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En Iran, les pauvres subissent plus le blocus et COVID-19.



Les gardiens de la révolution, des bassijis, des Mollahs et clergé privent les citoyens.


samedi 21 mars 2020
par Azouz Benhocine


Ecouter l’article. Le président Hassan Rouhani a défendu la réponse de son gouvernement à l’épidémie. Face aux critiques généralisées, selon lesquelles l’Iran aurait agi avec lenteur, alors que la maladie a pris de l’ampleur le 19 février, les dirigeants répriment d’une main et concèdent de l’autre. Le régime reconnait que le blocus américain complique la réplique à la maladie qui s’étale sans que l’on sache exactement son intensité. Le confinement n’existe presque pas et l’inverse de ce qu’il faut faire obère...

Voir en ligne : Notre dossier Iran

Impénétrable, le pays des Mollahs suscite une vraie curiosité de la manière avec laquelle est appréhendée ce fléau transfrontalier. Le régime sera plus ébranlé que le chinois, car il manque d’efficacité. Les entreprises étrangères ne sont pas autorisées d’effectuer des transactions et des échanges avec les pays, en dépit d’une aggravation de la situation.

- 2è frappe américaine, au lendemain de l’élimination de Souleimani. 4 janvier 2020

3ème pays gravement touché par le COVID-19 en nombre de décès et de cas avérés, l’Iran subit, parmi les affres de la politique des sbires islamistes, des Mollahs et Ayatollahs, les sanctions imposées au reste du Monde par les Etats-Unis. Le calvaire de la population, outre la théocratie obscurantiste qui détient le pouvoir, gérant avec incompétence et approximation une gigantesque nation.

Cette nouvelle maladie se rajoute au mal social et sanitaire du nombre faramineux, qui est inconnu aussi, de consommateurs d’héroïne. Une drogue à portée de tous les exclus, parvenant du voisinage dont l’Afghanistan où sont les plantations d’opium servant de matière première pour sa fabrication. Plus de 1000 morts et 10 000 cas, alors que l’opacité et le déni sont le seul discours perceptible.

10 000 prisonniers, généralement pour délits d’opinion promis à la libération.

La célébration du nouvel an, Nowrouz, qui coïncide avec le 1er jour du printemps a été le prétexte, pour contourner tout confinement nécessaire à la prévention du redoutable virus qui secoue le monde en ce 1er trimestre de l’an 2020. Pour nombreux observateurs, l’après-COVID-19 en Iran confirmera que le règne islamiste sera encore davantage dans son cantonnement et la contestation sera populaire.

Le Proche-Orient est dans l’opacité totale en matière de COVID-19. A la tête des pays de cette région du Monde où couvent moult crises et guerres, l’Iran et l’Arabie Saoudite. D’ailleurs ces deux nations s’affrontent pour ériger leur triste et obscurantiste, entre sunnite et chiite, en hégémonique théocratie absolue pour soumettre les peuples à leur féodalité totalitaire.

- La répression s’abat sur les manifestants pour le prix de l’essence en Iran. 19 novembre 2019

Le moyen religieux qui prend en otage la croyance et les ressources de l’énergie fossile leur permettent de marteler la justesse de leur cause. Mais la dernière pandémie qui changera certainement la face de la terre, oblige inéluctablement les responsables des nations à assumer le devoir de rendre compte à leurs peuples.

L’Arabie saoudite qui dirige actuellement la présidence, compte organiser un sommet du G20 uniquement sur Internet, afin de limiter les contacts. Difficile d’obtenir sa programmation pour la semaine prochaine, dans le but de faire avancer une réponse coordonnée à la pandémie du COVID-19. Certaines du Monde ne donnent pas de nouvelles, alors que l’Afrique est alertée par l’OMS, car dans nombreux pays du continent les systèmes sanitaires sont défaillants.

La lame de fond arrive pour terrasser les obscurantismes et les propagandes immodérées qui ont, des décennies durant, désigné la Chine ou bien la Russie (après l’URSS) comme les diables de l’humanité. Mais même pour Cuba, où les performances du système de santé se vérifie dans la discrétion, le COVID-19 révèle une épreuve transfrontalière où les puissances sont devant leur zèle qui devient vain, sans une organisation de la société où la belle démocratie impose le confinement.

En toute sérénité les faits du Moyen-Orient sont de vrais indicateurs d’une situation qui dégénère sans contrôle, car les populations sont livrées à l’obscurantisme et proies à portée des esprits « complotistes » et des fake news. Le Pakistan compte près de 300 cas de virus et quelques 50 morts par ce virus, beaucoup d’entre eux sont revenus d’Iran.

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