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L’Union Européenne chiffre la corruption



120 milliards à la corruption : le même budget aux institutions de l’U.E.


mercredi 5 février 2014
par Hugo Mastréo


Pour les questions de corruption dans le Monde, on entend et on voit les Buzz médiatiques, davantage parler des responsables chinois ou d’autres oligarques russes. Mais les pays riches brassent bien plus de milliards en deniers de la collectivité et certains qui échappent des caisses et atterrissent dans des comptes Suisses ou auprès de paradis fiscaux...

Proportionnellement aux pays émergents, le banditisme et autres fléaux du genre conflits d’intérêts, ce sont les pays, où les médias matraquent pour remplacer les records des uns par ceux des autres, qui ont nombreux insoupçonnables et plus dangereux bandits.

Le 3 février a été publié, par la Commission européenne, le premier « rapport anticorruption de l’UE » LIRE ICI , unique dans le genre, qui estime à 120 milliards d’euros par an le coût des dégâts.

Ce chiffre concerne les 28 pays de l’Union européenne. Ironiquement, c’est l’équivalent du budget des institutions européennes, comprenant les dépenses de fonctionnement et toutes les aides délivrées aux Etats, populations (dans le cadre des secours de solidarité) ou au bénéfice des corporations professionnelles (comme les agriculteurs français)...

Des chapitres avec des fiches techniques, sous forme d’infographies, étayent les situations de chaque nation membre de l’UE. Ce qui ressort obligatoirement, ces sommes de la corruption sont relativement pris en compte selon les Etats. Ceux brassant des gros budgets peuvent être plus touchés que ceux déshérités.

La crise aidant, les peuples, livrés à l’austérité, regardent l’injustice sociale à travers les scandales de corruption...

Quand la crise financière s’est déplacée en juin 2011 au continent européen, à partir des USA où elle s’est signalée dès l’été 2008, se plantant dans le Monde capitaliste, la pression populaire menaçait de déclencher des révoltes. La corruption n’étant en fait que le scandale des inégalités sociales, du genre disparité devant la justice, qui se creusent et se dilatent…

Delà, l’instance élective continentale a déclenché des études et des surveillances, afin de juguler ce qui est l’utilisation du pouvoir pour des profits personnels, ou par l’intermédiaire de complices opérants avec les sphères des services publics. Les évasions de capitaux en sont les preuves de l’existence d’une fuite de fonds...

En France, l’affaire Cahuzac et l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre de Patrick Balkany révèlent que la vie dite « publique » (des élus et des cadres) est au cœur du fléaux où s’embusque « le conflit d’intérêt ». La politique offre au citoyen français l’exercice de la politique, cependant des traces de vulnérabilité de ces institutions font qu’elles soient des activités de corruption.

Si globalement l’Hexagone a légiféré pour résoudre les problèmes de corruption. La France renferme de réels risques de corruption au niveau local. Les contrôles hiérarchiques sont inopérants et ceux populaires des élus sont eux-mêmes en connivence avec les rouages frauduleux ! La corruption en Europe

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