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HAMZA KASHGARI : journaliste saoudien...



...accusé d’apostasie pour avoir twitté au prophète le jour du Mawlid, fête de naissance du messager d’Allah !


lundi 13 février 2012
par N.E. Tatem


Risquer la peine de mort pour 4 twitts de 140 caractères, via la plateforme Twitter, tel est l’imbroglio où s’est trouvé le jeune journaliste saoudien Hamza Kshgari. Qui est aussi poète. Il s’est excusé, et le pardon d’Allah qui dit (Ghafour, Rahim) ne tient pas devant le déchaînement des fous de dieu. Il attend d’être jugé et les croyants, DE MONDE MUSULMAN, font tout pour nier son cas... La main du roi Abdallah est derrière son arrestation, sans ça Interpole n’aurai pas été si aveugle et prompte pour agir !

Son pays qui abrite la tombe du prophète Mohamed et d’où il est originaire, tient le trophée éternel des régimes obscurantistes… Duquel il est indétrônable ! Au nom d’Allah 90 décapitations ont été exécutées en Arabie Saoudite en 2011. Les accusés sont tous des gens sans défenses, des émigrants et la dernière, une femme de 60 ans accusée sans preuves de sorcellerie.

Jamais dans les annales des libertés, de la corporation de la presse et du droit à l’expression, un tel fait n’avait existé ou rapporté. Le 4 février 2012 le journaliste saoudien Hamza Kashgari a entamé une discussion avec le prophète Mohamed via le réseau Twitter. C’était aussi le « mawlid ennabaoui » anniversaire de la naissance du messager d’Allah, fêté par tous les musulmans de la Terre.

Arrêté jeudi, 9 février, en Malaisie alors qu’il se dirigeait en Nouvelle-Zélande. Avec l’intervention d’Interpol répondant à un mandat émis par la monarchie arabe la plus réactionnaire du monde, lors de l’escale à l’aéroport international de la capitale Kuala Lumpur, il a été descendu de l’avion. Il a été extradé dimanche, 12 février, vers l’Arabie saoudite.

Accusé d’apostasie, il encourt la peine de mort. Ramli Yoosuf, le porte-parole de la police malaisienne, cité par plusieurs agences de presse, a précisé qu’il a dû rembarquer sur un vol en direction de Riyad et remis aux autorités saoudiennes.

Âgé de 23 ans il a écrit au prophète : “J’ai aimé le rebelle en toi” , mais “Je n’aime pas l’aura de divinité autour de toi. Je ne ferai pas de prières pour toi” . Il a également écrit : “Je te serrerai la main en égal…Je te parlerai comme à un ami, pas plus” . Hamza Kashgari a commencé à recevoir des menaces de mort et une hystérie collective de religieux. Ces derniers ne cessent pas de lancer des appels pour qu’il soit exécuté, ou jugé pour apostasie. Sa géolocalisation était visible sur la plateforme Twitter dès la levée de bouclier de fanatiques...

PLUS LONGUEMENT, il a dit :

- Le jour de votre anniversaire, je dirai que j’ai aimé le rebelle en vous, que vous avez toujours été une source d’inspiration pour moi, et que je n’aime pas les halos de la divinité qui vous entourent. Je ne vais pas prier pour vous.

- Le jour de votre anniversaire, je vous trouve où que je tourne. Je dirai que j’ai aimé les aspects de vous, haï d’autres, et ne pouvait pas comprendre beaucoup plus.

- Le jour de votre anniversaire, je ne m’incline devant vous. Je ne vais pas vous baiser la main. Plutôt, je vais le secouer comme des égaux faire, et sourire à vous que vous souriez à moi. Je vais vous parler comme un ami, pas plus.

Son affaire a éclaté comme une bombe rhétorique dans le silence rétrograde de la censure saoudienne. Le ministre de l’information, Abdel Aziz Khoja, lui a interdit, via twitter, de poursuivre ses activités journalistiques. L’intervention télévisée du cheikh fondamentaliste Nasser al Omar, en larmes, a désigné « l’outrageuse insulte publique » et l’appel à l’exécution du journaliste blasphémateur. Le comité des fatwas, érudits religieux légiférant par la charia (la loi islamique), s’est empressé d’affirmer que les écrits du journaliste constituent une « apostasie », crime passible de la peine de mort.

Hamza Kashgari travaille dans un journal régional Al-Bilad. Les organisations de défense des droits de l’homme montent au créneau. Une page facebook a été lancée, pour soutenir Hamza Kashgar. La complotite qui met au doute que Ben Ali (Tunisie), Kadhafi (Libye), Moubarek (Egypte), Saïd (Yémen) et Bashar Al-Assad (Syrie) ne sont pas des autocrates qui ont fondé des régimes sur le despotisme, les disparités et la dictature, aussi prend sa place dans un débat qui vise en réalité le régime saoudien. Les amis des royaumes de l’obscurantisme jouent leur refrain : « Il s’agit d’un complot qui a pour projet l’avenir » !