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Sanctions contre la Russie après la présidentielle d’Ukraine

Les médias atlantistes n’ont jamais autant manipulé que pour cette crise

dimanche 25 mai 2014
par Gros Emile


Les sanctions contre la Russie, dans le contexte mondial actuel, n’ont pas la signification que présentent les médias emportés dans la géostratégie de l’alliance atlantiste. Elles hasardent une reprise de la tornade de la crise où sont poussés les peuples qui l’ont subi. Du fait des capacités financières russes et de la diversité des échanges mondiaux récents frappés du seau des Etats qui accèdent au développement, les débouchés offertes à l’ennemi déclaré, réduiront leur impact.

Voir en ligne : Notre Dossier : Ukraine - Russie

L’adversité des atlantistes, l’Europe et les Etats-Unis, envers la Russie à cause de la crise ukrainienne, n’a d’égale que de reproduire à la fois la guerre froide et de mettre Poutine dans l’état des dictateurs à lyncher. De vieux démons exhument cette controverse incontrôlée où Kiev et Moscou semblent avoir changé de géographie et ne plus faire partie de l’Europe.

Prédire encore une grande guerre, comme celles qui ont marqué toute l’Histoire de l’Humanité, le continent européen tient encore une fois la devanture. Puisque les autres conflits, en d’autres lieux de la Terre, sont fondamentalement régionaux et moins militarisés. Si ce n’est pas encore une fois, l’interventionnisme des Etats-Unis qui, depuis l’agression du Vietnam jusqu’à celle de l’Irak, qui menacerait plus les peuples qu’autres menaces contre toute l’humanité...

Les décolonisations n’y sont pas encore effacées, et des interactions, comme le conflit du Proche-Orient est typique des querelles violentes et surarmées. Est-ce le cas de la Russie dans la propagande qui la présente en défiance à l’alliance atlantiste ? Avec le « Printemps Arabe » qui a réduit la notion de communauté internationale, à travers l’impartialité du conseil du « conseil de sécurité », à des rivalités embarrassées de l’avis de la planète, ni du changement d’époque !

A ce jour les sanctions infligées à la Russie, en interdisant l’accès à des personnalités aux pays signataires depuis quelques jours, sont restées comme inachevée. Elles ont été préconisées aussi comme des répressions graduées depuis qu’elles ont été mises en branle, si les élections en Ukraine ne sont pas libres et transparentes. L’assertion que cette zone d’Europe ne fait part belle aux libertés, a des ramifications mondiales dont les mutations et de déchéance de l’ancien ordre.

La crise ukrainienne est due au manque de consensus interne à ce pays, quant au traité apprêtée à signature avec les européens. Si la diabolisation de la Russie qui se serait opposée, n’y est là qu’un prolongement de la crise syrienne, sinon ce reflet des géostratégies ayant des appréhensions attardées sur d’anciens clivages...

Dans un Monde qui a beaucoup changé, marqué dans sa métamorphose par l’émergence de nouveaux Etats partenaires exigeants, ces sanctions peuvent-elles tenir la route ? Aussi la légitimité des options atlantistes qui sont devant une élection décisive, sont prises dans l’épreuve de vérité d’un vote qu’ils ont plus latitude de contrôler, mais aussi incapacité de présumer un chaos comme celui des révoltes des républiques arabes depuis 2011.

Jamais le traitement de l’information n’a autant été si mal exécuté pour contrecarrer les positions russes dans la crise ukrainienne. Et à propos des sanctions, le pétrole est en dernier comme la punition la plus grave, mais inimaginable du fait du marché énergétique. L’interdiction du caviar russe, du champagne et des fourrures est déjà considérée comme une option de l’union européenne. Alors que la Russie compte à partir de ce stade de rompre ses contrats avec les sociétés européennes, notamment celles présentes dans le pays.

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