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2è partie : Le rééquilibrage endogène en Algérie, face à la menace exogène



L’ANP subissant le « qui tue qui », saluée pour son investissement onéreux.


lundi 17 novembre 2014
par N.E. Tatem


Nos sources sur POPULI-SCOOP, sont algériennes. Il s’agit, pour l’avouer, quelques officiers algériens de l’armée, de la gendarmerie et de la police que nous avons questionnés. Ici l’anonymat est de rigueur pour nos contacts, dont certains à la retraite et d’autres en exercice, qui nous ont donné leurs appréciations des chiffres des mouvements de troupes et des recrutements des pisteurs…

3ème Partie : Opérations de l’ANP au sud, aidées de pisteurs du Sahara

La Daesh a déclenché des recrutements indétectables.


Voir en ligne : 1ère partie : [L’Algérie face à la criminalité de l’islamisme armé.


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Trafiquants et terroristes sont organisés au Sahel, en groupes qui s’interpénètrent et se partagent des dividendes. Les ressources des otages, des trafics de cigarettes, des drogues (quand le cannabis marocain est scellé à la cocaïne déferlant directement d’Amérique Latine en continent africain), d’émigration clandestine et d’autres transferts de marchandises faisant le marché noir à travers les frontières du sud, sont incalculables. Quelques milliards comme même…

Sur le territoire du Sahel, deux pôles essentiels, du Mali et de la Libye, sont actuellement à l’origine de la menace terroriste, en abritant les chefs et les logistiques. Au Nord-est, la Tunisie et l’Algérie ont montré une meilleure prise en charge de la question sécuritaire, en contrôlant avec vigilance leur frontière commune. Mais plus au sud, la Libye patauge dans une perdition où se greffe une myriade de factions de criminels de plusieurs nationalités.

Au nord-ouest africain, l’État islamique (ISIS ou Daesh), le MUJAO et d’autres groupes, suscitent une attention accrue aux frontières du Niger et du Mali. Ce n’est plus uniquement le Mali, mais toute la zone du sud. Elle est un parcours, entre Libye et Mali, pour des centaines de criminels, d’ailleurs continuellement harcelés. Ces groupes pratiquent un nomadisme visant des tentatives d’incursion en Algérie, que l’immensité du Sahara risquerait de permettre…

Mouvement de troupes et pisteurs du Sahara aux aguets.

Quelques 3.000 soldats algériens supplémentaires ont été dépêchés à l’est du pays depuis 2013, pour endiguer la facilité de passage des criminels à travers les frontières avec la Libye et la Tunisie. Actuellement en 2014, ils opèrent davantage dans les zones profondes du sud qu’au nord. Ils ont mené quelques 4.500 opérations spéciales avec des forces d’infanterie, en un peu plus d’une année, pour repousser les tentatives d’infiltration qui empruntent les passages des environs de Bordj Badji Mokhtar, plus à l’ouest.

Le commandement de l’armée aurait également embauché 218 Bédouins et Touaregs spécialisés pour pister les empreinte des déplacements, afin de soutenir les troupes protégeant les 1800 km de long, la frontière sud entre le Mali et le Niger, relevant des wilayas (départements) de Tamanrasset et d’Adrar. Ceci s’effectue avec des sorties de nuit (VOICI L’UNE DES SORTIES CONCLUANTES, octobre 2014) pour suivre les mouvements suspects de terroristes.

Le commandement de l’armée aurait également embauché 218 Bédouins et Touaregs trackers empreinte pour soutenir les troupes protégeant les 1800 km de long, la frontière sud entre le Mali et le Niger, à Tamanrasset et Adrar provinces. Ceci est en plus de voler sorties de nuit pour suivre les mouvements suspects de terroristes.

Le recrutement de ces civils est une décision prise, après que le commandement de l’armée a reçu un rapport indiquant une augmentation alarmante de crimes liés au terrorisme. Le rapport a souligné, les réseaux internationaux violents engagés dans la contrebande d’armes et des personnes le long de la frontière avec le Mali, ainsi que dans Tamanrasset et Illizi.

3ème Partie : Opérations de l’ANP au sud, aidées de pisteurs du Sahara

La Daesh a déclenché des recrutements indétectables.

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