téléphone intelligent pour son écran tactile, imaginé et mis sur le marché par Apple à la même plage périodique de l’année, Google a préféré commander ce système d’exploitation par une sorte d’appel d’offres aux entreprises sans distinctions de leur taille et encore sans regarder leur renommée. Avec un concours et un mode de sélection la mettant aussi à l’heure de l’expansion des logiciels et autres plugins (*) dits en open-source, c’est-à-dire libres et gratuits.

Initiant une compétition entre programmeurs informatiques (concepteurs de logiciels), sans distinction de statuts et de tous horizons, budgétisée avec 10 millions de dollars de prix pour l’aboutissement d’Android, le moteur de recherche semble adhérer à la tendance, du gratuiciel, recherchée et encouragée par les internautes. Une première étape ouverte à tous, permet la sélection des 50 meilleures soumissions. Une fois retenues, une bourse de 25 000 dollars leur attribuée. Le second stade est doté de 275 000 dollars réservés à 10 lots. Il est suivi enfin de 10 autres pour 100 000 dollars aux dix derniers finalistes, pris toujours de la même cinquantaine de candidatures.

Lire aussi le précédent sujet de POPULISCOOP : 100 millions de sites Web et nous.

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