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Les médias en Algérie tournent le dos aux manifestations contre le gouvernement



Les slogans hostiles aux tenants du pouvoir cachés par des journalistes nourris du denier public


dimanche 13 octobre 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


Ecouter l’article. Les jeunes du Hirak voient dans le processus électoral du 12 décembre, duquel l’Algérie s’attend à avoir un raïs avec ses pleins pouvoirs, une ruse des despotes de l’ancien système idéologique qui capturé le pays depuis l’indépendance. Alors que l’armée l’encourage. Cette mésentente est due principalement au maintien de Noureddine Bedoui, à la tête de l’exécutif gouvernemental.

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Dit pompeusement technocrate pour libéralisme des énarques, mais néanmoins il est ami du frère Bouteflika et devait être chargé de la campagne du 5ème mandat avorté. C’est le cas de l’installation, par ce gouvernement d’une frappante défectuosité, de Mohamed Charfi, ancien conseiller de Bouteflika, en tant que président du conseil électoral indépendant et garant de la transparence.

- L’Algérie prise par la sinistre médiocrité qui se radicalise sur tous les fronts. 8 octobre 2019

Au 34ème vendredi de protestation, des sorties et rassemblements de centaines de milliers de citoyens se sont tenus dans pas moins de 35 chef-lieu de wilaya (département), à travers le pays. Le climat entretenu par l’équipe de Bedoui est le black-out des médias, publics et ceux nourris par le denier étatique, à l’égard d’une population qui n’est guère séduit par un vote obligatoire, mais auquel elle est conviée par des maîtres des trucages qui obèrent depuis 1962.

Mais la déception de ceux qui ont eu confiance dans la justice algérienne, en ont eu fréquemment pour leur compte. C’est l’appareil de l’arbitraire où se mêlent incompétence et connivence avec plusieurs formes de criminalités dont bien sûr et d’abord la corruption. Mais aussi selon la théologie identitaire qui sème la désolation dans le pays, la corporation des juges est généralement celle des cadres parvenus par népotisme aux postes.

Institution qui a la 1ère connu la généralisation de l’utilisation de la langue arabe et son personnel. Ce support véhiculant la dimension de l’identité sacralisée au point d’être péniblement et sans répit est énoncée des « constantes nationales », sert à la domination de la ruralité qui redoute la liberté de la femme, celle des arts et même la plus incontrôlable des consciences individuelles.

- 5 Octobre 2019, l’insurrection des exclus en Algérie est plus qualitative 4 octobre 2019

Une majorité des magistrats, dont le garde des sceaux lui-même, ont le front tamponné la scarification montrant avec ostentation la religion. Et surtout, par le passé alors que le pays subissait la terreur islamiste, ils ont libéré des centaines de terroristes. Sous prétexte que des citoyens religieux étaient victimes des abus de l’armée, voire des généraux qui ont le haut grade parfait à fomenter l’animosité théologique de la barbarie.

En 2019, le Hirak est un mouvement citoyens, antisystème guidé par un même « dégagisme » homologué ailleurs dans des luttes d’autres peuples. Le code pénal dans ce pays qui témoigne devant la mémoire mondiale d’avoir ouvert ses « djebels » aux cruautés de l’islamisme, après l’Afghanistan, est un ensemble de normes par lesquelles se suivent les paramètres d’une identité sans droits à la critique de la vie publique et sans liberté de conscience, incontrôlable chez les citoyens.

Certains partis politiques qui étaient protagonistes dans la lourde machine de décadence téléguidée par le nationalisme, continuent de s’ériger contre les militants qui exigent l’annulation et le préalable de se libérer des pièges des bureaucrates. Mais c’est le manque de couverture médiatique des manifestations et des significatifs slogans qui fait la différence entre l’humilité des Algériens du Hirak et les 139 clients qui comptent se porter candidats au vote !

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invités à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

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