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Abou-Anas El-Libi décède à New-York

Il devait être jugé dans les 15 jours.

mardi 6 janvier 2015
par Azouz Benhocine


Après 15 années de traque à cause des attentats de 1998 qui ont visé les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, Abou Anas al-Libi, a été arrêté en octobre 2013 en Libye. Il vient de décéder à l’âge de 50 ans, le vendredi 02 janvier, dans un hôpital à New-York, le « Metropolitan Correctional Center » (dépendant du ministère de la justice), alors qu’il devait passer devant un tribunal le 12 janvier prochain.

Voir en ligne : Notre dossier : LIBYE

De son vrai Nazih Abdel Hamed al-Raghie, connu sous le pseudo de djihadiste « Abou-Anas al-Libi », il était considéré comme l’un des chefs d’Al-Qaïda. Parmi les actes criminels qui lui sont reprochés, il était accusé d’être l’un des instigateurs des faits qui étaient les plus monumentaux du terroriste islamiste international, d’avant le 11 septembre. Après les attentats des « Twin Towers », trois années plus tard, ces derniers sont devenus plus importants.

Le Pentagone avait la certitude de son implication dans les attentats de 1998 contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya. Ces deux actes, aux camions piégés, ont fait 224 morts et plus 4500 blessés pour le second, à Nairobi, et 11 morts et 85 blessés pour le premier, à Dar es-Salaam. Sa tête était mise à prix contre une prime de 5 millions de dollars.

Dans son parcours, ce Libyen est considéré comme celui qui a participé, sous les ordres d’Oussama Benladen et le soutien des services secrets américains, à la création et gestion des camps d’entrainement au Soudan, similaires à ceux d’Arabie Saoudite et Peshawar au Pakistan. Là où transitaient les pseudos modérés islamistes, se convertissant en « djihadistes », pour être combattants sachant manier des armes, ou même fabriquer ces outils essentiels au devoir divin.

Son arrestation à Tripoli en octobre 2013, que nous avons relaté dans un sujet publié sur POPULI-SCOOP, a provoqué l’enlèvement de l’ex-premier ministre Ali Zeidan, en plein nuit, qui a été détenu pendant quelques heures, puis relâché lors de la matinée du 10, du même mois.

Les auteurs de ce kidnapping ont reproché au responsable libyen, d’avoir avalisé l’intervention d’agents américains pour mettre le grappin sur le terroriste libyen recherché. L’ex chef du gouvernement transitoire a démenti, après sa libération du kidnapping. Mais bien quelques heures avant lui, le secrétaire d’Etat John Kerry a déclaré que « le gouvernement libyen était informé de cette opération » .

L’opération de son arrestation s’est déroulée telle intervention à la James Bond. Un groupe d’hommes de la CIA, de la brigade d’intervention « Delta-Force », l’ont appréhendé alors qu’il venait de garer la voiture qu’il conduisait dans une rue calme de Tripoli. Ils l’ont embarqué hâtivement dans une fourgonnette, pour l’éloigner rapidement de l’emplacement. Puis il a été amené à un bateau américain stationné en méditerranée et acheminé aux Etats-Unis où il devait être jugé.

D’après de nouvelles indications, Abou-Anans Al-Libi souffrait depuis des années d’une hépatite chronique de type « C » en état très avancé. Il a clamé son innocence des faits qui lui sont reprochés. Et sa femme, nommée Oum-Abdullah, a déclaré que son expérience n’a fait qu’aggraver ses problèmes de santé. Elle accuse le gouvernement américain d’enlèvement, de maltraitance et d’avoir causé la mort d’un homme innocent.

Les enquêteurs américains ont décrit, depuis l’année 2000, Al-Libi comme un membre du conseil qui a approuvé toutes les opérations terroristes d’Al-Qaida. L’organisation allait devenir célèbre dans le monde entier, un an plus tard, après les attentats terroristes du 11 septembre…

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