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PAYONS LE SINISTRE DE L’EDUCATION

L’école malade ?

 

jeudi 1er novembre 2012, par ChérifC.Kanz

Haro sur les enseignants. Les modèles d’autrefois ne font plus recette, que médecins, chercheurs s’inclinent devant les virtuoses du ballon ou les Scarface de quartiers. L’école malade, certes, mais de la société. On pense pour vous à crane-ouvert !

Nouvelle bête noire, les rythmes scolaires donc : Lire en filigrane que les enseignants se la coulent douce ! Racoleur, ça… Pourquoi ces jeunes, qui constatent la précarisation des emplois de leurs proches et assistent à la saturation du marcher du travail, sont-ils démotivés ? Pourquoi n’ont-ils plus le goût de l’effort alors que les modèles d’autrefois ne font plus recette, que médecins, chercheurs s’inclinent devant les virtuoses du ballon ou les Scarface de quartiers ? Cela ne préoccupe apparemment pas notre ministre, trop occupé à claironner les sornettes que les chronobiologistes lui glissent sous le brushing !

Triste topique ! L’école malade, certes, mais de la société. Prisme privilégié, elle exhibe à la manière d’une loupe grossissante ou sous un jour à peine déformé, ce qu’il y a de meilleur et de pire en elle. Notre quotidien, à nous, les enseignants de terrain, loin du Fouquet’s et des loges satinées !

Bref, l’école comme stéthoscope ! Non comme paravent visant à dissimuler les problèmes que l’incompétence incestueuse des politiques n’en finit pas de fertiliser. L’école est le doigt du sage qui montre la lune, Peillon braque la loupe sur ce doigt et lance un écran de fumée de son autre main. Souverain au royaume des aveugles puis ensuite grand médecin qui greffe un cœur artificiel sur le stéthoscope et berne nos oreilles pendant que la société agonise !

Incapable cherche un coupable…

Triste bilan ! Meilleure défense : la tactique de la montre, de les montrer : Eux ! Haro sur les enseignants. Comme ses prédécesseurs, Peillon espère être loin et riche avant que l’on ne s’avise de la supercherie. Les enseignants demandent de la qualité, des moyens : Submergeons les sous la quantité sans moyen. « S’ils ont la « veaucation » pour parler gaullien, ça passera, sinon on fera appel à des vacations comme ça on fera des économies… »

Toujours la même corde : la culpabilité, fer de lance de la rhétorique émotionnelle… En jouer aussi de l’autre côté, duper les parents, la plèbe : « Si vous aimez vos enfants, voulez leur bien alors suivez-moi » . Traduction : « Qui n’est pas avec moi, moi le chantre de l’intérêt de l’enfant, est un parent indigne » . On pense pour vous à crane-ouvert ! Ecoutez comme ça sonne bien : Rythmes scolaires, chronobiologie, métacognition, Sir Cadien : Grand seigneur !

Puis, des révélations à pleins tuyaux ! Dernier trait de génie : Créer un « observatoire de la violence » ! Il fallait attendre d’être au pouvoir pour ça... Bravo ! Un nouvel observateur : ça plaira à Madame ! Voilà bien qui nous manquait tandis que les actes d’irrespects, d’agressions envers les enseignants se multiplient à mesure que l’autorité dans la société s’étiole. Prochaine escale vers l’apathie et la naïveté : Eteindre des incendies en jetant des bouquets de fleurs sur les flammes. Quitte à être incompétents, après tout, soyons un brin poète !

Projets et promesses des pros de la procrastination : De la canne blanche au bâton de berger.

Nos enseignants, ceux de nos parents incarnaient une autorité que la société n’aurait jamais songé leur contester. Le maître dans sa classe, un sujet, présence massive dans l’ici et maintenant, modélisant par son rapport à la culture.

Pour nos enfants une remise à plus tard des apprentissages, joliment nommée « pédagogie du projet », assortit d’un « floutage » de l’heure de l’évaluation à la faveur de la politique dite des « cycles ». Evaporation du charisme, du caractère singulier de l’enseignant et dilution de la responsabilité, de l’autorité dans l’équipe. Car, l’heure est aux concertations, à l’élaboration de projets « de classe, de cycle, d’école » (rase-motte). Une nuée de publications propagandistes dans le passé aux éditions Fumigènes : « Le niveau monte ». Pour aujourd’hui se rendre à des conséquences catastrophiques, tout en muselant, du bas ventre, la presse…

Car pour Peillon, ce fiasco ne sonne pas le glas de l’ère de la pédagogie de projet. L’autorité n’est pas en crise, ni la vocation, ni la société ! Il y a assez de moyens pour l’école ! La pédagogie du projet ? Un franc succès ! Non ! Non ! Tout est affaire de rythme : « Une, deux… Une, deux… Suivez-nous ! Moutons… Qu’importe où nous allons ! », bêle Peillon !

Cherif C. KANZ

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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