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ALGERIE : Le début de la fin, le pouvoir de la BOUTEFLICAILLE emprisonné dans l’illégitimité.

La marche du 19 février, le printemps algérien bourgeonne désormais !

mercredi 16 février 2011
par N.E. Tatem


La déroute du pouvoir algérien est engagée. Le grand silence du raïs et ses clans n’empêche pas la sédition qui monte au palais. Il suscite plus l’image de la crainte. Sa poigne du « Khéchinisme » BÊTE ET MECHANT est dépassée par l’ampleur des manifestations sporadiques et quasi quotidiennes au niveau de plusieurs localités. Et son autoritarisme, devenu une coutume des générations dépassée avec leur légitimité historique, est brisé…

Le pays profond gronde, car peu d’agglomérations ne ressentent pas l’humiliation de la falsification de la constitution qui a fait de Bouteflika le tenant d’une prolongation, à la sauvette et volée au peuple, du régime despotique. Celui qui a sévi depuis l’indépendance avec une incohérence qui a ruiné le pays.

Les populations des villages scrutent l’Egypte, la Tunisie, la Libye, le Yémen… et le petit écran leur ouvre le monde, leur déplie des images et leur montre la voie des libertés. Celles manquantes dans ce qui est désigné par « le monde arabe ». La tournure veut que la Sahwa (l’éveil) islamiste est grandement isolée dans les luttes, une jeunesse avec de nouvelles aspirations porte l’emblème démocratique… Pour les catégories juvéniles algériennes la « cyberévolte » est de mise aussi.

Quand se prépare en Algérie la seconde marche de la CNDN, pour le 19 février, les partis politiques qui campent leur ritournelle de faux leaders, sont aussi hors-champ. Complètement réduits aux miettes d’opinions déconnectées de la bataille sociale. Un soulèvement en marche mené par les chômeurs et associé à l’action citoyenne qui exprime le désir républicain.

Avec cette dernière, son probant et inéluctable corolaire le départ du despote Bouteflika. Outre l’homme du truquage de la 1ère loi du pays, mais aussi aux mains souillées de la torture des poètes. Il est tout désigné, le président dans les contestations, ainsi que ses clans que dessinent les partis FLN (un nom symbolique volé au peuple) et RND qui se sont bardés par quelques factions islamistes. Et une flopée de larbins suçant la rente, pratiquant la corruption et générant le mal-être de la jeunesse privée d’un avenir radieux !

La propagation de la révolution démocratique algérienne coïncide avec la belle saison du printemps. Les algériens savent que la lutte sera âpre mais gardent une espérance coriace face aux défiances, aux manipulations, à l’adversité et la peur. Le temps et même le climat (local, régional et mondial) favorisent le retour aux valeurs du bien-être et de l’exploitation judicieuse et équitable des ressources du pays. Le pays bouge, à l’instar du monde arabe, et cela est indéniable, même les médias locaux ne le rapporte pas pour ralentir l’avancée de l’Histoire.

Les mozabites de Ghardaïa ont farouchement marché le 12 février. Passée sous silence, leur manifestation illustre ce souci profondément acquis à l’idée d’une démocratie tant révolutionnaire que participative. Timidement dans certaines bourgades où l’appareil répressif et sur le qui-vive, la parole est démuselée. Le pouvoir algérien est complètement sur la défensive. Des localités importantes comme Annaba, Oran, Constantine et Bejaïa sont pleinement dans le mouvement.

Ghardaia

Annaba

A BOUINANE

Chorfa aggression de gendarmerie

Débat pour l’appel à la marche du 19 février de la CNDN

L’Etat policier plus arrogant, pris dans l’engrenage de vouloir réprimer sachant et assumant les injustices.