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L’ISS achevée en 2013 mais encore perfectible.

Une aventure évolutive comme toute science.

dimanche 17 mars 2013
par N.E. Tatem


La construction de l’ISS « Station spatiale internationale », entamée en 1998, doit s’achever en 2013. Habité en permanence depuis l’année 2000, ce poste avancé dans l’environnement atypique qui se caractérise par l’absence de pesanteur, est certainement l’aventure humaine la plus captivante des temps modernes.

C’est le plus grand objet artificiel placé en orbite terrestre par la civilisation humaine. D’une envergure de 110 m de longueur, 74 m de largeur et 30 m de hauteur, avec a une masse d’environ 400 tonnes, la Station spatiale internationale (International Space Station ou "ISS") est une merveille du savoir technologique.

Il s’agit d’un complexe orbital, consacré à la recherche scientifique, qui associe un nombre limité de pays. Uniquement ceux ayant outre le savoir, les finances pour que se réalise ce fabuleux projet qui induit une maîtrise absolue des « High Techn ». Les travaux de recherche poursuivis dans et grâce à cette station portent principalement sur la biologie, en matière d’adaptation de l’homme à l’absence de gravité, ainsi que sur la science des matériaux et l’astronomie.

Lancée et pilotée par la NASA qui a mené des études depuis les années 60, l’ISS est développée avec l’agence spatiale fédérale russe (FKA), outre la participation des agences spatiales européenne, japonaise et canadienne. Ses activités sont dûment programmées jusqu’à 2020, et d’autres perspectives peuvent la rendre potentiellement opérationnelle jusqu’à 2028.

L’expédition 1, qui est la première à concrétiser l’occupation humaine de la station date du 2 novembre 2000, soit deux ans après le début de sa construction. Depuis la vie a habité le vide sidéral, seulement les parages, de 300 à 500 km, proches de la Terre. Toujours perfectible, le lancement de la fusée Soyouz, chargé de relever l’équipage, fera le 29 mars prochain une innovation indéniable. Pour la première fois, l’arrimage se fera en environ 6 heures après le départ. Jusqu’à là, il s’effectuait le lendemain.

Les 3 spationautes atterris au Kazakhstan

Elle est à sa 35ème expédition, par laquelle un spationaute canadien, Chris Hadfeild, est devenu 1er de ce pays à diriger la station depuis mercredi 13 mars. Présent sur place depuis décembre, il a donné une conférence de presse, questions-réponses depuis l’espace, le 15 mars, avec des enfants. Lors du retour de la 34ème, le 15 mars, l’équipage composé d’un américain et de deux russes, n’a atterri sur terre, au Kazakhstan, qu’avec 24 heures de retard, suite aux conditions climatiques défavorables.

Loin de tout secours et en milieu hostile, le vide spatial est jonché de débris spatiaux et les températures sont extrêmes. Ce qui expose les équipages qui y séjournent et les missions qui s’y rendent à moult périls.

Fait étrange...

Plusieurs vaisseaux spatiaux se sont relayés pour placer en orbite les composants de l’ISS, le transfert des équipages, ou les ravitailler ou bien rehausser l’orbite régulièrement dégradée par la traînée atmosphérique.

Nombreuses fusées assurent son montage et la fourniture des moyens de son fonctionnement. Les cargos Progress russes, ATV européens, le HTV japonais continuent d’assurer l’approvisionnement. Tandis que le vaisseau russe Soyouz est chargé du remplacement des missions de scientifiques qui l’occupent.

La navette spatiale américaine a joué un rôle majeur dans les livraisons par sa capacité d’emport. L’arrêt définitif de ses missions, depuis août 2011 frappé d’obsolescence et posant des problèmes de sécurité, crée des contraintes logistiques. En l’absence de vaisseaux capables de la remplacer, les volumes de convoyage sont donc réduits.