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Rapport sur les manuels scolaires israélo-palestiniens



Le colonialisme, de la mission civilisatrice à l’apartheid


dimanche 14 avril 2013
par Rebel Kazimir


Pour la majorité des israéliens, seul quelqu’un de l’extrême-droite peut négocier convenablement avec les palestiniens et en associant l’ensemble des pays arabes. Et c’est le terrible criminel de guerre Ariel Sharon qui avait été plébiscité pour cette mission d’instaurer le « Grand Israël » par la spoliation des territoires. Outre son horrible passé…

Voir en ligne : Notre dossier : Israël et l’impunité de ses criminels de guerre...

… Quand il était aux affaires, Yasser Arafat aborda la nouvelle forme de résistance, le « sommoud » par la non-violence, après la lutte armée. Il a été séquestré à Ramallah pendant des années, puis empoisonné. Alors qu’il était 1ère ministre du Likoud, Sharon a été montré sur les médias internationaux pour une prise d’arsenaux destinés aux palestiniens. Il disait que le leader palestinien achetait des armes pour le terrorisme en laissant le peuple dans la faim. PROCHAINEMENT NOUS PUBLIERONS LE PORTRAIT DE CE CRIMINEL DE GUERRE. Enfance plestinienne C’est Sharon qui a initié l’idée que les manuels scolaires palestiniens inculquaient la haine des israéliens. Depuis des associations, des chercheurs et des militants de la paix ont planché à surmonter et clarifier cette controverse. L’Institut pour la Paix et la Tolérance Culturelle de surveillance dans L’enseignement scolaire et le Palestinian Media Watch, en ont travaillé pendant des années

Une étude universitaire qui sera publiée pendant le mois février 2013, s’est consacrée à constater cette accusation. Elle révèle que les deux parties, israéliennes et palestiniennes, se présentent comme des ennemis. Mais elle apporte un démenti cinglant à la manipulation médiatique colportée plus intensément en occident, que l’éducation à la haine existerait dans SEULEMENT les manuels scolaires palestiniens. Avant même sa publication, le résultat de cette recherche a créé un tollé et une riposte des autorités de l’Etat hébreu.

D’abord il y a eu depuis le mois janvier une déclaration du ministère israélien, rejetant la nouvelle recherche de « partiale, non professionnel et de façon significative manque d’objectivité. » Pendant le week-end de sa publication, certains experts israéliens se sont refusé de le commenter du fait qu’il na pas été rendu public et qu’ils n’ont pas encore eu connaissance. D’autres soutiennent que l’élimination d’Israël est dans ces manuels.

Le rapport a été commandé par le Conseil des Institutions religieuses de Terre Sainte, un groupe de responsables chrétiens, juifs et musulmans qui luttent pour le respect mutuel et la compréhension. Il a été financé par une subvention du Département d’État des États-Unis, à hauteur de 500 000$. Sans complaisance aucune, ce rapport constate les tares des deux parties en conflit.

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Le rapport en question, en anglais

L’étude conclut que les craintes sont partagées. Pour les Palestiniens, Israël cherche à maintenir et développer les territoires occupés. Et pour les Israéliens, les nations arabes cherchent à rayer Israël de la carte. L’enseignement des manuels des deux côtés traite le martyre et le sacrifice de soi avec une impartialité similaire.

Le combat armé palestiniens a plusieurs formes, avant de consacrer la non-violence et la dénonciation de l’apartheid avéré comme une voie originale et d’avenir. Les attentats-suicides, critiqués par Israël qui les présente comme actes de terrorisme, disant aussi qu’ils sont glorifiés dans les livres scolaires, s’apparentaient à des actes de lutte.

Quant à la spoliation des palestiniens de leur patrie est largement dénoncée par ce rapport qui traduit la falsification de l’Histoire dans l’éducation. De même que les lois racistes créées et adoptées au fil des ans contre le peuple palestinien reflètent un colonialisme porté à bras le corps et aux avant-postes par les extrémistes religieux. Ces derniers appartiennent aux deux parties en belligérance.