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5è CONTRIBUTION : récidiver le passé ou déployer le projet national dans le millénaire ?



En rupture avec les tuteurs historiques, la jeunesse préoccupée de l’avenir matériel


mardi 11 juin 2019
par N.E. Tatem


L’Algérie est en transition, quoique douteront encore certains esprits alimentés de désastre ou inspirés par la mise sous scellés de l’actuelle révolte. Nonobstant les embûches excitées se dressent sur la voie, pour différencier ceux qui avancent de ceux qui présument rester sur place ou reculer ? Alors faut-il seulement se concerter, pour dépasser l’entrave ? Ou subir le critérium risqué de laisser dépérir la force et le romantisme d’une année fertile…

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

La société civile algérienne se questionne sur son déficit de consolidation et ses retards d’homogénéité. Des syndicats et associations se concertent, en vue de la conférence du 15 juin, alors qu’une ambiance prudente est, pour ne pas froisser l’opinion qui bouillonne, au fait des prétendants au leadership.

Dans les rassemblements est scandé le divorce avec les sbires du système du nationalisme qui a muté en confessionnalisme. À bien déchiffrer les millions de cris et de slogans vociférés en cette année 2019 en Algérie, la rupture est irréparable. Mais cette fois aussi la paranoïa du faux patriotisme cherche à conditionner la métamorphose du « projet national », comme l’empaqueter sous le voile des constantes et valeurs révolues.

- Soudan & Algérie : les peuples face aux acharnés gardiens du régime dénoncé 6 juin 2019

Le passage en mode synergique, pouvant créer une nation revigorée de révolution à l’originalité d’être programmée depuis la conscience collective et qui soit à la hauteur de ses spécificités, n’est pas pavée uniquement de fleurs ou seulement de périls. Cette nouvelle reconstruction mérite sa prise de bénéfices aussi, car l’Algérie a perdu ses époques dans les affres dantesques d’une autocratique maladie …

Le régime qui a sévi des décennies durant, est, à ce stade, ébranlé. Et même déboulonné de ses certitudes de continuer son règne habité de médiocrité et d’iniquité, il tergiverse à céder le flambeau aux générations indociles. Il lui est accordé de laver le malheur de la corruption qui a squatté les institutions, afin de les céder saines. Mais ce n’est pas ce qu’il suppose. Il désire bifurquer pour se substituer à la sentence de ses échecs…

Malgré les reniements de certains aventuriers qui ont surgi en cette étape de retour en vogue révolutionnaire, la masse populaire s’accorde à avancer. Que des renégats reviennent encore supplanter le mouvement qui soit Hirak populaire, ou bien #RDN (Révolution Démocratique Nationale) ils constituent aussi une parallèle avec le même clan des pseudos tuteurs de la désuète légitimité historique.

L’aspiration à une société égalitaire, moderne et émergente, s’est revivifiée comme un miracle grignoté à pleine dents, dès lors que Bouteflika est tombé. Alors que le pays glisse aussi vers un imprévu que les opportunistes, bardés de "Badissiya" et de "Novembriya", il faut se demander si bien le projet d’avenir recommande à rechercher et résoudre l’équation d’une autre dimension qui soit du niveau élevé du 3ème millénaire.

- La cour suprême en Algérie est dépassée par les dossiers de corruption... 3 juin 2019

Les réactionnaires sont parvenus à incruster leur zizanie, pour limite la grandeur de la nouvelle sédition. Ils n’ont pas entièrement acquis la prépondérance. L’intuition commune des manifestants a une testostérone idoine pour édifier un meilleur destin, est passée sans l’autorisation des violeurs de la conscience. Les militants sincères maintiennent l’immuable suivi du lumineux sentier balisé de bravoure et qui bute sur une entreprise plus dynamique, à la hauteur du plaisir à la voir réussir…

Des espaces de discussion sont initiés en préparation d’une conférence du 15 juin 2019. Laquelle suscite de l’intérêt mais n’a pas toute la légitimité de représenter l’ensemble des contestataires. De même que les sujets mis en avant sont souvent en deçà de la qualité convenue pour l’essor pris la mobilisation populaire. Alors les thèmes qui consistent à terminer cette geste révolutionnaire, n’ont guère le principe de guider les émancipés et désintéressés activistes.

A titre d’exemple demander une constituante relève de bien un repoussoir politicien. A quoi bon refaire ce qui a été déjà expérimenté en Algérie en 1962 ? L’écriture d’un texte de l’ampleur d’une constitution relève d’une expertise et du respect d’une projection pouvant diriger la société à la parfaite gouvernance… Les rédacteurs de la constitution doivent se conformer, non pas seulement à la tradition mais, à l’anticipation !

- 4è CONTRIBUTION : le mythe de "l’éradiqueur : Rab D’Zaer" corrompu par Bouteflika 30 mai 2019

- 3è CONTRIBUTION : Assainissement de l’économie, début de réponse au "Hirak" en Algérie. 16 mai 2019

- 2è CONTRIBUTION : La #RDN est une marche, sans répit ni conflit, du progrès 24 avril 2019

- CONTRIBUTION : Sans le beau et fort leader, les Algériens célèbrent la modernité 17 mars 2019

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