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A quoi a servi la soi-disant révolution en Tunisie ?

La révolte détournée par Enahdha, le jasmin a flétri.

lundi 18 août 2014
par drmohamedsellam


Il serait long de parler des effets de « la révolution ». Etablir un bilan déterminant serait aussi une gageure. On est presque tétanisé devant la situation générale née suite à cette soi-disant « révolution ». Que ce soit sur le plan politique, social ou économique, la calamité est sans conteste indéfinissable !

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- I- A discréditer les institutions.

Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, une des fameuse réalisation de notre « révolution » c’est d’avoir jeté à tour de bras le discrédit sur tout ce qui est ordre et logique… Elle a donc érigé l’absurde en règle de vie, il y a de l’absurde partout, dans la vie publique comme dans la vie privée.

Un système de désordre et de gâchis avait pris la place du sérieux et de la pondération. Toute notre vie est devenue désormais un tissu d’irrationalités cauchemardesques, de phobie perpétuelle, de crainte pour le présent comme pour le futur… Bref, une tendance quasi sclérotique vers une sorte de pessimisme viscéral…et indéracinable.

Nos relations humaines accusaient des fissures, des lézardes d’où émergeaient le relent de la folie et de la turpitude, de la fraude pestilentielle et de la tricherie inexorable.

L’administration avec ses rouages complexes suintait le miasme de l’incurie, de la perte de temps, de l’égoïsme haineux. Et de l’indifférence mortelle. C’est devenu un bastion où l’on risque d’attraper une crise des nerfs ou une dépression brusque qui risquerait de vous balancer dans l’au-de-delà irrémédiablement.

Même les rapports familiaux ne sont plus que des liens superfétatoires, basés intrinsèquement sur l’intérêt morbide. La famille, cette union sacrée ET cette cellule intouchable et inexpugnable est désorganisée, dégénérée pour ne plus former qu’une petite entité sans valeur, foncièrement nulle. Secouée par la tempête de l’incompréhension et des conflits d’intérêts, gravement entamée dans sa dignité et de sa raison d’être.

- II- A accentuer l’explosion du parasitisme social.

L’échelle des valeurs est réduite à la conception des forces rien que les forces qui comptent plus que tout le plus astucieux, le plus malin et le plus cauteleux, mais aussi pour le moins intelligent et le plus idiot, c’est le temps du profit illicite, le profit à gogo au vu et au su de tout le monde, ce monde étrange qui affiche un silence impénétrable… tout est désormais à l’envers et personne n’est plus capable de redresser la situation, car tout le monde a peur de tout le monde et tout le monde se cantonne dans son silence et dans ses activités suspectes.

C’est la Tunisie des temps actuels, la Tunisie où l’innocence est criminelle… Le criminel est porté aux nues, vanté à tambour battant, glorifié à l’égal d’un héros national. C’est là le renversement radical des principes et des valeurs humaines.

Toute personne ayant été l’objet d’oppression, de brimades et spoliation de ses biens, doit se contenter de se taire, car selon les règles du jeu, il n’a aucun droit… Mais, par contre, toute personne qui n’a rien perdu, qui n’a pas été opprimée d’une manière ou d’une autre, qui n’a pas souffert de la méchanceté de la vie, cette personne sort dans rue et demande d’être réhabilitée et même indemnisée d’avoir été victime de spoliations et de tortures (fictives). Et il aurait gain de cause.

- III- A ameuter sur la scène des politiciens ratés et incultes !

Tous les prétendus politiciens qui furent évincés par le régime déchu pour des fautes graves et incompétences sont aujourd’hui de retour et envahissent la scène ce sont en effet ces types qui ont conduit le pays à la banqueroute totale, banqueroute politique économique et sociale… Oui, en effet, ce sont ces déchets de la politique qui nous ont envahi pour nous donner du fil à retordre et nous mettre dans le pétrin…

Ces gens là, la plupart des islamistes tarés ignares et cupides,ont pris place au sein de la société pour y répandre leur venin mortel et perfide…

- IV - A faire régner l’anarchie.

Notre vie est devenue anarchique, notre quotidien est envahi d’un système anarchique tous azimuts, nous végétons dans l’anarchie du social au politique, nous mangeons les produits de l’anarchie. Notre existence est une anarchie depuis qu’il y a cette prétendue révolution qui est venue pour semer le fatras, balayer l’ordre et faire table rase de tout ce qui est sagesse et modération.

Les écluses sont lâchées, les écluses de l’anarchie bien entendu, pour nous engloutir dans l’administration du règne de l’anarchie, du laisser faire la corruption et de l’incurie où tout est permis. Les tabous relèvent du passé, la conscience est morte et enterrée dans les caveaux de l’égoïsme et de l’intérêt.

- V- A accentuer l’inflation

Jamais la Tunisie n’a connu une vague d’inflation pareille à celle que nous vivons ces derniers temps. Trop d’argent, mais de l’argent qui ne rapporte rien, qui s’évapore en un clin d’oeil, sans que vous en ayez en contrepartie le service escompté..

