POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Egypte : un "SAM" abat un hélicoptère au Sinaï.



La navigation aérienne de toute la région est sous menace.


lundi 27 janvier 2014
par Azouz Benhocine


Pour la 1ère fois dans les frappes islamo-terroristes, en dehors de l’Afghanistan, un SAM (missile sol-air) a abattu un hélicoptère de l’armée égyptienne dans le désert du Sinaï. Aussi bien les militaires, qu’Al-Qaïda, à travers sa franchise locale "Ansar Bayt al Maqdis", donnent cette information. Un réel danger s’installe dans le ciel du pays des pharaons.

Voir en ligne : Notre dossier : Egypte et "Printemps Arabe"

Dans un communiqué publié dans plusieurs forums djihadistes, le 25 janvier, le groupe basé dans le désert égyptien, (Ansar Bayt al Maqdis) a déclaré que ses combattants ont tiré ce missile sol-air (SAM) dans le nord du Sinaï. Et ont abattu un hélicoptère.

L’annonce est souvent illustrée par une séquence vidéo montrant ce fait de la guerre à la fois idéologique et militaire. La terreur que livrent l’islamisme et les Frères contre l’armée égyptienne, sort ses grands arsenaux.

L’incident de l’hélicoptère, date du même jour que la propagande islamo-terroriste. Il a été aussi confirmé par le porte-parole de l’armée. Ce dernier a annoncé la mort de cinq soldats, mais n’a pas clarifié si le crash était dû à une attaque SAM. 

Le général de l’armée Abdel Fattah el Sissi, qui est promu maréchal (fait rare pour quelqu’un de son âge) a assisté aux funérailles des personnes tuées. Des photos publiées par le porte-parole de l’armée l’ont montré et sur la page Facebook ICI de l’armée égyptienne le fait est aussi bien relaté que discuté.

Depuis la chute de Morsi, le cycle de violence ne cesse de prendre de l’ampleur. Les revendications de ces crimes associent ouvertement Al-Qaïda dans laquelle les islamistes locaux, les égyptiens, ont toujours joué de grands rôles et occupés le commandement. Aussi bien le nombre de kamikazes égyptiens ayant participé aux attentats du 11 septembre 2001, que le commandement est entre leurs mains.

Ayman al-Zaouahiri (en arabe : أيمن الظواهري, ʾAyman Muḥammad Rabīʿ aẓ-Ẓawāhirī), né le 19 juin 1951 en banlieue du Caire en Égypte, est actuellement le chef d’Al-Qaida. Fils d’un pharmacien, médecin de formation, il fut anciennement à la tête de l’organisation paramilitaire du Jihad islamique égyptien, avant que celui-ci ne fusionne avec al-Qaida en 1998.

Il deviendra alors le principal prédicateur idéologue, considéré souvent comme étant son no 2, de ce réseau terroriste dirigé par Oussama Ben Laden, dont il aurait été le médecin personnel. Ben Laden souffrait de complications rénales, qui nécessitaient probablement des dialyses.

Il n’est pas exclu que cet acte soit inscrit comme un haut fait de djihad. Les arsenaux libyens, ceux hérités de la dictature et ceux fournis par les soutiens aux rebelles, sont si proches. Cet acte soulève les risques qu’encoure désormais toute la navigation aérienne dans toute la région et au dessus des zones rapprochées au Sinaï.

Répondre à cet article