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Algérie : les agressions de journalistes se multiplient...



Si tu ne parles pas, tu meurs aussi ! Alors ne rase pas les murs !


mardi 25 février 2014
par N.E. Tatem


Qu’ont-ils donc fait les journalistes algériens pour avoir été les cibles préférentielles aux actes islamo-terroristes de la décennie noire ?

Pourquoi souvent, ils sont soumis à l’invective des commentaires qui les accusent d’être au service d’X ou d’Y ?

Alors qu’ils sont tabassés et malmenés par des intouchables, comme un officier de l’armée ou bien un sénateur, que peut justifier ces violences ?


Pendant la dernière quinzaine de février, un commandant de la gendarmerie agresse, samedi 15 février, la journaliste Ikram Ghioua sur le site où eut lieu le crash de l’avion Hercule de l’armée dans le constantinois, faisant 77 morts et un miraculé. Ce fait de ce mois, se rajoute au…

Caricaturiste Djamel Ghanem … Au tabassage en règle de Djamel Ghanem, le caricaturiste du journal La Voix de l’Oranie qui risque une peine de 18 mois de prison ferme et 30 000 DA d’amende, pour un dessin sur Bouteflika qui n’a été jamais publié. Son procès est reporté à une date ultérieure...

Par contre, pendant le jeudi 20 février, il a été pris à partie par quatre individus. Frappé par ces connus, dans la ville d’Oran, il s’en sort avec une fracture au bras et plusieurs contusions causés par les coups qu’il a reçu. Nous avons rapporté SUR POPULI-SCOOP son cas.

Et le 24 février, journée anniversaire de l’UGTA et de la nationalisation des hydrocarbures par Boumediene, un sénateur a donné une correction mafieuse à Ammar Nadir, journaliste au quotidien de presse L’Est Républicain. Il s’agit d’un élu du parti FLN, comme la députée qui s’en pris à la journaliste d’Ennahar (citée ci-haut). Lui, il siège parmi les sages...

Mais ces plus récentes brutalités ne sont pas les seules. Un palmarès de razzias a lieu tout au long de l’année. Il utile à l’opinion publique algérienne de remémorer ces animosités à l’égard d’une corporation qui a un rapport avec la réalité des mutations agitées que traverse le pays et la société algérienne.

Cherche-t-on à leur fermer le droit d’abord à l’expression, ou bien plus que la censure, les priver de leur métier ? Et quand certains de ces « lanceurs d’alerte » ne savent faire que ça, à se demander si on les pousse à la mendicité ?

Une journaliste d’Ennahar a été violemment interpellée par une parlementaire dans le cadre de son travail mercredi 29 mai 2013. L’attaque qui a visé la journaliste s’est déroulée dans l’enceinte de l’assemblée nationale. Et le lendemain la journaliste a été privée d’accéder aux travaux des élus du peuple, qu’elle devait couvrir. Pas âme à qui s’adresser dans ce cas !

Un groupe de journalistes, de plusieurs quotidiens d’informations, ont subi les insultes des nombreux grévistes du personnel navigant de la compagnie aérienne nationale, le samedi 18 mai 2013 à l’aéroport d’Alger. Alors qu’ils couvraient une revendication sociale dont l’arrêt de travail a une incidence sur le trafic des aéroports, ils ont, par la suite, été physiquement agressés.

Pour conclure le hit-parade, le fameux Maradona, lors de son séjour de star en Algérie pour lancer le produit d’une marque, s’était rendu furieux quand sa femme ait été touchée par un caméraman. Il avait agressé l’employé de l’entreprise Mobilis avec une arrogance impardonnable. Ce n’est que l’intervention du garde corps de Diego qui l’ont sauvé des mains du sportif qui l’étranglait.

Cette férocité à l’égard des journalistes n’est pas le propre de l’Algérie, cependant ce qui est spécifique c’est : l’impunité de ses auteurs... L’utilité des médias dans la grandeur des nations, est d’informer avec la permission de ceux qui écoutent...

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