Une inflation qui se déchaîne de façon inimaginable, gonflant démesurément les prix, entravant l’évolution de l’économie, stimulant la stagnation, engendrant en sourdine un traumatisme cauchemardesque et sournois partout dans les milieux sociaux. Surtout dans les milieux démunis, où l’on croyait entendre les jérémiades déchirantes d’une population exsangue et gravement éprouvée.

Les islamistes par leur détournement des deniers publics à leur profit, par l’accumulation des fonds pour les distribuer à leurs partisans ou leurs serfs ,vidant ainsi les réserves de l’Etat, étaient les vrais manœuvriers de cette inflation macabre…

- V- A ameuter en masse des terroristes de tous bords.

Les terroristes, ayant vécu dans des grottes perdues dans les montagnes de quelques pays arabes, sont venus pour nous envahir et semer sur nos terres des troubles et des meurtres… Des terroristes, nourris et enrichis par quelques potentats arabes ou des nababs véreux, qui étaient agacés et vexés par la stabilité, la paix qui régnait et l’ampleur des progrès accomplis dans nos régions, se sont infiltrés subrepticement sur nos terres pour y déverser leur poison infect. Et assassinant de sang froid des hommes politiques, des soldats, des policiers et faire régner la terreur partout…

Pire encore, ce fléau, malgré les efforts déployés pour endiguer son expansion, ne cesse de prospérer non seulement dans notre pays, mais aussi presque dans les pays arabes. Il nous faut des hommes à poigne, des leaders d’une trempe peu commune pour mettre fin à la progression de l’épidémie terroriste… A la violence aveugle, il faut répondre par la violence dure et implacable… Pas de pitié pour les ennemis de la patrie. Pas d’indulgence pour ceux qui délibérément font fi de la raison et de la logique.

- VI- A faire l’apologie de la prison.

La prison n’est plus abhorrée. Donc faire un séjour en prison, c’est montrer à tous qu’on est un homme, un homme de courage, d’audace et même de grandeur.

C’est être porté sur les pavois, acclamé à gorges déployées, rehaussé à l’apothéose comme si l’on était le recordman le plus réputé du monde. Le centre pénitentiaire est devenu donc, de ce fait, le séjour des grands et des téméraires qui gagneront l’estime et le respect de toute la nation.

De nos jours, celui qui a fait la prison, il en sort la tête haute et le sourire à la bouche, pour se jeter précipitamment dans le giron de la société, non pas comme une vermine qui pue l’horreur, mais comme un héros auréolé de noblesse et de prestige… C’est l’image tant maudite que nous a léguée Ennahdha, une secte de ruffians et de malfaiteurs de grand calibre… Qui a rendu le concept du séjour en prison comme un séjour de plaisance et non de pénitence et de rédemption.

- VII- A accroître la cherté du coût de la vie.

A l’anarchie virale succède cette épidémie néfaste qui n’est autre que la cherté du coût de la vie. Qui osera réprimer ou juguler cette épidémie affligeante ? Qui osera s’opposer à ces mesures draconiennes qui ne cessent de déferler sur le marché pour augmenter sans motifs les prix des denrées vitales ? Qui osera dire non, un non catégorique irréfragable à ces soi-disant responsables de la vie et de la dignité du peuple ? Qui osera s’insurger énergiquement –le poing brandi avec force- contre ces mesures qui tombent d’en haut comme autant de roquettes sur nos têtes pour nous écraser sans merci ?

Que le peuple, comme un seul homme, se soulève donc avec acharnement pour endiguer ces mesures inflationnistes et remettre la barre dans la bonne direction.

Plus de temps pour tergiverser, il est de notre devoir –un devoir national et de vie ou de mort- d’agir en conséquence pour récupérer notre dignité foulée aux pieds.

- VIII-A nous montrer que Le clan Ghannouchi est pire que le clan Benali.

L’expérience nous a montré que le clan Ghannouchi est pire que celui de Benali. Si le clan Benali puisait dans le trésor des businessmen et des politiciens richissimes qui tenaient le haut du pavé… Par contre le clan Ghannouchi puise à pleines mains dans la sueur du peuple, l’écorchant, le minant pour le réduire à une loque effilochée.

Le clan Benali, terrible et insatiable comme il était , faisait peur à la masse du peuple, par l’omnipotence de son pouvoir qui n’avait pas de limites. Alors que celui de Ghannouchi, par sa passivité sournoise, sa dissimulation odieuse et sa mainmise sur les esprits, procède au renversement des valeurs en érigeant l’ambition illégitime en système et le vol en sous-main et en une stratégie déterminante et vitale. Une tactique ingénieuse pour survivre et un moyen pour se perpétuer sur la scène politique..

Sous l’ère du clan Benali, nous étions franchement sans soucis… Nous vivions sans crainte du lendemain… Nous vivions dans un environnement sécuritaire relativement sans faille… Sous l’ère de Ghannouchi, nous menons une vie de désordre, de scandale, de noirceur, de débauche et de superstition affligeante. Nous vivons dans la terreur perpétuelle, l’effondrement des valeurs humaines et l’inflation vertigineuse. L’inflation monétaire coïncidant avec l’inflation verbale, pour nous donner la nausée et nous tuer à petit feu.

Dr Mohamed Sellam - mohamedsellam@aol.fr

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