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Honneur et gloire à Porfirio RUBIROSA !

lundi 12 octobre 2009
par synecdoque


Contre l’autodafé en Place de Grève de Monsieur Dominique de VILLEPIN !

« Je suis ici par la volonté d’un homme, je suis ici par l’acharnement d’un homme, Nicolas SARKOZY » ! Voilà, Monsieur de VILLEPIN, votre déclaration sur le perron du Tribunal Correctionnel de Paris, à l’occasion de l’ouverture du procès CLEARSTREAM, en ce lundi 21 septembre 2009 ! Entouré de votre famille, vous étiez pathétique, théâtral ! On aurait dit Jean MARAIS relevant sa mèche blanche, ou le Marquis de MIRABEAU lors de son serment du Jeu de Paume déclamant : « Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes » !

Bref, tout cela nous renvoie à André MALRAUX qui disait « On ne fait pas de bonne politique avec de la morale » ! On ne sort jamais de l’ambiguïté qu’à son détriment ! Il est vrai que l’attaque est une bonne stratégie de défense ! Le procès est en cours et beaucoup noirciront du papier ! Sanguinaire et impitoyable, la presse est fascinée par la tribune en or que vous leur offrez ! Le peuple se moque de la dissolution de 1997 et a oublié le CPE (Contrat Première Embauche). Il ne peut décrypter la complexité de la nébuleuse politique. Seul un cénacle parisien pantelant se tient aux abois ! Vous qui dans une autre vie vous êtes illustré le 18 brumaire et le 2 décembre, ne vous perdez pas à WATERLOO ou à STE HELENE ! Ne rejouez pas le dernier acte de Roger SALENGRO, de Pierre BEREGOVOY ou d’une tragédie de RACINE !

Rousseau écrivait : "Ecartons les choses, elles nous empêchent de voir les faits" !

Monsieur, rappelez-vous votre heure de gloire en ce 14 février 2003 à l’ONU ! Vous, l’homme de pouvoir, l’homme de lettres avec votre passion des mots, vous avez ému les foules, gagné le cœur de l’assemblée, troublé chacun d’entre nous quand tous disaient oui, vous avez opposé un NON ! Vous avez chaviré le cœur des collégiennes évanescentes, des femelles énamourées, des femmes finissantes, bref toute la gent trotte-menu était à vos pieds ! Mais pas seulement, le monde entier vous a applaudi. La France était suspendue à vos lèvres ! Ce discours dithyrambique, élogieux a imposé le respect gauche et droite françaises réunies ! Vous vous êtes sublimé ! Vous vous êtes révélé superbe, incandescent, flamboyant, magistral, unique, solaire et éternel ! Vous avez porté l’esprit et l’image de la France ! Seul contre tous, le panache, le verbe, la prestance, l’honneur, la dignité, vous étiez éblouissant, bouleversant, et grandiloquent ! Ce jour là, drapé de votre épaisseur romanesque, par ce fait d’armes vous avez honoré la France !

Monsieur, je reste sur ce substrat historique le « non » gaullien, le non de la France, et cela me permet de conclure sur une citation du Général de GAULLE : « Après le rideau lourd de notre sang, apparaît le voile de notre grandeur » !