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RAMADAN ET HALAL : business douteux pour croyants dans le bonheur.



Ruée vers l’or des producteurs et distributeurs de l’alimentaire dans une totale anarchie


dimanche 7 août 2011
par Azouz Benhocine


Avec environ le 1/5e de la population du monde, les musulmans constituent donc un marché. Outre les produits communs, c’est la consommation alimentaire qui suscite le plus d’opportunité. Elle est marquée, en islam, par l’interdiction du porc, outre que les autres viandes sont soumises à la règle du halal. Pour le poisson aucune récrimination n’existe. Notons que le mot « halal » signifie admis, toléré, accepté…

Ce précepte HALAL exclusivement pour la consommation de la viande, fait l’objet d’une plus large manipulation, spéculations obligent… Particulièrement en occident et pendant le mois du Ramadan, les opérateurs économiques tablent à satisfaire cette exigence. Mais…

Dès lors que cette indication « Halal » figure sur les emballages d’un jus de fruit, d’un gâteau et même d’un vêtement, il y a de quoi se demander quelle est son utilité. Pour les produits comestibles, il est admis que dans la composition ne s’y trouve pas des éléments interdits comme le porc et à un degré moindre de l’alcool.

Donc pendant le mois du ramadan outre l’exponentielle piété qui se fait plus que remarquée, les gourmandises se multiplient et les tables sont mieux garnies, donnant au mois son caractère festif. Les marchés dédiés à la gastronomie sont plus visibles mettant des étales en plein rue et les soirées sont aussi plus animées que d’habitude. Les sucreries et particulièrement les gâteaux orientaux sont placés sous tous les yeux.

La prescription du jeûne en islam, du levé au crépuscule du jour, est présidée essentiellement par l’absence du petit-déjeuner et du repas de midi, avec les directives... Il est élargi à l’abstinence de rapport sexuel, de prise de boissons et de cigarettes comme autres exemples de restrictions.

L’intéressement du secteur économique de l’alimentation trouvant des intérêts en adoptant ce paramètre du Halal, devait seulement se conformer à ce que la viande soit égorgé selon le rite. Ce dernier consiste à citer Allah au moment du sacrifice, de l’égorgement. Et cela s’applique aussi à la proie de chasse. En lâchant le rapace ou le lévrier ou bien même en tirant le coup de feu, cette citation de dieu est obligatoire. En nom d’Allah le croyant se justifie devant l’âme ou bien l’être qu’il abat, en tuant l’animal.

Une étude du cabinet Xerfi publiée en mars évalue à près de 4 milliards d’euros, en progression de plus de 10% par an, le marché du halal. Un autre cabinet, Solis, spécialisé dans le marketing et les "sondages ethniques" estime à 5,5 milliards le chiffre d’affaires 2010 du secteur.

En France après la diffusion d’un reportage/documentaire sur Canal+ sur les business du halal, Huit élus locaux d’origine musulmane ont demandé ce lundi la création d’une commission d’enquête parlementaire sur ce marché du Halal. Ils dressent le constat du dévoiement et comptent « faire toute la lumière sur le marché du halal, dont certaines pratiques commerciales peuvent s’apparenter à de l’escroquerie publique, faute d’une législation claire et précise ».

D’emblée et d’une manière quasi incontournable, il faut tenir compte qu’en occident, en cette occasion de parler de l’islam, le rapport à cette religion suscite tant des passions que des polémiques. Cependant l’avoir économique, outre la recherche de la convivialité entre les communautés, attisent donc bien des débats de la société qui se diversifie. D’ailleurs l’actualité n’y manque pas de rappeler les réalités brutes !

Le dernier fait en date, le double-attentat d’un islamophobe en Norvège a secoué les esprits. Les pensées du (des) peuple (s) xénophobe (s) qui font légion pour leur combat contre cette religion prétendument conquérante et terroriste, sont dans la radicalité qui n’a pas encore atteint son extrême qui est dans une dangereuse latence. Des idéologies nationalistes, ridicules et violentes, peu connues ailleurs comme en Afrique, en Asie et en Amérique-Latine, sont opérante en Europe et en France surtout.

Cette aversion envers la dernière grande révélation monolithique de la terre, traverse toutes les catégories et opinions de l’Europe et aux Etats-Unis particulièrement. Pour cette dernière grande nation, aux devantures des arguments qui mettent les musulmans et leur culte dans le collimateur des extrémistes de droite, est le fait du 11 septembre 2001.

Via certains médias, ayant adopté cette ligne, de l’islamophobie, comme opinion de leurs éditoriaux et les voix d’intellectuels islamophobes affichant ce racisme de nouveau type. En occident la haine du musulman, même si elle n’est pas généralisée, elle a écho et rapportée, souvent d’une manière discrète et hypocrite, par de larges groupes d’autochtones...