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La colère monte au royaume saoudien !



Le terrorisme et les lieux saints de l’Islam ?


jeudi 11 septembre 2014
par Azouz Benhocine


Une révolte non médiatisée par la presse arabe continue de voir le jour en Arabie Saoudite. La population saoudienne dont la minorité chiite et « leurs terroristes islamistes Wahhabite » se retournent contre leurs dirigeants, pour leur demander aussi la liberté et les réformes qu’elles voudraient imposer aux syriens.

Voir en ligne : Notre dossier : ARABIE SAOUDITE

Nous avons rapporté sur POPULI-SCOOP des actions de révolte (NOTRE « dossier » CI-HAUT : cliquer le lien). La période de pèlerinage, le Hadj, angoisse le royaume, avec la présence de diverses nationalités et des millions de visiteurs. Elle porte de gros risques, une expérience antérieure a valu le siège d’une mosquée et la mort de dizaines d’hommes en plein accomplissement du 5ème rite de l’islam.

Dans l’agitation du printemps arabe, le pays a déjà connu des manifestations pour des réformes du système étatique et les libertés. Un bon souvenir, le combat des femmes pour conduire des voitures. Mais, il était difficile que ce cristallise un mouvement de protestations pouvant aussi révéler une identité d’organisation. C’est donc une nébuleuse disparate et amalgamée qui semble vouloir pousser au changement.

D’abord il y a les terroristes locaux, dont nombreux ont de reluisants parcours de chefs de factions ou de chargés de logistiques en Afghanistan. Ensuite, la mémoire du clivage sunnite-chiite qui ramène à l’époque très ancienne de la succession au prophète. Un problème qui revient en force et au devant des débats extrémistes et déstabilisants au pays « gardien des lieux saints de l’Islam ».

Une agitation persistante depuis 2011 dans la province orientale de l’Arabie saoudite, qui abrite une importante minorité chiite, et détient 90% des réserves pétrolières du pays, qui pourrait se révéler être le plus grand bouleversement dans les mois à venir. Mais expliquons d’abord comment est née la discordance sunnite-chiite.

Quand le prophète Mohammed est mort en 632, des tensions, internes à la communauté qui a accompagnait son existence, ont éclaté. Qui devrait diriger la communauté islamique, était la question ayant provoqué des disputes et des discordes pendant des siècles, qui sont persistantes à ce jour.

La revanche de l’Histoire contre les parrains de l’islamo-terrorisme en Afghanistan.

D’une part, les sunnites soutenaient une transmission de l’autorité à la personne la plus qualifiée sur la base de la sagesse, de la bonne conduite, de la compétence et de dévotion envers le message. Et d’autre part, les chiites voulaient que le pouvoir s’exerce que par les membres de la famille du Prophète. Sa descendance était dite divinement infaillible. Ali était le gendre du Prophète, donc le plus apte à la succession.

Les chiites sont majoritaires en Iran, en Irak et au Bahreïn. D’importantes concentrations vivent au Liban, Koweït, Qatar, Émirats arabes unis et Yémen. L’importance du « chiisme » en Arabie Saoudite est certainement comparable à celles des pays du Moyen-Orient. Ils sont quelques 1,5 à 2 millions de personnes, une représentation qui avoisine les 10% de la population nationale saoudienne.

Les chiites saoudiens sont discriminés pour l’entrée dans l’armée, les postes de travail dans l’administration publique et même dans certains créneaux du commerce. Ils ont connu une discrimination quasi généralisée, au point que leurs lieux de culte et traditions religieuses se font souvent limitées.

À l’instar des autres sunnites ne relevant pas de la famille royale, depuis la fondation du Royaume d’Arabie Saoudite à 1932, ils manifestent et sont massacrés, sans que les médias vous en disent un mot. Avec la vague terroriste qui sème la cruauté dans la région, l’avenir de l’Arabie Saoudite est dans la même géographie que la Syrie... La revanche !

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