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Moncef Merzouki préside la Tunisie



Figure de proue de l’opposition, le médecin-militant au parcours intransigeant.


mardi 13 décembre 2011
par jaco


Parmi les grandes figures de l’opposition, Moncef Merzouki est élu président de la république tunisienne en post-révolution. Avec 153 voix pour, 3 contre, 2 abstentions et 44 votes blancs sur un total de 202 votants sur les 217 membres de la constituante. Il est physiquement à l’image de Bourguiba, des traits austères rectifiés d’un souriant regard, et un farouche homme politique dont le parcours fait l’unanimité.

Le vote de l’assemblée constituante, dont l’élection de ses 217 membres a eu lieu le 23 octobre, s’est déroulé le 12 décembre. L’assemblée avait auparavant rejeté neuf candidatures ne répondant pas aux critères retenues par la loi.

Certains ne sont pas des élus et d’autres n’ayant le parrainage de quinze élus. Un député de la "Pétition populaire", 3ème force de l’assemblée de l’homme d’affaires londonien Hechmi Haamdi n’avait pas l’âge limite requis de 35 ans.

C’est selon la procédure prévue par l’article 10 de la loi sur l’organisation des pouvoirs publics provisoires (un texte comme une mini-constitution provisoire) approuvée il y a moins de 48 heures, que l’élection de Moncef Marzouki est intervenue. Elle consolide de beaucoup l’avancée démocratique tunisienne.

C’est aussi le représentant de la deuxième force politique apparue selon les premières élections de l’ère post-Ben Ali. Il arrive au poste après que sa candidature à la présidence de la République a été annoncée et ce dans le cadre d’un accord tripartite entre Ennahda, le CPR et Ettakatol.

Docteur en médecine de l’Université de Strasbourg en 1973, Moncef Marzouki est ancien interne des hôpitaux et assistant à la faculté de médecine de Strasbourg. Il est spécialiste en médecine interne, neurologie et santé publique. Âgé de 66 ans, il dirigea le Congrès pour la République (CPR, gauche nationaliste), a été élu par 153 voix pour, 3 contre, 2 abstentions et 44 votes blancs sur un total de 202 votants sur les 217 membres de la constituante.

Après son investiture au Palais présidentiel de Carthage, prévue le mardi 13 décembre, avec le traditionnel serment auquel sont soumis nombreux chefs d’Etat, il doit désigner un chef de gouvernement. L’islamiste Hamadi Jebali sera certainement installé comme chef de l’exécutif, du fait qu’Ennahda, représentée par 89 élus, constitue le premier parti en nombre de délégués au sein de la constituante.