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Un gros poisson du terrorisme algérien arrêté au Mali

Un lieutenant de Belmokhtar appréhendé par les Azawads.

dimanche 14 septembre 2014
par Damien Djamel Bouch’Raf


C’est certainement l’arrestation, de terroristes algériens, la plus importante de ces dernières années. Elle s’est effectuée grâce aux militants du nord-Mali, les Azawads, selon des sources conjointes de sécurité malienne, française et des forces de maintien de la paix de l’ONU.

Voir en ligne : Notre DOSSIER : AQMI - Mali

Les rebelles berbères de la région de Kidal (aux confins avec l’Algérie) ont appréhendé un certain « Meherig Jafar » qu’ils ont remis aux autorités maliennes. Par la suite, c’est l’armée française qui a pris en charge le prisonnier selon une dépêche de l’AFP du vendredi 13 septembre.

Présumé lieutenant de Mokhtar Belmokhtar, le chef terroriste algérien qui a fait allégeance à Al-Qaeda, cet individu est déjà recherché en Algérie. Justement, alors que ses proches (avec ses amis et les représentants des droits de l’homme) le présentaient comme un « disparu », c’est-à-dire avoir été tué d’une manière extrajudiciaire, le-voilà bien vivant et actif dans l’islamo-terrorisme.

Il est qualifié par les policiers maliens comme un « gros poisson », car des preuves accablantes et de haute importance ont été trouvées sur lui. Notamment des lettres et tracts appelant au Djihad, ainsi que des photos le montrant aux côtés du borgne Mokhtar Belmokhtar.

Dernièrement, a eu lieu aussi la libération des deux derniers otages algériens des employés du consulat Gao kidnappés depuis 2012. Grâce à l’aide précieuse des combattants Azawads, cette récupération d’Algériens entre les mains de l’AQMI a marqué les esprits, pour son efficacité.

Meherig Jafar refuse de parler, selon des sources proches de l’enquête. Une manière de laisser le temps à ses acolytes et autres complices de prendre des mesures. Depuis cette dernière arrestation, la traque du terroriste algérien le plus connu est maintenant relancée.

Belmokhtar est un chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), sa tête est mise à prix par les Etats-Unis pour 5 millions de dollars. L’organisation a subi l’opération « serval », quand avec d’autres islamo-terroristes, elle a occupé les territoires du nord-Mali.

Le borgne a, en 2013, formé son propre groupe surnommé « les signataires par le sang », et a orchestré la prise du site gazier d’In Amenas au sud-est de l’Algérie. 38 otages ont été tués lors d’un assaut de l’armée, après un siège qui a duré quatre jours.

Lors de l’opération serval, Belmokhtar a été considéré tué au Mali. Mais diverses sources de sécurité l’ont repéré dès avril dernier en Libye. Et son groupe est resté très actif dans ce nouveau fief.

La communauté internationale compte agir en Libye, devenue un grand "hub terroriste" créant une menace grandissante en Afrique du Nord et se situant aux portes de l’Europe.

Le gouvernement de Bamako et six groupes rebelles, principalement des Touaregs, mais aussi des organisations arabes maliennes, tous basés au nord-Mali, cherchent à résoudre un conflit vieux de plusieurs décennies.

L’arrivée du Président Ibrahim Boubacar Keita au pouvoir, a relancé les négociations après que les militants séparatistes ont repris leurs actions. Les pourparlers se tiennent depuis septembre à Alger...

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