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9é CONTRIBUTION : manifester n’est plus efficace, après 7 mois d’empathie apaisée.



Révéler le projet du Hirak que recroqueviller la société dans ses complexes habituels, c’est agir...


mardi 24 septembre 2019
par N.E. Tatem


Ecouter l’article. Le nationalisme qui a gouverné l’Algérie est une machine de décadence. Demeurent encore ses tentaculaires héritiers et prolongements. Son idéologie, cachée par de fausses valeurs et des constantes du « sur-place », empêche l’avancée. Sa démesure s’est ruinée, dès lors que les leaders s’entretuaient et alimentaient le régionalisme. Simplement, il devient un fascisme quand il explique que son patriotisme est inspiré de seulement la mémoire ! Et, sans plus, il ne lorgne pas pour l’avenir.

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

En 2019, les parties qui ont travaillé, des années durant, pour réveiller la sédition dite « Hirak », sont maintenant annoncées « zouaves », voire traîtresses. Nous entendons souvent des politicards, amis de Saïd Bouteflika qui leur distribuait des postes et des subsides, se revendiquer de l’insurrection de 2019. Même quand ils sont derrière les barreaux ou au sommet du podium de la bureaucratie, accusés de malversations, ils martèlent leur implication au printemps...

C’est bien pire ! Croire qu’être contre le 5é mandat, dessiné au malade Bouteflika, était aussi vouloir une rupture avec le règne ayant conduit à des générations de "harga" et victimes de "hogra". Qui, elles et les 2, dateraient bien de l’orée même de l’indépendance. La marche continue et un jour, pas seulement dans nos rêves, nous rentrerons à la maison. Tous alors serons fiers d’avoir libérer l’Algérie des faux dévots et des rentiers du nationalisme.

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Parce que maintenant manifester et rentrer chez soi pleinement satisfait ne suffit plus. Il faut trouver le vrai cheminement de ce sentier écarlate et précis. C’est complètement inefficace de sortir mardi et vendredi, puis se pavaner en face du miroir de Narcisse. L’ancienne mafia de « tuteurs » qui abusaient de la légitimité historique, puis ont tourné le dos à l’éradication de la bête immonde qui a détruit des pays comme la Syrie ou la Libye, se réédite plus ragaillardie. Cette horde est aux aguets pour se redresser !

Le programme sociétal présumé par le peuple du Hirak doit être décliné et exhumé. Avant qu’il ne soit trop tard pour l’exposer, il est nécessaire de l’expliquer. Les Algériens sont poussés au vote qui permet au retour à la case départ s’impatientent. Non pas parce la révolte dure, mais de l’absence d’une vision projetant le destin qui les attend. Quel projet leur est proposé ?

Le malaise ou la fierté devant la capacité des Algériens éparpillés dans le Monde...

Alors que leur avenir est pris dans un tourbillon d’incertitudes, parmi lesquelles une chimérique élection, pourtant téléguidée par la puissante armée, il est question de mettre les cartes sur table. Avouer les desseins des générations éprises d’écologie et scander la liberté des consciences et imposer l’émancipation de la moitié du peuple : les femmes.

Plusieurs séditions ont tenté de briser le fascisme qui excluait l’intelligence en Algérie. Citons celle d’octobre 1988 qui sera commémorée dans quelques jours. Et ne faisons pas l’impasse sur les 125 jeunes berbères massacrés en 2001. Alors que la même filiation de despotes croit reprendre service et mains basses sur les affaires. Son dernier rejeton Bouteflika a tenu 20 ans, en malmenant la constitution pour incarner le régime, le système et le pouvoir des prédations et des perversions.

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Les 3 variantes du modèle algérien qui a gouverné depuis l’indépendance, sont un triptyque mêlant la surdité et la haine. Il y a bien un personnel appelé maintenant le « gang » (El-Issaba), qui parraine l’ensemble. Une ligue qui sert contre les universitaires qui sont isolés par les énarques, ce qui dit bien quelle est la force des bureaucrates. Et ceux qui, noir sur blanc, ont brisé, à coups de populisme et de croyance en une main étrangère, de noirceur les horizons annoncés par des lumières.

Pour démanteler ce faux nationalisme, il faut associer toutes les forces qui tiennent à la modernité, dont les Algériens vivants à l’étranger. Ces derniers sont rejetés là où ils y sont déjà. Et par ceux qui, de leur patrie, ne cessent de les dénigrer. Pourquoi donc reconstruire cette modernité, fustigée sur les réseaux sociaux par « fafa » (désignant la France comme ancienne métropole coloniale) et avec les fuyards donneurs de leçons qui vivent à l’étranger ?

Parce qu’il y a des valeurs que l’exil s’attache à accorder au savoir que l’humanité. Elles comportent dans ces rassemblements d’hommes et de femmes une dignité. Parce que tous les compatriotes qui renoncent au Hirak en Algérie, sont dits vivant à l’extérieur. La commission de l’élection du 12 décembre est invectivée depuis Paris. Parce que l’armée et à sa tête Gaïd Salah est dans le collimateurs des traîtres qui, au-delà des frontières, voulent détruire et du malheur à la patrie.

Mais cela était déjà bien colporté contre même l’apostasie de la démocratie et le socialisme athée qui a risqué à une certaine époque d’édifier une prospérité… Une exclusion qui ne connait pas de pénurie et se réhabilité.

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- 7è CONTRIBUTION : Derrière le HIRAK, la classe moyenne algérienne à l’œuvre. 21 août 2019

- 6è CONTRIBUTION : L’hésitation des progressistes Algériens rend la révolution démocratique incertaine. lundi 1er juillet 2019

- 5è CONTRIBUTION : Récidiver le passé ou déployer le projet national dans le millénaire ?mardi 11 juin 2019

- 4è CONTRIBUTION : le mythe de "l’éradiqueur : Rab D’Zaer" corrompu par Bouteflika 30 mai 2019

- 3è CONTRIBUTION : Assainissement de l’économie, début de réponse au "Hirak" en Algérie. 16 mai 2019

- 2è CONTRIBUTION : La #RDN est une marche, sans répit ni conflit, du progrès 24 avril 2019

- CONTRIBUTION : Sans le beau et fort leader, les Algériens célèbrent la modernité 17 mars 2019

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