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L’état de droit et la transparence font la gouvernance d’émergence pour l’Afrique



Une étude donne les grands traits qui conduisent à la performance liée aux indices humains


lundi 21 janvier 2019
par Hugo Mastréo


Nous essayerons de vous fournir chaque semaine, pendant 5, un article sur les perspectives du continent qui préoccupe nombreux experts et ses propres habitants ainsi que les dirigeants conscients de leurs responsabilités. Nos contributions sont élaborées à partir d’un rapport qui, très clairement à partir de données, met en relief, dans son étude, la prospective utile à l’Afrique où vivent 1,25 milliard habitants dont 60% ont moins de 25 ans.

Voir en ligne : Notre dossier Afrique

Dans ce 1er article, il est question de gouvernance. Les objectifs stratégiques et les démarches tactiques dans la gestion publique des affaires des nations. C’est parce que nous trouvons que la qualité des recherches de « [Brookings » intéressantes. Elles planchent sur des prévisionnelles, nous revenons souvent à l’exploitation de sa documentation.

A l’avenir de l’Afrique, pour 2019 et les années suivantes donc, sont formulées des recommandations. Elles sont fournies par la nouvelle étude intitulée « Afrique prospective » (Foresight Africa) que nous avons parcouru. Et nous tenons à partager avec vous nos lectures. Pour nos lecteurs qui désirent consulter le rapport : ICI (attention en anglais format PDF).

Il n’est pas nouveau que la corruption et le manque de maîtrise des activités, ce qui est l’incompétence dans les deux cas, fait du continent africain qui rengorge de matières premières, le circuit exposé à toutes les vulnérabilités. Malgré « l’IIAG » qui mesure la gouvernance étatique et qui reste comme un symbole désuet, en étant l’acronyme « Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique », du nom d’un milliardaire de téléphonie, la gestion manque de performance…

Les affaires de la cité, ou simplement l’harmonie des sociétés africaines, ne tient guère avec les procédés obsolètes de la fatalité archaïque. A l’ère des technologies, on ne gère plus sans des infrastructures qui soutiennent les exigences de la nouvelle existence humaine. La santé, l’éducation, la mobilité et les besoins nouveaux relatifs à la complexité des techniques et de l’ouverture sur la mondialisation sont désormais des nécessités aux populations.

La difficulté d’amorcer une puissante émergence économique en Afrique, comme de 3 décennies en Chine que l’Inde entame depuis 2016, n’est semble-t-il pas bien analysée pour être surmonter. Les forces sous-jacentes qui retiennent l’essor sont en réalité des structures mentales où la critique manque de susciter, voire de faire jaillir, les correctifs nécessaires sur le plan sociologique. Les phénomènes de migration culpabilisent les gouvernances de nombreux pays africains.

Quand les dirigeants du continent noir évitent les diasporas éduquées des comparatifs et qui sont de véritables vecteurs des transferts des savoirs et même de capitaux, c’est qu’ils ne s’inspirent pas des modèles chinois et indien. En effet la construction de ces deux grandes nations qui sont sur le plan humain, philosophique et géographique analogues à l’Afrique, s’est largement réalisée avec la participation directe et prioritaire des ressortissants locaux et ceux de même nationalité vivants à l’extérieur.

Selon le rapport de brookings, les tendances positives l’année 2018. Trente-quatre des 54 pays africains ont amélioré leur gouvernance globale au cours de la dernière décennie, ce n’est pas une amplitude généralisée sur tous les territoires. Parmi ceux en avance, 15 d’entre eux ont accéléré leur rythme d’amélioration au cours des cinq dernières années.

Le bilan se présente ainsi : La progression est idéalement plus impressionnante pour la Côte-d’Ivoire qui passe la 41ème place à 22ème sur les 54 Etats du continent. Le Maroc accède à la 15ème position après avoir été à la 25ème. Et Le Kenya évolue du 19 ème rang pour se placer au 11ème.

Près de la moitié (43,2%) des citoyens africains vivent dans l’un des 25 pays où les possibilités économiques durables ont diminué jusqu’en 2018, date permettant d’évaluer l’ensemble. Le PIB combiné de l’Afrique a augmenté de près de 40%, au cours de la dernière décennie. Les progrès des moyens ont été quasiment nuls pour les citoyens, en développement économique durable.

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