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Egypte : déchaînement des violences terroristes



A ces attentats, la population salue la résistance des forces d’ordre.


vendredi 24 janvier 2014
par Azouz Benhocine


S’ils ne gouvernent pas, les islamistes s’adonnent à la lutte armée. En Egypte, l’islamo-terrorisme s’accélère avec l’année 2014, selon les frappes qui se multiplient dépassant ce qui s’est déroulé depuis déjà des décennies. Les autorités ont du mal à contenir la violence signée par ceux qui noient les séditions du Printemps Arabe et prétendent à une révolution décadente !

Voir en ligne : Notre grand DOSSIER : Egypte et Frères Musulmans

Particulièrement dans le Sinaï, les attaques se sont multiplié contre les forces de sécurité depuis la chute de Mursi, tuant des centaines entre civiles et policiers ou militaires. Selon des statistiques officiels, environ un millier de tués côté islamiste depuis la destitution du président issu des Frères Musulmans.

En Décembre, un groupe islamiste basé dans ce désert, appelé Ansar Bayt al-Maqdis (ancien groupuscule terroriste des Frères Musulmans ravivé depuis 2013), a revendiqué l’attentat à la voiture piégée contre la police égyptienne dans le delta du Nil. Ce coup a tué 16 personnes et blessé plus 140 autres.

Les assauts dans d’autres régions d’Egypte sont également à la hausse, faisant craindre que le pays pourrait faire face à une insurrection islamiste de grande ampleur. Cette dernière a fait rage pendant les années 1990, et a l’air maintenant d’être pleinement relancée.

Le prétexte était tout trouvé, du coup d’état du 3 juillet 2013, revendiqué par les démocrates et les militaires égyptiens. Ce qui donne argument à la mobilisation de la criminalité politique qui fait rage dans plusieurs contrées du Monde arabe et musulman.

Dans la matinée de ce vendredi 24 janvier, 3 attentats ont frappé simultanément une station de métro au Caire (1 mort), le siège de la police dans la capitale et un poste de police qui est le seul à n’avoir pas fait de victimes.

Pour ce dernier, une personne conduisant un véhicule, roulant derrière ceux de la sécurité, a jeté une grenade en direction de ces derniers. D’après les premiers bilans, par moins de 6 morts déjà dénombrés et 80 blessés, lors de la matinée du vendredi.

Le plus marquant attentat est celui qui a visé la Direction de la sécurité du Caire, où un kamikaze s’est fait exploser dans le parking. La veille, pendant la journée de jeudi, des hommes armés ont tué cinq policiers à un poste de contrôle au sud du Caire, selon un communiqué officiel du ministère de l’Intérieur.

Les Egyptiens manifestent après ces attentats en scandant « Exécuter Morsi ».

Mais l’assaut sur le siège de la police, a poussé les autorités et la population à réagir sur le vif, et moins d’une heure après. Le Premier ministre Hazem el-Beblawi a condamné l’attaque dans une déclaration, disant que c’est une tentative des « forces terroristes » de faire dérailler la feuille de route politique qui a est néanmoins mise en œuvre « fermement ».

Les Egyptiens, malgré la répression des services de sécurité contre toutes les formes de désordre, y compris celles créées par les non-islamistes, restent solidaires avec les dirigeants qu’aiguillonne le général Sissi. L’ambiance était tendue sur le site de l’explosion, « Les traîtres et les chiens ! » ont hurlé les citoyens regroupés après-coup.

Ces gens ont aussi scandé des slogans anti-Frères-Musulmans. « Les frères veulent tuer la Fraternité... Il faut exécuter Mursi... » tels sont les cris entendus. Ce genre de riposte des antiterroristes Egyptiens, encouragera probablement l’État à réprimer plus fortement les membres de la confrérie évincée du pouvoir. Et qui est ouvertement accusée de perpétrer ces actes.

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