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0,1% des ménages américains détiennent la même richesse que 90%



Les inégalités aux USA laminent les classes moyennes, Donald Trump va les accentuer


mardi 29 novembre 2016
par Hugo Mastréo


Comme le dit notre titre, ce n’est pas 1% mais 0.1 qui détiennent l’équivalent de 90% des richesses aux USA. La reprise économique dans la 1ère puissance économique du Monde, après la catastrophe des "Subprimes" de 2008, n’est plus considérée en marche, elle atteint son maximum. L’heure d’en parler, après le vote présidentiel est utile. Au train où elle évolue, la relance et les bienfaits constatés ne sont pas du tout répartis de manière à réduire les inégalités, voire ces dernières sont accentuées. La stabilité de la richesse des ménages, est en réalité une baisse spectaculaire. Elle a commencé au cours de la grande récession, sans atténuer les inégalités. La réduction touche les ménages blancs, noirs et hispaniques.

Voir en ligne : Notre dossier : USA Etats-Unis

Les disparités entre des revenus des familles américaines continuent de se creuser et de s’élargir. Si la question des ressources ramène à l’activité des gens et les moyens qu’elle génère, sur le plan de la citoyenneté, l’altérité raciale et sociale est endémique. Les prisons américaines qui sont les plus remplies du Monde, abritent plus de populations noires et pauvres, alors que la justice fonctionne de manière à favoriser les plus fortunés.


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Financièrement coincées au même niveau, les plus pauvres, selon une récente étude du « Pew Research Center » datant de 2013 sur les finances des consommateurs (EFC) qui est l’enquête la plus récente, sont encore plus vulnérables. Pendant que la classe moyenne s’efface peu à peu. Les plus aisées ont vu leur richesse doubler, en 30 ans, passant de 318.100 $ en 1983 à 639.400 $ en 2013. Les démunis sont 70 fois moins dotés. Il va de soi que ces chiffres s’appliquent aux familles (ou foyers) et non aux individus.

La démocratie exemplaire qui brandit souvent la liberté d’expression comme point cardinal de son modèle, élargit la misère et la concentre chez la majorité qui s’élargit. Depuis la reprise économique, qui a surmonté la Grande Récession de 2007-09, la trajectoire est claire, montrant l’augmentation de la richesse des familles à revenu élevé et l’absence totale de croissance pour les catégories intermédiaires et les familles à faible revenu.


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Dans sa nature le capitalisme qui est largement reproduit en Europe, porte l’écart et a touché ses records jamais atteints par le passé. Au cours des trois dernières décennies, l’inégalité de richesse entre les 0,1% des Américains et le reste 90 (ou 99%) a augmenté de façon spectaculaire. L’argent est beaucoup accumulé dans les caisses des riches beaucoup plus rapidement que pour le reste du pays.

Il est vrai que ce n’était pas la même situation lors des décennies 60 et 70 du dernier millénaire, où quelques rapprochements des capacités financières des ménages existaient avec les mêmes différences. Mais le mur de Berlin est tombé et les outils de répartition ont été bloqués par l’arrogance par les détenteurs des économies libéralisées de manière à les conserver chez les riches et à atténuer les ressorts sociaux pour bloquer les plus miséreux.


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Maintenant Donald Trump est élu, il a nommé comme ministre de la santé le plus fervent ennemi du programme dit « Obamacare » qui a permis à nombreux d’être soignés. La reprise économique qui a dépassé la crise de 2008 et a pour vertu la création de millions d’emplois, ne profite guère à tous. Les derniers salaires rémunérant les nouveaux postes de travail ne sont pas indexés au coût de la vie. Et leur précarité, facilitant les révocations, est encore fortement simplifiée au profit de l’employeur.

Depuis les années 20, comment les riches et les pauvres évoluent aux USA.

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