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"L’Arab Opinion Index" reflète 30% extrêmement pauvres et 24% veulent partir



71% disent : pas d’opposition entre islam et démocratie, mais aucun pays arabe n’est prêt !


jeudi 27 juin 2019
par Hugo Mastréo


C’est le sondage qui fait le buzz ces jours d’été. Il concerne le Monde arabe qui reste opaque pour ses citoyens et exotique pour les étrangers. L’enquête renferme de nouvelles vérités qui n’étaient pas assimilées alors qu’elles existaient. Mais les ressortissants dont le panel est questionné continuent d’être dans le particularisme identitaire.

Il s’intitule "l’indice d’opinion arabe 2017-2018", et est à sa 6ème édition. Ce recueil des opinions n’a pas d’égal, puisque il adopte la méthode de questionner en face à face ses sujets et a été réalisé dans 12 pays arabes. Quelques 840 enquêteurs et enquêtrices, équivalents en nombre par genre, ont effectué, depuis 2011, 45 000 heures de travail en parlant directement aux participants.

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Il crée des remous au sein de l’espace et des communautés consultés. Avec un échantillon global de 18 830 personnes interrogées, l’indice d’opinion arabe reste la plus grande enquête dans son genre et pour un tel sujet. De même qu’une exigence a été respectée, consistant d’assurer l’équité dans la représentation des divers segments de la population, dont le 1/3 vit dans l’extrême pauvreté.

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Indice d’opinion arabe 2017-2018.
Conclusions d’entrevues en face à face menées avec 18 830 personnes interrogées dans 11 pays arabes : Arabie saoudite, Koweït, Iraq, Jordanie, Palestine, Liban, Égypte, Soudan, Tunisie, Maroc et Mauritanie.

D’emblée il est assez intéressant de peser tant de visions dans le contexte international. La France et la Turquie bénéficient de plus d’appréciations, malgré qu’Ankara est perçue comme parrain du terrorisme qui sévit au Moyen-Orient. Par contre les politiques étrangères des États-Unis, de l’Iran et de la Russie sont honnies.

Une remarque d’être relevée, car largement rapportée par les médias, concerne l’avancée de l’athéisme. Or cette question a toujours suivie depuis des décennies existait, voire elle a même suivie l’esprit critique civilisationnel, pendant des siècles où rayonnait la rationalisme notamment.

Malgré les discours dominants qu’on peut qualifier de non représentatifs des réalités arabes, la dernière fois que cette même enquête produite, elle a démontré une tendance de sécularisation avérée qui suit le parcours des progrès qui conduisent l’humanité. Les Arabes aspirent massivement à la démocratie et à la séparation du politique et du religieux. Et ils ont moins confiances dans les actes paroles et actes des prédicateurs.

- Le classement des universités arabes : se situer dans le Monde actif 18 mais 2017

Le printemps arabe qui est qualifié l’œuvre d’Obama et d’autres forces externes, est considéré négatif, alors que les révolutionnaires arabes s’accordent à vénérer ses aspirations. En effet, les forces de l’inertie qui campent généralement sur les segments de l’économie rentière rejettent les changements et l’apport tel que la démocratie.

Le cas de Bashar El-Assad qui est perçu dans toute sa réalité dynastique. Mais ce sujet de grande crise survenue après 2011, reflète clairement les propriétés de chaque nation qui peut détester une autre uniquement pour des faits d’actualités ou ceux liés à l’idéologie. 62% des saoudiens pensent que le régime d’Assad doit disparaître et que le problème pour ce pays n’est l’EI (Etat Islamique ou Daesh).

Sur le point essentiel du terrorisme islamiste, il y a quelques irréductibles qui persistent à soutenir la cruauté. Mais la grande majorité du monde arabe est contre l’Etat Islamique qui est le vrai projet auquel aspire l’islamisme dont les modèles sont la Turquie, l’Iran et l’Arabie Saoudite. Quand on juge qu’Un quart des habitants souhaite émigrer, il faut bien croire que le mode de vie contredit le bien-être.

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