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ALGERIE : attentats en Kabylie le 30 avril



FOOTBALL, POLITIQUE (ELECTIONS) ET ISLAMISME : les trois foyers de la violence.


lundi 30 avril 2012
par Azouz Benhocine


D’un côté les pleureuses qui nient les droits des 200 000 victimes et veulent libérer le commanditaire du terrorisme Mourad Dhina. Et de l’autre les soutiens aux groupes armés de l’islamo-terrorisme, répétant d’une manière puérile et ridicule que la violence revient à des cercles inconnus, sinon l’imputant à l’ANP (Armée Nationale Populaire). Et cette duplicité dure…

MISE A JOUR : IL S’AGIT d’un seul attentat, selon la réaction de citoyens de la région.


Quatre (selon un bilan final) policiers perdent la vie, le 30 avril 2012 à Tizi-Ouzou, et un blessé grave. Une horrible banalité algérienne qui durant plus de deux décennies attriste des familles… Ont-ils des parents, ces flics, qui vont les pleurer ? Sont-ils des citoyens, employés d’une république, méritant que la mort ? Pour subir cette férocité... La coupe d’Algérie de Football, la campagne des législatives bat son plein et les prêcheurs de la bonté semblent plus inciter à la haine et aux crimes... Telle est la morne ambiance de ce pays maghrébin qui détruit ses richesses et exile sa meilleure jeunesse...

Quoi que penseront les algériens, en 2012 encore, la pression terroriste dépasse de loin le climat de la fête des travailleurs le 1er mai. Le terrorisme frappe et est plus présent aussi, dans l’atmosphère des élections législatives certains candidats se font huer comme des mauvais artistes et d’autres reçoivent le fameux "JET DE CHAUSSURE".

Voilà les trois foyers -ISLAMISME - FOOTBALL et POLITIQUE- ne reculant en rien dans l’entretien de l’insécurité en Algérie. En apportant impunité aux activistes qui s’acharnent dans la région insoumise, la Kabylie, plus que dans d’autres. Où ailleurs il est impossible de prétendre à une quelconque liberté, cette propagande provient souvent des milieux islamistes légaux et participants maintenant dans le partage du pouvoir. Oubliant la fraîcheur des affres récents...

Elle est distillée dans les mosquées et au sein de nombreux partis politiques prenant part aux élections. La Kabylie a toujours montré sa résistance au régime despotique et à l’islamisme sous ces deux versions criminelle et soft. Ainsi, la Kabylie est exposée aux traitements qui vulnérabilisent sa grande endurance pour la couverture d’une identité usurpée par les politiques officielles et pleinement refoulée par l’islamisme.

D’ailleurs, il y a matière à se demander pourquoi il y a une persistance, étonnement plus exprimée depuis une décennie, du terrorisme auprès de la Kabylie mettant sa population dans l’inquiétude et dans le tracas insoutenable DE NE PAS VIVRE EN PAIX ? Fières du terroir berbère multiséculaires et du substantif « amazygh », qui signifie « homme libre », usité pour désigner la communauté parlant une langue venue de la nuit des temps, les habitants espèrent des jours meilleurs.

En Algérie une frange large de la population partage avec les autorités illégitimes qui vont à une conversion de leur idéologie nationaliste en pseudo-pensée inspirée de la religion. Cette communauté du choix, entre dictature qui s’est recyclée pendant un demi-siècle d’indépendance et les administrés religieusement encadrés, augure que la crise de la violence n’est pas encore prête à se terminer.

Un attentat, à la veille du 1er mai et dans une zone récalcitrante tant à l’islamo-intégrisme et au régime autoritaire, ont visé les services d’ordre, notamment les policiers. Un mitraillage d’un véhicule commandité par des officines bien organisées, pour fomenter de tels attentats pratiquement incessants depuis 1990.

A la sortie de la ville de Mekla, localité de Djamaa Saharidj (Thighezerthe à côté du CEM Si Abdellah), proche de la capitale de Kabylie Tizi-Ouzou. Il s’est soldé par la mort de deux policiers et le second de quatre.

Le 4 mars a eu lieu le premier attentat de Tamanrasset. Région aussi qui est culturellement identique à la Kabylie. Depuis, le pays voisin le Mali a été déstabilisé, avec la présence des terroristes connus pour être affidés à l’AQMI et dirigés par des algériens.

A ce climat algérien de violence islamo-terroriste, se rajoute l’initiative des AZAWEDS. Les tribus "terguies" où la nationalité algérienne est certainement certainement seconde après celle du Mali, ont déclaré leur Etat, causant la partition du Mali. Des otages ont été kidnappés, outre des sommes d’argents 40 terroristes condamnés, par la justice du pays, ont été désignés en monnaie d’échange... Pour la libération d’un consul algérien et six fonctionnaires enlevés dernièrement...