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Chypre : la mise au pas d’un paradis fiscal

Le levier en papier se plie à consolider son ossature !

lundi 25 mars 2013
par Damien Djamel Bouch’Raf


Une aide de 10 milliards accordée par Bruxelles à Chypre en début de la dernière semaine de Mars pour mettre sur le marché des liquidités asséchées, comme volatilisées ! Epauler un membre qui préside les destinées du continent européen, lui aussi en plein tempête, c’est mettre la barre assez haute pour un levier en papier...

Chypre perd déjà sa deuxième banque « La banque Populaire de Chypre », ponctionne tous les comptes ayant plus de 100 000 euros et est poussé à rejoindre le statut des pays les plus pauvres de « l’Union Européenne ». Le vendredi, 22 mars, le parlement de l’île a approuvé une série de lois, dont celle de restructurer le secteur bancaire, ce qui scelle sa mise sous tutelle de l’UE.

L’institution financière chypriote liquidée est plus connue par « Laïki » sera relayée par une autre banque, fusionnant ses « bons » actifs avec sa grande rivale, la Banque de Chypre « Bank of Cyprus », qui elle sera remaniée. Crise - banque - capitalisme Toutes les deux banques, en mauvais état, ayant eu des pertes énormes sur leurs prêts et les placements chez le voisin « la Grèce ». Pour limiter la fuite des capitaux, pendant la dernière semaine de mars 2013, il n’est pas possible d’effectuer des retrais bancaires de plus de 130€.

Les deux nouvelles mesures édictées par Bruxelles, concernent les pratiques financières avec la mise en œuvre de la lutte contre le blanchiment d’argent. Et une refonte de la fiscalité en augmentant à au-delà de 10% pour les sociétés.

Ce qui est un changement radical pour l’économie chypriote. Les économistes croient que Chypre, comme l’Espagne ou le Portugal qui sont toujours dans la tornade de la crise, peut s’en sortir en modifiant son économie…

Or, c’est un autre élément de l’UE qui est frappé d’une contagion, et cette dernière récidive sporadiquement sur le continent, en commençant par les pays vulnérables. Dessinant une propagation au regard des pertes d’emplois en France et des paupérisations en Allemagne ou de l’austérité au Royaume-Uni.

Le faste de l’offshore pour ce paradis fiscal aux nouveaux fortunés russes qui l’ont inondé après la chute de Berlin est désarticulé. L’équivalent de richesses à l’argent stocké dans ce pays n’y a jamais été produit. L’industrie bancaire est actuellement d’environ 10 fois supérieure à la taille de l’économie d’un pays qui n’a aucune présence dans la répartition du travail (services compris), ni un quelconque produit sur les marchés.

Le taux d’imposition de 10%, appliqué partout et pour tout, est un forfait au regard des normes continentales qui sont des plus libérales. Présidées par les argentiers en mesure de contrôler l’émission de billets, les fonds généraux, alors que 88 milliards manquent sur le circuit de la spéculation qui en prend « simplement possession » en Chypre.

Des statistiques de la Banque centrale européenne, ont révélé que plus de 40% des dépôts dans les banques chypriotes sont supérieurs à 650,000 $ souvent de provenance russe. Sans trace dans l’économie russe ou locale !